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Title : Dictionnaire des dictionnaires. Lettres, sciences, arts, encyclopédie universelle. T. 1, A-BISOT / sous la dir. de Paul Guérin

Publisher : Impr. réunies (Paris)

Date of publication : 18..

Contributor : Guérin, Paul (1830-1908). Directeur de publication

Type : monographie imprimée

Language : French

Format : 7 vol. ; in-8

Format : application/pdf

Copyright : domaine public

Identifier : ark:/12148/bpt6k201375w

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : Notice d'ensemble : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb388339538

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb388339538

Provenance : bnf.fr

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Title : Dictionnaire des dictionnaires. Lettres, sciences, arts, encyclopédie universelle. T. 1, A-BISOT / sous la dir. de Paul Guérin

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20 ABS ABS ABS

rition, et le dixième s'il nt reparait qu après
quinze ans. Enfin, si l'absence a contmué
pendant trente ans depuis l'envoi provisoire,
ou s'il s'est écoulé cent ans révolus depuis la
naissance de l'absent, la totalité des revenus
appartient aux envoyés en possession; les cau-
tions sont déchargées, tous les ayants droit
peuvent demander le partage des biens de
l'absent et faire prononcer l'envoi en possession
définitil par le tribunal de première instance.
Si l'absent reparait après l'envoi en possession
définitif, il recouvre ses biens dans l'état
ils se trouvent. L'absence la plus longue n'a
jamais pour effet de dissoudre le mariage et
n'autorise pas; par conséquent, l'époux pré-
sent à contracter une nouvelle' union. L ab-
sence des militaires est régie par les lois spé-
ciales des 11-15 ventôse an II, 16 fructidor
même année, 13 janvier 1847 et 9 août 1871.
-Le titre de l'absence a été expliqué par les
divers commentateurs du Code civil, notam-
ment par M. Demolombe et M. Laurent il a
fait l'objet de publications spéciales de MM.
de Moly (1822), Biret (1824), Talandier (1831) et
Plasman (1845). il Absence illégale. Positon
du militaire qui a quitté son corps sans y être
autorisé légalement et n'est pas encore arrivé
à l'expiration des délais déterminés pour qu'il
y ait délit de désertion. C'est une faute pas-
sible de punitions disciplinaires. Le fait d'ab-
sence illégale, après trois mois, entraîne pour
un officier la destitution (Loi du 19 mai 1834
sur l'état des officiers, art. 1).

ABSENT, ENTE adj. (e se pron. a; -du lat.
absentem, de absens; de abs, loin de, et ens,
étant). Éloigné sa demeure ou d'un autre
endroit quelconque, non présent. Être absent
de Paris. Absent au moment de l'appel. Absent
de vous je vous vois, vous entends. Les
choses absentes sortent de la mémoires. Dis-
trait. Son esprit est quelquefois absent.
Subst. Les présents et les absents. Les absents
ont tort, il n'y a personne pour les défendre.
ABSENTÉISME. s.m. (a-psan-té-ism'). Polit.-
On a désigné par ce mot l'absence constante
des grands propriétaires anglais d'Irlande, qui
au lieu de résider sur leurs terres vontdépenser
leurs revenus ailleurs, et contribuent ainsi à
l'affreuse misère qui désole ce malheureux
pays. Beaucoup de propriétaires français prati-
quent aussi plus ou moins l'absentéisme les
uns demeurent toujours dans la ville, les
autres y passent la plus grande partie de
l'année. Il en est d'autres, heureusement, dont
le nombre augmentera, espérons-le, qui aiment
la nature, le chez-soi, le foyer, et loin du tu-
multe et des dissipations des villes, dirigent
la culture de leurs terres, les améliorent, ré-
pandent autour d'eux des germes de progrès et
de civilisation, contribuent à. l'aisance, à la
moralité des campagnes,fontle bien sous toutes
ses formes et se créent ainsi une légitime et
salutaire influence.

ABSENTÉISTE. s. m. Qui pratique l'absen-
téisme ou qui en est partisan.

ABSENTER (s'), v. pron. Quitter sa rési-
dence, s'éloigner d'un lieu. S'absenter de Paris.
S'absenter pour trois mois, durant trois mois,
quinze jours, une demi-heure. Se conjugue
avec être dans les temps composés. 'Ja me
suis absenté.

ABSIDAL, ALE. adj. Qui ceint l'abside prin-
cipale. Chapelles absidales.

