24 ACA ACA ACA de campagne, près de Pouzzoles, où il composa ses Questions académiques et son ouvrage De la nature des Dieux. ∥ Académie se dit par extension d'une compagnie de personnes quise réunissent pour s'occuper de belles-lettres, de sciences ou de beaux-arts. Charlemagne créa, en 795, dans son palais, une académie, qui prit de là le nom d'Académie palatine. Dans la suite 'du moyen âge, à partir du xi* siècle, nous trouvons dans diverses villes, notamment à Caen, à Amiens, à Paris, à Rouen, à Beauvais, à Arras, etc., des sociétés poétiques qui s'inti- tulaient pays, cours d'amour cours de rhéto- rique. Telle fut l'origine de l'Académie des Jeux .floraux de Toulouse, la plus ancienne de l'Eu- rope, composée d'abord de sept trobadors. ∥ ,Les académies fleurirent surtout à la renais- stance des lettres en Italie; de là elles se répan- dirent en France, en Angleterre et dans les (principaux pays de l'Europe. Les principales académies sont: l'Académie della Crusea (du Crible), à Florence (1582), qui s'occupe de littérature. On lui doit un dictionnaire célèbre 'qui fait loi pourla langue italienne (la première 'édit. parut en 1612). L'Académie del Cimento, à Florence (1657), fondée par le cardinal Léop. (de Médicis: sciences, expériences de physique L'Académie des Arcades ou plutôt des Area- ;diens, à Rome (1690) chaque membre prenait ;le nom d'un berger d'Arcadie. L'Institut de Bologne(1690):sciences et arts.L'Académie des sciences, à Turin (1759). L'Académie royale, à .Naples (1779).. Dans la Grande-Bretagne, la Société royale de Londres, fondée à Oxford en 1645, transférée à Londres en 1660. Elle publie ;des mémoires sous le titre de Philosophical ;transactions. La Société royale d'Édimbourg j(i73i). L'Académie des curieux de la nature, fondée par le médecin Bausch,en Bavière. 'L'empereur Léopold la prit sous sa protection, :d'où son nom de Léopoldine.L'Académie royale des sciences de Berlin (1710), fondée par Frédé- :ric l'r. Leibnitz en fut le premier directeur. La .Société de Gœttingue celle de Munich (1759). — En Suède, l'Académie d'Upsal (1710), pour l'étude des langues du Nord l'Académie des sciences de Stockholm(1739).— En Espagne, l'Académie royale espagnole, à Madrid (1713), 'fondée par le duc d'Escaldna, pour la culture de la langue.- En Russie,l'Académie impériale des sciences à Saint-Pétersbourg, créée par Pierre le Grand (1724), organisée par Catherine (1725). -En France, l'Académie français, fon- dée,en 1635, parRichelieu, pour fixer et polir la langue. Elle a travaillé et travaille sans cesse à sa mission en confectionnant le Dictionnaire' de l'Académie française, qu'elle remanie,corrige, complète incessamment, et dont-la première édition à paru en 1694, la deuxième en 1718, la troisième en 1740, la quatrième en 1762, la cin- quième en 1798, la sixième en 1835, lu septièine eti 1877. L'Académie a aussi entrepris; depuis 1858; un Dictionnaire historique de la langue française dont quelques fascicules ont été pu- bliés.Cette illustre et utilecompagniecontribue encore au perfectionnement de notre langue en récompensant eten dirigeant,dans une certaine mesure, les efforts des écrivains qui le méri- tent en effet, de généreux donateurs ont fondé des prix, et l'Académie les décerne aux œuvres littéraires les plus dignes, soumises dans un concours à son examen, et pour mo- tiver son jugement elle apprécie les ouvrages couronnés, en relève le mérite et aussi les im- perfections. L'Académie' française, supprimée par la Révolution, fait depuis 1803 partie de l'Institut (V. ce mot) qui se compose en outre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, de l'Acadéinie des sciences, de l'Académie des beaux-arts, et de l'Académie des sciences mo- rales et politiques. Elle comprend quarante membres, à vie elle procède au remplace- ment de chaque membre défunt par un scru- tin secret. Elle a un directeur et un chancelier élus pour trois mois, et un secrétaire élu à vie, qui porte le titre de secrétaire perpétuel. Les séances ont lieu chaque jeudi, de deux heures et demie à quatre heures et demie. Une séance publique se tient chaque année, pour la dis- tributton des prix. Lorsqu'un nouvel académi- cien est admis on dit qu'il va s'asseoir sur le fauteuil de son prédécesseur. ∥ L'Académie des inscriptions