ABY ACA ACA 23., liste dans le droit d'user et d'abuser, ∥ Syn. Mésuser, abuser. On mésuse de la chose qu'on emploie mal on abuse de la chose qu'on em- ploie à faire du mal. L'abus est injuste, dé- réglé, il viole des droits. ∥ Abuser, tromper, etc. V. Tromper. ABUSEUR. s. m. 'Fam. Celui qui abuse, qui trompe. AousiF, IVE. adj. Où il y'a de l'abus, de l'erreur, qui est contraire aux règles, aux lois, aux usages. Procédure abusive. Sens abusif: ABUSIVEMENT. adv. D'une manière abu- sive. Mot employé abusivement. -Personne em- prisonnée abusivement. ABUSSEAU. s. m. (diminut.. et corrupt. d'abbé). Poisson à raies argentées sut lès flanes (Atharina presbyter), très.commun sur les côtes de la Rochelle et dans le golfe de Gascogne. ABUSUS NON. TOLLIT. USUM. L'abus n'em pêche pas l'usage. Expression proverbiale Si quelques-uns abusent d'une chose, bonne en soi,' ce n'est pas une raison pour que les au- tres s'en abstiennentou qu'on la leur interdise. ABUTA. s. m. Arbuste de la famille des ménispermées (Amérique, tropicale). L'Abula rutescens produit le Pareira brava .blanc, diu- rétique énergique, employé en infusions contre les hypertrophies du foie. ABUTER. Y. a. et v. n: (a et but). Tendre ù un but. Locution vieillie. ∥ Jeter des palets ou des quilles vers un but pour savoir qui jouera le premiers. ∥ Mar. Abouter et aboutir. Ces deux pièces de bois abutent. ABUTILLON. s. m. Bot. Genre de malvacées, tribu des malvées (Indes et Brésil), se trouve aussi dans-quelques parties méridionales de l'Europe. Les fibres de l'écoree sont employées à des usages économiques lés feuilles sont émollientes, les graines âpériti ves et diurétiques. ABYDÉNIEN, ENNE OU ABYDIEN, ENNE. s. et adj. Né à Abydos. Qui est propre à cette ville ou à ses habitants. ABYDENUS ou ABYDINUS. Historien célèbre de l'antiquité, vivait probablement du temps des premiers Ptolémées. Histoire des Chaldéens ei des Assyriens dont il ne .reste que quelques 'fragments dans Eusèbe, S. Cyrille et. dans la chronologie du Syncelle. Ces fragments ont été recueillis par Scaliger. On y trouve des passages admirablement conformes au récit de l'Écri- ture sainte sur le déluge, la tour de Babel, etc. ABYUOS. Ancienne ville d'Asie sur l'Helles- pont ses habitants avaient la réputation d'être mous et efféminés. ∥ Ville d'Égypte, sur la rive gauche du Nil, fameuse par le temple d'Osiris et le palais de Memnon. ABYLA. s: m. Montagne d'Afrique, en face de Calpé montagne d'Espagne. Ces deux mon- tagnes sont ce qu'on appelle Colonnes d'Her- cule. ABYSSIN, INE. s.. et adj. Habitant de l'A- byssinie. Qui est propre à l'Abyssinie ou à ses habitants. On dit également Abyssinien. ABYSSINIE (en abyssin Habesch). Vaste con- trée de l'Afrique orientale située entre 6° et 16° de lat. N.,32° et 41» de long. E., et bornée au N. par la Nubie au N.-E. par la mer Rouge; au S.-E. par le pays des Adels au S. et-au S.-0: par des terres encore peu explorées. Sa superficie égale au moins les 4/5 de celle de la France. On l'a. quelquefois appelée la Suisse de l'Afrique, surnom amplement justifié par l'aspect pittoresque du sol, vaste plateau de 2500m à 3000° d'altitude, couvert de mon- tagnes, de rivières rapides, de lacs et de forêts. Les deux principaux groupes de hauteurs sont les. montagnes de Sémen. mont principal, le I)etjem, 4600m, presque la hauteur du .mont Blanc, et les montagnes. du Gojam. Dans ces dernières à une altitude de 2800' prend nais- sance l'ALbai ou Nil Bleu (Bahr-el-Arrek). Ce n'est que depuis peu qu'a été constatée l'er- reur commise autrefois en regardant ce fleuve comme la tête du Nil. Une autre rivière, le Tacazaé, va se jeter dans l'Atbara.On remarque enfin, à l'extrémité N.; le Mareb dont le cours intermittent cesse à certaines époques de l'année. La rapidité de leur court, .'leurs chutes fréquentes, leur peu de largeur em- pèchent toutes ces rivières d'être navigables. Dans son cours, l'Abbai traverse, assez rapi- dement pour ne pas y mêler ses eaux, le lac Dembéa. Tana; ou Tzana, un des plus grands d'Afrique (320:k. de circuit): En Abyssinie, tes vanees étant humides et malsaines; les hauteurs à-peu près seules sont habitée s; la température y est d'ailleurs moins chaude qu'en Egypte, grâce à leur élévation; elle varie entre. 