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Title : Dictionnaire des dictionnaires. Lettres, sciences, arts, encyclopédie universelle. T. 1, A-BISOT / sous la dir. de Paul Guérin

Publisher : Impr. réunies (Paris)

Date of publication : 18..

Contributor : Guérin, Paul (1830-1908). Directeur de publication

Type : monographie imprimée

Language : French

Format : 7 vol. ; in-8

Format : application/pdf

Copyright : domaine public

Identifier : ark:/12148/bpt6k201375w

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : Notice d'ensemble : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb388339538

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb388339538

Provenance : bnf.fr

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Title : Dictionnaire des dictionnaires. Lettres, sciences, arts, encyclopédie universelle. T. 1, A-BISOT / sous la dir. de Paul Guérin

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ABY ACA ACA 23.,

liste dans le droit d'user et d'abuser, Syn.
Mésuser, abuser. On mésuse de la chose qu'on
emploie mal on abuse de la chose qu'on em-
ploie à faire du mal. L'abus est injuste, dé-
réglé, il viole des droits. Abuser, tromper,
etc. V. Tromper.

ABUSEUR. s. m. 'Fam. Celui qui abuse, qui
trompe.

AousiF, IVE. adj. il y'a de l'abus, de
l'erreur, qui est contraire aux règles, aux lois,
aux usages. Procédure abusive. Sens abusif:
ABUSIVEMENT. adv. D'une manière abu-
sive. Mot employé abusivement. -Personne em-
prisonnée abusivement.

ABUSSEAU. s. m. (diminut.. et corrupt.
d'abbé). Poisson à raies argentées sut lès
flanes (Atharina presbyter), très.commun sur
les côtes de la Rochelle et dans le golfe de
Gascogne.
ABUSUS NON. TOLLIT. USUM. L'abus n'em
pêche pas l'usage. Expression proverbiale Si
quelques-uns abusent d'une chose, bonne en
soi,' ce n'est pas une raison pour que les au-
tres s'en abstiennentou qu'on la leur interdise.
ABUTA. s. m. Arbuste de la famille des
ménispermées (Amérique, tropicale). L'Abula
rutescens produit le Pareira brava .blanc, diu-
rétique énergique, employé en infusions contre
les hypertrophies du foie.

ABUTER. Y. a. et v. n: (a et but). Tendre ù
un but. Locution vieillie. Jeter des palets
ou des quilles vers un but pour savoir qui
jouera le premiers. Mar. Abouter et aboutir.
Ces deux pièces de bois abutent.

ABUTILLON. s. m. Bot. Genre de malvacées,
tribu des malvées (Indes et Brésil), se trouve
aussi dans-quelques parties méridionales de
l'Europe. Les fibres de l'écoree sont employées
à des usages économiques lés feuilles sont
émollientes, les graines âpériti ves et diurétiques.
ABYDÉNIEN, ENNE OU ABYDIEN, ENNE.
s. et adj. à Abydos. Qui est propre à cette
ville ou à ses habitants.

ABYDENUS ou ABYDINUS. Historien célèbre
de l'antiquité, vivait probablement du temps
des premiers Ptolémées. Histoire des Chaldéens
ei des Assyriens dont il ne .reste que quelques
'fragments dans Eusèbe, S. Cyrille et. dans la
chronologie du Syncelle. Ces fragments ont été
recueillis par Scaliger. On y trouve des passages
admirablement conformes au récit de l'Écri-
ture sainte sur le déluge, la tour de Babel, etc.
ABYUOS. Ancienne ville d'Asie sur l'Helles-
pont ses habitants avaient la réputation d'être
mous et efféminés. Ville d'Égypte, sur la
rive gauche du Nil, fameuse par le temple
d'Osiris et le palais de Memnon.

ABYLA. s: m. Montagne d'Afrique, en face
de Calpé montagne d'Espagne. Ces deux mon-
tagnes sont ce qu'on appelle Colonnes d'Her-
cule.