et belles-lettres, fondée par Colbert (1663). Cette savante société publie des mémoires précieux pour l'histoire et l'é- rndition; eue continue en outre les travaux des bénédictins, l'Histoire. littéraire de la France, le Recueil des historiens de France, le Gallia christiana, le Recueil des ordonnances des rois de France, etc. elle a 40 membres titulaires, 10 membres libres, 8 associés étrangers et des membres correspondants. ∥ L'Académie des sciences, fondée par le même (1666), se compose de 66 membres, de 10 académiciens libres et de 8 associés étrangers. Elle se divise en 11 sections à chacune desquelles sont attachés des correspondants. Cinq sections appartiennent, aux sciences mathématiques, les six autres aux sciences physiques à savoir 1re section, de géomé- trie (6 correspondants) 2e, de mécanique (6. corresp.) 3e, d'astronomie (16 corresp.) 4e, de géométrie et de navigation (8 corresp.) de physique générale (9 corresp.) 6e, de chimie (9 corresp.) 7e, de minéralogie (8 cor- resp.); 8e, de botanique (10 corresp.) 9' mie et de zoologie (10 corrosp.); lie, de médecine et de chirurgie (8 corresp.). Chaque section comprend 8 membres titulaires, excepté la quatrième qui n'en a que 6. ∥ L'Académie des beaux-arts, ou de peinture et de sculpture (1648), fondée par le cardinal Mazarin, de mu- sique-(1666), d'architecture (1671), se compose de 40 membres répartis inégalement entre ses cinq sections, de 10 académiciens libres, de 10 associés étrangers, de .40 correspondants et de 2 corresp. honoraires. La 1re sect.. de pein- ture, contient 14 membres; la2°, de sculpture, 8 la .3' d'architecture, 8 la 4e, de gravure, 4 la ae, composition musicale,6. ∥ L'Académie des sciences, morales et poliliques (1795). E:le. comprend aujourd'hui 5 sections et 40 membres, 8 pair section. Elle a 6 académiciens libres, 6 associés étrangers. Quant aux corres- pondants en voici le nombre par section 1" section, de philosophie, 9 corresp. 2e, de morale, 9 3e, de législation, droit public et jurisprudence, 9 4°, d'économie politique, fi- nances et statistique,12; 5e,d'histoire générale et philosophique, 8.. Pour plus de,détails sur les 5 académies qui forment l'Institut de France; voir ce mot. ∥ Académie de médecine, ancienne Académie royale de chirurgie (1731) et ancienne Société royale de médecine (1776), toutes deux supprimées par la révolution (1793) et rétablies et fusionnées par le roi Louis XVIII (1820). 100 membres titulaires onze sections. 1re sect., anatomie et physiologie, 10 mem- bres 2', pathologie médicale, 13 3°, patho- logie chirurgicale, 10 4e, thérapeutique et histoire naturelle médicale, 10 5', médecine opératoire, 7; 6e, anatomie pathologique, 7 7°, accouchements, 7; 8°, hygiène publique, médecine légale et police médicale, 10; 9e, mé- decine vétérinaire, 6 10e, physique et chimie médicales? 10; 11°, pharmacie, 10. L'Académie de médecine comprend aussi des membres libres qui forment une section d'histoire et de philosophie médicales, des associés nationaux qui peuvent être portés au nombre de 20, des associés étrangers, également au nombre de 20, et des membres correspondants. ∥ Aca- démie de musique. V. Opéra. Académie se dit aussi des divisions territoriales de l'Uni- versité de Francé,dont chacune est dirigée par un recteur. Académie de Lyon, de Bordeaux. Châteauroux est du ressort de l'académie de Poitiers. (V. Instruction publique.) ∥ Absolu- ment, l'Académie française. Un discours de réception à l'Académie. Les quarante de l'Aca- .démie. ∥ Se disait des lieux où l'on tenait un jeu public. Tenir académie. Académies de eux. Aujourd'hui on dit maison de jeu. ∥ Peint, et sculpt. Figure entière, d'après un modèle nu se dit aussi des copies de ces dessins ou sculptures. ∥ Il existe à Paris plu- sieurs autres sociétés savantes, telles que la Société centrale d'agriculture, la Société des antiquaires de France, la Société de géogra- phie, la Société géologique de France, la So- ciété d'horticulture, etc. (V. les mots Agricul- ture, Antiquaire, Géographie, etc.) On compte dans le reste de la France un grand nombre de sociétés scientifiques,littéraires,artistiques. Il y a peu de villes importantes qui n'en possè- dent une; quelques villes en ont plusieurs.Beau- coup de ces académies florissaient avant la révolution. (V. La