400 en été et 220 cent. pendant la saison des pluies. Celles-ci tombent abondamment de juiliet à octobre. Du mélange de chaleur et d'humidité nait une grande fertilité parmi les principaux produits, on remarque le dour- rah, graminée qui remplace le froment, le«co- ton, l'indigo, des gommiers de plusieurs es- pèces, l'ébénier, la canne à sucre, le caféier, le papyrus, etc.-Conime animaux, cette contrée présente des chevaux remarquables l'élé- phant, l'hippopotame; dés singes; beaucoup de fauves, lions, panthères, etc.; l'autruche; la torpille des milliers d'insectes malfaisants. L'or et le sel sont ses seules productions minérales. Quant aux habitants, quoiqu'ils aient la peau à peu près noire, les traits de leur visage ont un caractère entièrement eu- ropéen on trouve cependant le type nègre vers le Sud. Ils sont doux et hospitaliers, mais ignorants; toute leur science consiste a lire et écrire les deux langues les plus en usage, celle. du. Tigré et celle de l'AUhara: Leur religion est le christianisme altéré, connu sous le nom de communion copte, qui nie la nature divine de Jésus-Christ. Le clergé est nombreux etin- fluent. Quoique chrétiens les Abyssins sont po- lygames et ont des esclaves, peu nombreux d'ailleurs, et qu'ils traitent assez humaine- ment. Toute leur industrie consiste dans le travail de certains métaux, mais surtout dans la fabrication des étoffes de coton. Leur pays est mal fait..pour le commerce, faute de com- munications faciles; ils n'exportent guère que l'or et l'ivoire,mais le percement de l'isthme de Suez, qui met cette contrée à quinze jours de France et d'Angleterre, et surla route des Indes, l'appelle probablement à un important, avenir commercial. On remarque en Abyssinie trois grandes divisions: lé Tigré, l'Amhara, le Choa, qui comprennent chacune un grand nombre de provinces dont les principales sont-: dans le Tigré, le Hamaçen, cap. Dabaroua l'Agamé, cap. Adighérat; le Tigré proprement dit, cap. Adoua; le Larta, vill. prine. Sokotà et Lalibéla. Dans l'Amhara, le Beyhamider, cap. Gondar; le Sémen, cap. Dobarek le Gojam,cap, Mota le Danot.Dans le Choa, on remarque la province d'Ifat et les villes d'Ahkober, capitale moderne de l'empire, en remplacement de Gondar de Tégoulet, autre capitale ancienn e, et d'Anyo- lala. On évalue à environ 5 millions et demi d'habitants la population totale de l'Abyssinie. — L'Abyssinie n'a été longtemps habitée que par des tribus nomades et barbares. Ce n'est que sous l'influence, des Grecs d'Égypte, qui étaient venus fonder des établissements com- merciaux, qu'un royaume se forma avec Axoum pour capitale. Vers, le milieu du IVe s., Fru- mentius y introduisit la religion chrétienne. Depuis lors jusqu'au XVe s., son nom pême fut complètement oublié. A cette époque des relations s'établirent avec les Portugais qui fondèrent des missions. Dès lors uy grand nombre de mémoires furent écrits sur ce pays, principalement au sujet' des sources du Nil. Un des voyageurs qui a donné sur l'Abyssinie la plus de renseignements est l'Écossais Bruce. Après lui on peut citer. l'Allemand Ruppell, l'Anglais Bexe, les Français Galinier, les. frères d'Abadie qui y vécurent douze ans et y intro- duisirent les missionnaires catholiques. Au XVIIIe s. une révolution éclata qui démem- bra l'empire et créa deux royaumes indépen- dants, celui du Tigré, et eelui de Choa. En 1855 nn chef indigène, Théodoros, monta sur le trône; mais en 1868 les Anglais l'attaquèrent; il périt dans cette guerre et fut remplacé par Jean. Pour la suite de la partie historique, voir Choa. ABYSSIQUE. adj. (gr. a priv. bussos, fond). Géol. Se dit pour désigner les formations aqueuses des terrains primaires au fond de la nier. ABYSSUS ABYSSUM INVOCAT. L'abîme appelle l'abîme. Expression biblique qui si- gnifie Un malheur en amène souven tun nutre 1 (d'où le proverbe français: un malheur ne vient jamais seul), une faute conduit à d'autres fau-. tes, etc. ACABIT. s. m. (bas lat. acapilum. achat, dé- bit, droit d'entrée de