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de campagne, près de Pouzzoles, où il composa
ses Questions académiques et son ouvrage De
la nature des Dieux. ∥ Académie se dit par
extension d'une compagnie de personnes quise
réunissent pour s'occuper de belles-lettres, de
sciences ou de beaux-arts. Charlemagne créa,
en 795, dans son palais, une académie, qui prit
de là le nom d'Académie palatine. Dans la suite
'du moyen âge, à partir du xi* siècle, nous
trouvons dans diverses villes, notamment à
Caen, à Amiens, à Paris, à Rouen, à Beauvais,
à Arras, etc., des sociétés poétiques qui s'inti-
tulaient pays, cours d'amour cours de rhéto-
rique. Telle fut l'origine de l'Académie des Jeux
.floraux de Toulouse, la plus ancienne de l'Eu-
rope, composée d'abord de sept trobadors. ∥
,Les académies fleurirent surtout à la renais-
stance des lettres en Italie; de là elles se répan-
dirent en France, en Angleterre et dans les
(principaux pays de l'Europe. Les principales
académies sont: l'Académie della Crusea
(du Crible), à Florence (1582), qui s'occupe de
littérature. On lui doit un dictionnaire célèbre
'qui fait loi pourla langue italienne (la première
'édit. parut en 1612). L'Académie del Cimento,
à Florence (1657), fondée par le cardinal Léop.
(de Médicis: sciences, expériences de physique
L'Académie des Arcades ou plutôt des Area-
;diens, à Rome (1690) chaque membre prenait
;le nom d'un berger d'Arcadie. L'Institut de
Bologne(1690):sciences et arts.L'Académie des
sciences, à Turin (1759). L'Académie royale, à
.Naples (1779).. Dans la Grande-Bretagne, la
Société royale de Londres, fondée à Oxford en
1645, transférée à Londres en 1660. Elle publie
;des mémoires sous le titre de Philosophical
;transactions. La Société royale d'Édimbourg
j(i73i). L'Académie des curieux de la nature,
fondée par le médecin Bausch,en Bavière.
'L'empereur Léopold la prit sous sa protection,
:d'où son nom de Léopoldine.L'Académie royale
des sciences de Berlin (1710), fondée par Frédé-
:ric l'r. Leibnitz en fut le premier directeur. La
.Société de Gœttingue celle de Munich
(1759). — En Suède, l'Académie d'Upsal (1710),
pour l'étude des langues du Nord l'Académie
des sciences de Stockholm(1739).— En Espagne,
l'Académie royale espagnole, à Madrid (1713),
'fondée par le duc d'Escaldna, pour la culture
de la langue.- En Russie,l'Académie impériale
des sciences à Saint-Pétersbourg, créée par
Pierre le Grand (1724), organisée par Catherine
(1725). -En France, l'Académie français, fon-
dée,en 1635, parRichelieu, pour fixer et polir la
langue. Elle a travaillé et travaille sans cesse
à sa mission en confectionnant le Dictionnaire'
de l'Académie française, qu'elle remanie,corrige,
complète incessamment, et dont-la première
édition à paru en 1694, la deuxième en 1718, la
troisième en 1740, la quatrième en 1762, la cin-
quième en 1798, la sixième en 1835, lu septièine
eti 1877. L'Académie a aussi entrepris; depuis
1858; un Dictionnaire historique de la langue
française dont quelques fascicules ont été pu-
bliés.Cette illustre et utilecompagniecontribue
encore au perfectionnement de notre langue en
récompensant eten dirigeant,dans une certaine
mesure, les efforts des écrivains qui le méri-
tent en effet, de généreux donateurs ont
fondé des prix, et l'Académie les décerne aux
œuvres littéraires les plus dignes, soumises
dans un concours à son examen, et pour mo-
tiver son jugement elle apprécie les ouvrages
couronnés, en relève le mérite et aussi les im-
perfections. L'Académie' française, supprimée
par la Révolution, fait depuis 1803 partie de
l'Institut (V. ce mot) qui se compose en outre
de l'Académie des inscriptions et belles-lettres,
de l'Acadéinie des sciences, de l'Académie des
beaux-arts, et de l'Académie des sciences mo-
rales et politiques. Elle comprend quarante
membres, à vie elle procède au remplace-
ment de chaque membre défunt par un scru-
tin secret. Elle a un directeur et un chancelier
élus pour trois mois, et un secrétaire élu à vie,
qui porte le titre de secrétaire perpétuel. Les
séances ont lieu chaque jeudi, de deux heures
et demie à quatre heures et demie. Une séance
publique se tient chaque année, pour la dis-
tributton des prix. Lorsqu'un nouvel académi-
cien est admis on dit qu'il va s'asseoir sur le
fauteuil de son prédécesseur. ∥ L'Académie
des inscriptions et belles-lettres, fondée par
Colbert (1663). Cette savante société publie
des mémoires précieux pour l'histoire et l'é-
rndition; eue continue en outre les travaux
des bénédictins, l'Histoire. littéraire de la
France, le Recueil des historiens de France, le
Gallia christiana, le Recueil des ordonnances
des rois de France, etc. elle a 40 membres
titulaires, 10 membres libres, 8 associés
étrangers et des membres correspondants. ∥
L'Académie des sciences, fondée par le même
(1666), se compose de 66 membres, de 10
académiciens libres et de 8 associés étrangers.