France littéraire, 1769.) ∥ Académie de guerre de Berlin. Nom donné depuis 1858 à la principale école militaire do l'Allemagne, qui, créée en 1816 sous le nom d'École générale de la guerre,- avait besoin d'être distinguée des autres écoles de guerre. Elle est destinée à initier aux connaissances les plus élevées de l'art de la guerre un nombre important d'officiers de toutes armes, préparés déjà par leur instruction scientifique et militaire à l'enseignement supérieur qu ils reçoivent. Ils y vienn'ent chercher la sommé des connaissances nécessaires pour être en état de servir dans l'état-major, dans l'adju- dantur et d'occuper par la suite les hautes fonctions du commandement (général von Peucker). L'Académie de guerre est établie à Berlin, et placée sous la direction supérieure de l'Inspecteur général de l'instruction mili- taire. A sa tête est un directeur, du grade de général-lieutenant, assisté d'une commission d'études composée de cinq' membres. Les cours militaires sont faits par des officiers généraux ou supérieurs, les autres eon6és à des professeurs civils, ordinairement des pro- fesseurs d'universités les premiers sont obli- gatoires, les seconds facultatifs toutefois les officiers sont forcés de faire choix parmi lès cours facultatifs de certaines matières, qui deviennent dès lors pour eux obligatoires. Cours obligatoires Tactique théorique et ap pliquëe, Histoire des guerres, Artillerie, Forti fication passagère, permanente, Attaque et Dé fense des places, Levé topographique, Servies d'état-major, Géopraphie militaire, Adminis tration militaire, Hygiène, Mathématiques. — Cours facultatifs Mathématiques supérieures Géodésie, Histoire ancienne, du moyen âge moderne, contemporaine, Géographie générale Géographie pratique, Chimie, Physique expéri- mentale, Langues française et russe. Les officiers suivent en outre un cours d'équitation et font, pendant la bonne saison, des exercices, recon naissances, travaux de tout genre sur le ter rain, visites d'établissements militaires et de places fortes, levés topographiques, voyage d'état-major. Ils assistent aux grandes ma. nœuvres. La durée des cours est de trois ans. Un examen général écrit a lieu à la fin de la. première et de la deuxième année le résultat en est secret, mais ceux qui ne sont pas aptes à faire une troisième année sont renvoyés. A la fin de la troisième année un rapport. est établi sur le mérite de chaque officier qui reste ignorant des notes qui lui sont données. A la sortie de l'Académie de guerre; les officiers rentrent dans leur corps, ou sont envoyés pendant dix mois dans une arme autre que celle à laquelle ils appartiennent ils sont par la suite placés dans le service d'état-major, l'adjudantur, etc.,ou restent même à leur corps au gré du gouvernement, leur séjour à l'Aca- démie ne leur créant aucun droit. Le nombre des officiers admis chaque année à l'école est assez variable 250 en moyenne depuis quel- ques années. Les officiers de toutes armes peuvent prendre part au concours aucune condition d'âge n'est imposée, mais de fait lès officiers qui se présentent sont des premiers ou seconds lieutenants. L'examen d'entrée, tout entier écrit, dure cinq jours: il ne dé- passe pas la force de nos examens de sortie de Saint-Cyr. La Commission d'études fixe elle- même les questions à traiter, le temps qu'on y doit consacrer, cote les compositions, et dresse la liste des officiers admis. (Extrait de la Revue militaire de l'étranger.) ACADÉMIQUE, adj. des 2 g. Qui se rapporte à l'école de l'Académie, fondée par Platon. ∥ L'adjec. a pris la même extension que le sub- stantif académie. Séance académique. Étude académique (peinture). Il Se rapporte surtout à l'Académie française. Style académique. ACADÉMIQUEMENT. adv. D'une manière académique.Traiter un sujet académiquement. ACADÉdtISER. v. a. Peint. et scufpt. Aca- démiser des figures, c'est leur donner ser- vilement les poses de convention des mo- "dèles. ACADÉMISTE. s. m. Celui qui apprend, ou qui enseigne, ou qui connait les exercices des académies danse, escrime, équitation, etc. ACADÉMUS. Citoyen d'Athènes, légua à la ville un terrain qui servit de gymnase, de pro- menade, et ou Platon réunissait ses disciples. ACADIALITE. s. f. Cristal de. la Nouvelle- Ecosse une variété de chalasie.