ABYSSIN, INE. s.. et adj. Habitant de l'A-
byssinie. Qui est propre à l'Abyssinie ou à ses
habitants. On dit également Abyssinien.

ABYSSINIE (en abyssin Habesch). Vaste con-
trée de l'Afrique orientale située entre et
16° de lat. N.,32° et 41» de long. E., et bornée
au N. par la Nubie au N.-E. par la mer
Rouge; au S.-E. par le pays des Adels au S.
et-au S.-0: par des terres encore peu explorées.
Sa superficie égale au moins les 4/5 de celle de
la France. On l'a. quelquefois appelée la Suisse
de l'Afrique, surnom amplement justifié par
l'aspect pittoresque du sol, vaste plateau de
2500m à 3000° d'altitude, couvert de mon-
tagnes, de rivières rapides, de lacs et de forêts.
Les deux principaux groupes de hauteurs sont
les. montagnes de Sémen. mont principal, le
I)etjem, 4600m, presque la hauteur du .mont
Blanc, et les montagnes. du Gojam. Dans ces
dernières à une altitude de 2800' prend nais-
sance l'ALbai ou Nil Bleu (Bahr-el-Arrek). Ce
n'est que depuis peu qu'a été constatée l'er-
reur commise autrefois en regardant ce fleuve
comme la tête du Nil. Une autre rivière, le
Tacazaé, va se jeter dans l'Atbara.On remarque
enfin, à l'extrémité N.; le Mareb dont le cours
intermittent cesse à certaines époques de
l'année. La rapidité de leur court, .'leurs
chutes fréquentes, leur peu de largeur em-
pèchent toutes ces rivières d'être navigables.
Dans son cours, l'Abbai traverse, assez rapi-
dement pour ne pas y mêler ses eaux, le lac
Dembéa. Tana; ou Tzana, un des plus grands
d'Afrique (320:k. de circuit): En Abyssinie,