Elle se divise en 11 sections à chacune
desquelles sont attachés des correspondants.
Cinq sections appartiennent, aux sciences
mathématiques, les six autres aux sciences
physiques à savoir 1re section, de géomé-
trie (6 correspondants) 2e, de mécanique
(6. corresp.) 3e, d'astronomie (16 corresp.)
4e, de géométrie et de navigation (8 corresp.)
de physique générale (9 corresp.) 6e, de
chimie (9 corresp.) 7e, de minéralogie (8 cor-
resp.); 8e, de botanique (10 corresp.) 9'
mie et de zoologie (10 corrosp.); lie, de
médecine et de chirurgie (8 corresp.). Chaque
section comprend 8 membres titulaires, excepté
la quatrième qui n'en a que 6. ∥ L'Académie
des beaux-arts, ou de peinture et de sculpture
(1648), fondée par le cardinal Mazarin, de mu-
sique-(1666), d'architecture (1671), se compose
de 40 membres répartis inégalement entre ses
cinq sections, de 10 académiciens libres, de
10 associés étrangers, de .40 correspondants et
de 2 corresp. honoraires. La 1re sect.. de pein-
ture, contient 14 membres; la2°, de sculpture,
8 la .3' d'architecture, 8 la 4e, de gravure,
4 la ae, composition musicale,6. ∥ L'Académie
des sciences, morales et poliliques (1795). E:le.
comprend aujourd'hui 5 sections et 40
membres, 8 pair section. Elle a 6 académiciens
libres, 6 associés étrangers. Quant aux corres-
pondants en voici le nombre par section
1" section, de philosophie, 9 corresp. 2e, de
morale, 9 3e, de législation, droit public et
jurisprudence, 9 4°, d'économie politique, fi-
nances et statistique,12; 5e,d'histoire générale
et philosophique, 8.. Pour plus de,détails
sur les 5 académies qui forment l'Institut de
France; voir ce mot. ∥ Académie de médecine,
ancienne Académie royale de chirurgie (1731)
et ancienne Société royale de médecine (1776),
toutes deux supprimées par la révolution (1793)
et rétablies et fusionnées par le roi Louis XVIII
(1820). 100 membres titulaires onze sections.
1re sect., anatomie et physiologie, 10 mem-
bres 2', pathologie médicale, 13 3°, patho-
logie chirurgicale, 10 4e, thérapeutique et
histoire naturelle médicale, 10 5', médecine
opératoire, 7; 6e, anatomie pathologique, 7
7°, accouchements, 7; 8°, hygiène publique,
médecine légale et police médicale, 10; 9e, mé-
decine vétérinaire, 6 10e, physique et chimie
médicales? 10; 11°, pharmacie, 10. L'Académie
de médecine comprend aussi des membres
libres qui forment une section d'histoire et de
philosophie médicales, des associés nationaux
qui peuvent être portés au nombre de 20, des
associés étrangers, également au nombre de
20, et des membres correspondants. ∥ Aca-
démie de musique. V. Opéra. Académie se
dit aussi des divisions territoriales de l'Uni-
versité de Francé,dont chacune est dirigée par
un recteur. Académie de Lyon, de Bordeaux.
Châteauroux est du ressort de l'académie de
Poitiers. (V. Instruction publique.) ∥ Absolu-
ment, l'Académie française. Un discours de
réception à l'Académie. Les quarante de l'Aca-
.démie. ∥ Se disait des lieux où l'on tenait un
jeu public. Tenir académie. Académies de
eux. Aujourd'hui on dit maison de jeu. ∥
Peint, et sculpt. Figure entière, d'après un
modèle nu se dit aussi des copies de ces
dessins ou sculptures. ∥ Il existe à Paris plu-
sieurs autres sociétés savantes, telles que la
Société centrale d'agriculture, la Société des
antiquaires de France, la Société de géogra-
phie, la Société géologique de France, la So-
ciété d'horticulture, etc. (V. les mots Agricul-
ture, Antiquaire, Géographie, etc.) On compte
dans le reste de la France un grand nombre
de sociétés scientifiques,littéraires,artistiques.