ABSIDE. s. f. (lat. apsidem, voûte; gr. axis,
clef de voûte, de apteïn, nouer entrelacer).
Quelques-uns écrivent apside. 1 Archit. On
désigne ainsi proprement une construction en
demi-cercle couverte par une demi-coupole ou
cul-de-four. L'abside était en usage chez les
anciens et particulièrement dans les basiliques
judiciaires c'était la place du juge et de ses
assesseurs. Les premiers architectes chré-
tiens empruntèrent cette forme de cônstruc-
tion pour leurs basiliques elle devint la place
de l'évêqae et du haut clergé.. L'abside' était
placée dans le prolongement de la nef princi-
pale, et s'ouvrait sur le carré du transept.
Plus tard, dans le style roman, on éloigna
l'abside du transept et l'on interposa, entre ces
deux parties de l'édifice, le chœur afin de
donner plus de place au clergé.. A cette même
époque, la forme de l'abside se complique on
la double d'un bas-côté et on commence à
l'entourer de chapelles rayonnantes. Cepen-
dant ce n'est que sous l'empire du style go-

thique que ces chapelles rayonnantes prennent
tout leur développement. Enfin, à la renais-
sance, toute cette richesse disparait, et l'on
revient à une forme,plus rapprochée, de la
forme absidale primitive. Dans certaines
églises romanes et gothiques de peu d'im-
portance, l'abside est terminée par un carré
et non par un demi-cercle. Cette forme est à
peu près de règle dans le gothique ànglais.
Abside s'est dit aussi de ce que nous appe-
lons châsse, sorte de bière sont déposées
les reliques des saints. ABSIDES. s. f. pi. Astr.
On désigne par ce mot les deux points ex-
trêmes de l'orbite d'une planète, le périhélie,
point elle est le plus près du soleil, et
l'aphélie; point elle eh est le plus loin. La
ligne des absides est donc le grand axe de
l'ellipse décrite par la planète autour du soleil.
ABSIDIOLE. s. f. (diminutif d'abside). Petite
abside, qui termine une nef latérale, de même
que l'abside ferme la nef centrale ou grande nef.
ASSINTHATE. s. m. Chim. Sel produit par
l'acide absinthique combiné avec une base sa-
lifiable.

ABSINTHE. s. f. (du gr. a priv., et psînthos,
douceur, à cause de son extrême amertume).
Bot.Arthemisia absinthium, plante de la famille
des composées; tribu des-sénécionidées, genre
armoise. L'absinthe, très commune dans les
montagnes, ne dépasse guère 1 mètre son
odeur est très vive, sa saveur amère et aro-
matique. On l'emploie én pharmacie, comme
fébrifuge, tonique et vermifuge. Infusion
Feuilles et sommités sèches 4 à 8 gr. pour.
.1000 gr. d'eau bouillante. On laisse infuser
pendant une heure et l'on passe. Extrait 2 à'4
grammes en pilule ou- en potion. Poudre
1 à 4 gr. Sirop-: 15 à 30 gr. pour édulcorer les
tisanes et potions toniques et excitantes. Vin:
50 à- 100 grammes dans un litre de vin blanc.
Elle sert à faire une liqueur alcoolique (ex.
trait d'àbsinthe ou absinthe suisse), aromati-
sée- par différentes essences, et dont l'abus
peut occasionner les plus graves accidents.
(V. Absinthisme.) Cette liqueur ne jouit guère
des qualités apéritives qu'on lui attribue
c'est l'eau fraîche dont on l'étend qui la rend
apéritive. La préparation pour l'extrait d'ab-
smthe de première qualité se fait dans les pro-
portions suivantes: grande absinthe 2 kil. 500,
anis 5 kil., fenouil 5 kil., alcool 85° (de Montpel-
lier) 95 litres. Laissez macérer- quelques jours
dans l'alambic et distillez. Colorez ensuite dans
un vase en cuivre étamé' et hermétiquement
fermé, appelé côlorateur. Vous versez dans
ce récipient le résultat de la distillation,'sur
de la mélisse; de l'hysope et de la petite ab-
sinthe, L'absinthe ainsi préparée n'est nui-
sible que par l'abus qu'on en fait. Mais beau-
coup de fabricants; au lieu de distiller les
diverses plantes ci-dessus, macérées dans
l'alcool, préparent leur liqueur à froid, sans
distillation, se contentant de mélanger plu-
sieurs essences dans l'alcool et répandent
ainsi dans le commerce une boisson malfai-
sante, qui produit rapidement des attaques
épileptiformes, des vertiges, des délires préma-
turés, etc. Il Par extens. Verre de cette liqueur.
Prendre une absinthe. Il Absinthe panachée,
mélangée avec une autre liqueur. Fig. Peine,
amertume. La vie est cruellement mêlée d'ab-
sinthe. Critique amère. Leur style est mêlé
de fiel et d'absinthe.