tes vanees étant humides et malsaines; les
hauteurs à-peu près seules sont habitée s; la
température y est d'ailleurs moins chaude
qu'en Egypte, grâce à leur élévation; elle varie
entre. 400 en été et 220 cent. pendant la saison
des pluies. Celles-ci tombent abondamment de
juiliet à octobre. Du mélange de chaleur et
d'humidité nait une grande fertilité parmi
les principaux produits, on remarque le dour-
rah, graminée qui remplace le froment, le«co-
ton, l'indigo, des gommiers de plusieurs es-
pèces, l'ébénier, la canne à sucre, le caféier,
le papyrus, etc.-Conime animaux, cette contrée
présente des chevaux remarquables l'élé-
phant, l'hippopotame; dés singes; beaucoup
de fauves, lions, panthères, etc.; l'autruche;
la torpille des milliers d'insectes malfaisants.
L'or et le sel sont ses seules productions
minérales. Quant aux habitants, quoiqu'ils
aient la peau à peu près noire, les traits de
leur visage ont un caractère entièrement eu-
ropéen on trouve cependant le type nègre
vers le Sud. Ils sont doux et hospitaliers, mais
ignorants; toute leur science consiste a lire et
écrire les deux langues les plus en usage, celle.
du. Tigré et celle de l'AUhara: Leur religion
est le christianisme altéré, connu sous le nom
de communion copte, qui nie la nature divine
de Jésus-Christ. Le clergé est nombreux etin-
fluent. Quoique chrétiens les Abyssins sont po-
lygames et ont des esclaves, peu nombreux
d'ailleurs, et qu'ils traitent assez humaine-
ment. Toute leur industrie consiste dans le
travail de certains métaux, mais surtout dans
la fabrication des étoffes de coton. Leur pays
est mal fait..pour le commerce, faute de com-
munications faciles; ils n'exportent guère que
l'or et l'ivoire,mais le percement de l'isthme de
Suez, qui met cette contrée à quinze jours de
France et d'Angleterre, et surla route des Indes,
l'appelle probablement à un important, avenir
commercial. On remarque en Abyssinie trois
grandes divisions: Tigré, l'Amhara, le Choa,
qui comprennent chacune un grand nombre
de provinces dont les principales sont-: dans
le Tigré, le Hamaçen, cap. Dabaroua l'Agamé,
cap. Adighérat; le Tigré proprement dit, cap.
Adoua; le Larta, vill. prine. Sokotà et Lalibéla.
Dans l'Amhara, le Beyhamider, cap. Gondar; le
Sémen, cap. Dobarek le Gojam,cap, Mota le
Danot.Dans le Choa, on remarque la province
d'Ifat et les villes d'Ahkober, capitale moderne
de l'empire, en remplacement de Gondar de
Tégoulet, autre capitale ancienn e, et d'Anyo-
lala. On évalue à environ 5 millions et demi
d'habitants la population totale de l'Abyssinie.
L'Abyssinie n'a été longtemps habitée que
par des tribus nomades et barbares. Ce n'est
que sous l'influence, des Grecs d'Égypte, qui
étaient venus fonder des établissements com-
merciaux, qu'un royaume se forma avec Axoum
pour capitale. Vers, le milieu du IVe s., Fru-
mentius y introduisit la religion chrétienne.
Depuis lors jusqu'au XVe s., son nom pême
fut complètement oublié. A cette époque des
relations s'établirent avec les Portugais qui
fondèrent des missions. Dès lors uy grand
nombre de mémoires furent écrits sur ce pays,
principalement au sujet' des sources du Nil.
Un des voyageurs qui a donné sur l'Abyssinie
la plus de renseignements est l'Écossais Bruce.
Après lui on peut citer. l'Allemand Ruppell,
l'Anglais Bexe, les Français Galinier, les. frères
d'Abadie qui y vécurent douze ans et y intro-
duisirent les missionnaires catholiques. Au
XVIIIe s. une révolution éclata qui démem-
bra l'empire et créa deux royaumes indépen-
dants, celui du Tigré, et eelui de Choa. En 1855
nn chef indigène, Théodoros, monta sur le
trône; mais en 1868 les Anglais l'attaquèrent;
il périt dans cette guerre et fut remplacé par
Jean. Pour la suite de la partie historique, voir
Choa.
ABYSSIQUE. adj. (gr. a priv. bussos, fond).
Géol. Se dit pour désigner les formations
aqueuses des terrains primaires au fond de la
nier.

ABYSSUS ABYSSUM INVOCAT. L'abîme
appelle l'abîme. Expression biblique qui si-
gnifie Un malheur en amène souven tun nutre 1
(d'où le proverbe français: un malheur ne vient
jamais seul), une faute conduit à d'autres fau-.
tes, etc.

ACABIT. s. m. (bas lat. acapilum. achat, dé-
bit, droit d'entrée de caput, redevance). Na- f

ture, qualité bonne ou mauvaise a une chose,
et spécialement des légumes, des fruits. Fig.
et fam..en parlant des personnes, Caractère,
manière d'être bonne oumauvaise. Ge sont gens
même acabit.

ACACAHOACTLI. iL m. Ornith, Espèce d:al-
cyon ou de martin-pêcheur du Mexique..
ACACAH. s. m. Bot. Arbrisseau d'Égypte;
graines anti-ophthalmiques.

ACACALLIS. s. m. Bot. Genre d'orchidacées,
sous-fam. des vandées (Amérique tropicale).
ACACE. Plusieurs saints orientaux ont porté
ce nom. Le plus célèbre' est S. Acace, év.
d'Amide sur le Tigre (ve siècle). vendit les
vases sacrés pour racheter sept mille esetaves
persés, mourant de faim et de misère. Il les
renvoya à leur roi, qui, quoique païen, fut tel-
lement touché de ce trait héroïque de charité,
qu'il voulut voir lesaint évêque. 11 eu résulta la
paix entre ce roi et Théodose le Jeune. il Nous
trouvons aussi dans l'histoire des Églises d 0-
rient plusieurs évêques de ce nom, tristement
célèbres Acace le Borgne, év., chef de la secte
des Acaciens, persécuteur du pape Libère et de
S. Cyrille. Acace, év. de Bérée en Palestine,
persécuteur de S. Chrysostome. Acace, év.
de Constantinople, vil adulateur de l'empereur
Zénon qu'il poussa à se mêler des questions re-
ligieuses et à publier l'Hénoticon, édit favorable
aux Eutychiens. Il mourut schismatique, séparé
de la communion de l'Église.