caput, redevance). Na- f ture, qualité bonne ou mauvaise a une chose, et spécialement des légumes, des fruits. ∥ Fig. et fam..en parlant des personnes, Caractère, manière d'être bonne oumauvaise. Ge sont gens dé même acabit. ACACAHOACTLI. iL m. Ornith, Espèce d:al- cyon ou de martin-pêcheur du Mexique.. ACACAH. s. m. Bot. Arbrisseau d'Égypte; graines anti-ophthalmiques. ACACALLIS. s. m. Bot. Genre d'orchidacées, sous-fam. des vandées (Amérique tropicale). ACACE. Plusieurs saints orientaux ont porté ce nom. ∥ Le plus célèbre' est S. Acace, év. d'Amide sur le Tigre (ve siècle). ∥ vendit les vases sacrés pour racheter sept mille esetaves persés, mourant de faim et de misère. Il les renvoya à leur roi, qui, quoique païen, fut tel- lement touché de ce trait héroïque de charité, qu'il voulut voir lesaint évêque. 11 eu résulta la paix entre ce roi et Théodose le Jeune. il Nous trouvons aussi dans l'histoire des Églises d 0- rient plusieurs évêques de ce nom, tristement célèbres Acace le Borgne, év., chef de la secte des Acaciens, persécuteur du pape Libère et de S. Cyrille. ∥ Acace, év. de Bérée en Palestine, persécuteur de S. Chrysostome. ∥ Acace, év. de Constantinople, vil adulateur de l'empereur Zénon qu'il poussa à se mêler des questions re- ligieuses et à publier l'Hénoticon, édit favorable aux Eutychiens. Il mourut schismatique, séparé de la communion de l'Église. ACACIA. s. m. (a-ca-sia; — de a privatif et cakia, méchanceté, parce que la piqûre de ses épines n'est pas dangereuse; suivant d'autres, de akè pointe, parce que beaucoup d'espèces sont couvertes d'épines). ∥ Bot. Genre très nom- breux de la famille des mimosées;contient près de 300 espèces dont quelques-unes dépassent 15 mètres. Remarquables parleur feuillage gra- cieux et découplé. Le bois est dur, mais ses fibres tortueuses le rendent difficile à travail- ler. L'éeorce et les gousses contiennent du tanin. Les principales espèces sont: l'A. Ca. techu ou Cachoutier, qui produit le cachou; l'A. vera pu Mimosa nilotica de Linnée, qui donne la.gomme arabique l'A. d'Égypte, d'où on tire la gomme de Galam, etc. Toutes tes es- pèces appartiennent à la zone équatoriale et à l'Australie. On désigne vulgairement sous le nom d'acacia, ou faux-acacia,plusieurs espèces du genre robinia. (V. Cachou, Gomme, Robinia.) L'acacia, proprement dit, originaire d'Amérique, n'est connu en France que depuis 1650. ACACIE. s. f. Hortic. Dénomination fré- quente de plusieurs arbustes appartenant à la famille des acacias. ACACIÈ. s. m. Bot. Tribu de légumineuses mimosées. ACACIENS. s. m. pl.. Sectes d'Ariens au IVe siècle, dont le chef fut Acace dé Césarée (V. ce mot). ACACIUS (S.). Un des quarante martyrs de Sébaste. V. Martyrs. ACADÉMICIENS. s. m. Philosophes de l'école de l'Académie, sectateurs de la doctrine de Socrate, adoptée par Platon qui devint leur chef c'est pourquoi on les a appelés aussi Platoniciens. Il ACADÉMICIEN, ENNE. s. m. et f. Désigne parmi nous celui, celle qui sont mem- bres de compagnies ou sociétés publiquement établies pour cultiver les lettres, les sciences, les arts. Mme Deshoulières fut académicienne d'Arles. ∥ Différence entre Académicien et Aca- démiste. L'exercice d'esprit est le partage de l'académicien l'exercMe du corps est celui de l'académiste. ACADÉMIE. s. f. Gymnase. d'Athènes, avec de vastes jardins, établi dans des terrains qui avaient appartenu à. uw certain Académus,. dont.il prit le nom. ∥ Siège de l'enseignemeut de Platon et de ses disciples qui s'assemblaient dans ce jardin. Le mot académie se prend tan- tôt pour le lieu même, tantôt pour l'école dePla-. ton. On distinguela première, l'ancienne acadé- mie, fondée par Platon.vers 388 av. J.-C., qui se composa des disciples purs du philosophe: Speusippe, Xénocrate, Polémon, Crantor la. deuxième ou la moyenne, fondée vers 244 av.. J.-C. par Arcésilas la troisième ou la nouvelle, fondée par Carnéade vers l'an 160 av. J.-C.. Quelques-uns admettentunequatrièmeetmême une cinquième académie, ayant pour chefs Philon et Antiochus. On verra la doctrine de chacune,aux noms des fondateurs, ∥ Académie fut aussi le noin que Cicéron donna à sa maison