Il y a peu de villes importantes qui n'en possè-
dent une; quelques villes en ont plusieurs.Beau-
coup de ces académies florissaient avant la
révolution. (V. La France littéraire, 1769.) ∥
Académie de guerre de Berlin. Nom donné
depuis 1858 à la principale école militaire do
l'Allemagne, qui, créée en 1816 sous le nom
d'École générale de la guerre,- avait besoin
d'être distinguée des autres écoles de guerre.
Elle est destinée à initier aux connaissances
les plus élevées de l'art de la guerre un
nombre important d'officiers de toutes armes,
préparés déjà par leur instruction scientifique
et militaire à l'enseignement supérieur qu ils
reçoivent. Ils y vienn'ent chercher la sommé
des connaissances nécessaires pour être en
état de servir dans l'état-major, dans l'adju-
dantur et d'occuper par la suite les hautes
fonctions du commandement (général von
Peucker). L'Académie de guerre est établie à
Berlin, et placée sous la direction supérieure
de l'Inspecteur général de l'instruction mili-
taire. A sa tête est un directeur, du grade de
général-lieutenant, assisté d'une commission
d'études composée de cinq' membres. Les
cours militaires sont faits par des officiers
généraux ou supérieurs, les autres eon6és à
des professeurs civils, ordinairement des pro-
fesseurs d'universités les premiers sont obli-
gatoires, les seconds facultatifs toutefois les
officiers sont forcés de faire choix parmi lès
cours facultatifs de certaines matières, qui
deviennent dès lors pour eux obligatoires.
Cours obligatoires Tactique théorique et ap
pliquëe, Histoire des guerres, Artillerie, Forti
fication passagère, permanente, Attaque et Dé
fense des places, Levé topographique, Servies
d'état-major, Géopraphie militaire, Adminis
tration militaire, Hygiène, Mathématiques. —
Cours facultatifs Mathématiques supérieures
Géodésie, Histoire ancienne, du moyen âge
moderne, contemporaine, Géographie générale
Géographie pratique, Chimie, Physique expéri-
mentale, Langues française et russe. Les officiers
suivent en outre un cours d'équitation et font,
pendant la bonne saison, des exercices, recon
naissances, travaux de tout genre sur le ter
rain, visites d'établissements militaires et de
places fortes, levés topographiques, voyage
d'état-major. Ils assistent aux grandes ma.
nœuvres. La durée des cours est de trois ans.
Un examen général écrit a lieu à la fin de la.
première et de la deuxième année le résultat
en est secret, mais ceux qui ne sont pas aptes
à faire une troisième année sont renvoyés. A
la fin de la troisième année un rapport. est
établi sur le mérite de chaque officier qui reste
ignorant des notes qui lui sont données. A la
sortie de l'Académie de guerre; les officiers
rentrent dans leur corps, ou sont envoyés
pendant dix mois dans une arme autre que
celle à laquelle ils appartiennent ils sont par
la suite placés dans le service d'état-major,
l'adjudantur, etc.,ou restent même à leur corps
au gré du gouvernement, leur séjour à l'Aca-
démie ne leur créant aucun droit. Le nombre
des officiers admis chaque année à l'école est
assez variable 250 en moyenne depuis quel-
ques années. Les officiers de toutes armes
peuvent prendre part au concours aucune
condition d'âge n'est imposée, mais de fait lès
officiers qui se présentent sont des premiers
ou seconds lieutenants. L'examen d'entrée,
tout entier écrit, dure cinq jours: il ne dé-
passe pas la force de nos examens de sortie de
Saint-Cyr. La Commission d'études fixe elle-
même les questions à traiter, le temps qu'on
y doit consacrer, cote les compositions, et
dresse la liste des officiers admis. (Extrait de
la Revue militaire de l'étranger.)
ACADÉMIQUE, adj. des 2 g. Qui se rapporte
à l'école de l'Académie, fondée par Platon. ∥
L'adjec. a pris la même extension que le sub-
stantif académie. Séance académique. Étude
académique (peinture). Il Se rapporte surtout
à l'Académie française. Style académique.
ACADÉMIQUEMENT. adv. D'une manière
académique.Traiter un sujet académiquement.
ACADÉdtISER. v. a. Peint. et scufpt. Aca-
démiser des figures, c'est leur donner ser-
vilement les poses de convention des mo-
"dèles.
ACADÉMISTE. s. m. Celui qui apprend, ou
qui enseigne, ou qui connait les exercices des
académies danse, escrime, équitation, etc.
ACADÉMUS. Citoyen d'Athènes, légua à la
ville un terrain qui servit de gymnase, de pro-
menade, et ou Platon réunissait ses disciples.
ACADIALITE. s. f. Cristal de. la Nouvelle-
Ecosse une variété de chalasie.