ACACIA. s. m. (a-ca-sia; de a privatif et
cakia, méchanceté, parce que la piqûre de ses
épines n'est pas dangereuse; suivant d'autres,
de akè pointe, parce que beaucoup d'espèces
sont couvertes d'épines). Bot. Genre très nom-
breux de la famille des mimosées;contient près
de 300 espèces dont quelques-unes dépassent
15 mètres. Remarquables parleur feuillage gra-
cieux et découplé. Le bois est dur, mais ses
fibres tortueuses le rendent difficile à travail-
ler. L'éeorce et les gousses contiennent du
tanin. Les principales espèces sont: l'A. Ca.
techu ou Cachoutier, qui produit le cachou;
l'A. vera pu Mimosa nilotica de Linnée, qui
donne la.gomme arabique l'A. d'Égypte, d'où
on tire la gomme de Galam, etc. Toutes tes es-
pèces appartiennent à la zone équatoriale et à
l'Australie. On désigne vulgairement sous le
nom d'acacia, ou faux-acacia,plusieurs espèces
du genre robinia. (V. Cachou, Gomme, Robinia.)
L'acacia, proprement dit, originaire d'Amérique,
n'est connu en France que depuis 1650.

ACACIE. s. f. Hortic. Dénomination fré-
quente de plusieurs arbustes appartenant à la
famille des acacias.

ACACIÈ. s. m. Bot. Tribu de légumineuses
mimosées.

ACACIENS. s. m. pl.. Sectes d'Ariens au
IVe siècle, dont le chef fut Acace Césarée
(V. ce mot).

ACACIUS (S.). Un des quarante martyrs de
Sébaste. V. Martyrs.

ACADÉMICIENS. s. m. Philosophes de l'école
de l'Académie, sectateurs de la doctrine de
Socrate, adoptée par Platon qui devint leur
chef c'est pourquoi on les a appelés aussi
Platoniciens. Il ACADÉMICIEN, ENNE. s. m. et f.
Désigne parmi nous celui, celle qui sont mem-
bres de compagnies ou sociétés publiquement
établies pour cultiver les lettres, les sciences,
les arts. Mme Deshoulières fut académicienne
d'Arles. Différence entre Académicien et Aca-
démiste. L'exercice d'esprit est le partage de
l'académicien l'exercMe du corps est celui de
l'académiste.

ACADÉMIE. s. f. Gymnase. d'Athènes, avec
de vastes jardins, établi dans des terrains qui
avaient appartenu à. uw certain Académus,.
dont.il prit le nom. Siège de l'enseignemeut
de Platon et de ses disciples qui s'assemblaient
dans ce jardin. Le mot académie se prend tan-
tôt pour le lieu même, tantôt pour l'école dePla-.
ton. On distinguela première, l'ancienne acadé-
mie, fondée par Platon.vers 388 av. J.-C., qui se
composa des disciples purs du philosophe:
Speusippe, Xénocrate, Polémon, Crantor la.
deuxième ou la moyenne, fondée vers 244 av..
J.-C. par Arcésilas la troisième ou la nouvelle,
fondée par Carnéade vers l'an 160 av. J.-C..
Quelques-uns admettentunequatrièmeetmême
une cinquième académie, ayant pour chefs
Philon et Antiochus. On verra la doctrine de
chacune,aux noms des fondateurs, Académie
fut aussi le noin que Cicéron donna à sa maison

Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

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