ABSINTHER. v. a. Néol. Mêler de l'absinthe
à un liquide. S'ABSINTHER. Fam. et triv. Se
gorger d'absinthe. Absinthé, ée. p. pas. Mé-
langé d'absinthe. Potion absinthéé. Qui
éprouve les tristes effets de l'absinthe. La
bouche pâteuse, l'œil absinthe..

l'absinthe.

ABSINTHtQUE. adj. des 2 g. Acide parti-
culier trouvé dans 1 absinthe. V: Succinique.
ABSINTHISME. s. m. Ce mot désigne les
troubles produits tantôt par l'abus, tantôt par
la mauvaise-préparation de l'absinthe.Ce sont
dès troublés intellectuels et des mouvements
analogues à ceux de l'alcoolisme (V. ce mot),
mais' pourtant distincts. L'absinthisme est
suivi, comme nous' l'avons dit au mot Ab-
sinthe, de convulsions épiléptiformes, et, à la
longue, de manie, de ramollissement cérébral
et de paralysie générale, ce qui est non à
l'absinthine, mais à l'action vénéneuse de-
l'essence d'absinthe.

ABSINTHITE. S. m. Vin d'absinthe; dont
les anciens faisaient un fréquent usage.

ABSIS. s. f. Arch. rom.Touteenceintedemi-
circulaire qui termine une chambre, une salle,
un temple. V. Abside.

ABSOLU, ug. adj. (du lat. absolvere, abso-
lutus). Indépendant, souverain, sans contrôle.
Prince absolu, autorité absolue, etc. Par
ext. Caractère absolu c.-à-d. tranchant, n'ad-
mettant aucun conseil, aucun compromis. Cet
homme est absolu dans sa famille, personne
ne lui résiste. Total, complet, sans restric-
tion. Une impossibilité absolue. Vous prenez ce
queje-dis dans un sens trop absolu. Ce qui
est considéré en soi-même, dégagé de toute
relation, en parlant dès choses. Il y a dans les
arts un beau absolu et un beau de conven-
tion. En logique et en gramm. absolu est
opposé à relatif. Homme est un terme absolu;
père est un .tèrme relatif. Ablatif absolu,'
en ternie de gramm. lat. désigne un ablatif
qui n'est régi ni par un verbe ni par une autre
partie du discours au moins exprimée. Il AB-
SOLU (L'). En philosophie, devient un substan-
tif masculin, et désigne spécialement ce qui
n'étant compris et dominé par rien ne dépend
rigoureusement que de soi-même, existe de
soi et par soi, subsiste en soi et par soi, n'a
besoin de rien et n'est susceptible d'aucun
développement, parce qu'il est la perfection
infinie. Dans ce sens Dieu ou la Divinité est le
seul absolu. En face de cet absolu se place
par opposition le relatif ou tout ce qui n'est pas
divin le monde, la nature, l'homme, tout ce
qui a un commencement, tout ce qui est sus-
ceptible de progrès et de décadence. Il Syn.
Impérieux,absolu. Impérieux est plus général,
moins fort, s'emploie plutôt en parlant de la
forme, de l'air, dés manières, du ton, du
langage absolu, en parlant du fond, de la
réalité, d'une volonté inflexible.
ABSOLUMENT. adv. Sans restrictions. Être
absolument libre. Déterminément. Je n'en
ferai absolument rien. Indispensablement.
Il'faut absolument que vous partiez. Il Tout
à fait, entièrement. Je ne suis pas absolument
décidé. Absolument parlant. à juger de la
chose en général. Absolument parlant cet
ouvrage. est assez bon. Gram. Sans régime.
Espérer, c'est jouir; ces deux verbes sont
employés abso'umerit.

ABSOLUTION. s. f. (du lat. absolvere). Action
d'absoudre. En droit crim., jugement qui ren-
voie un accusé auteur d'un fait qui n'est puni
par aucune loi. Acquittement d'un inno-
cent. Les jurés balancèrent entre l'absolu-
tion et la condamnation. Dr. can. Sentence
ecclésiastique qui, revêtue de certains. carac-
tères et d une certaine solennité, relève une
personne de l'excommunication et des autres
censures qu'elle avait pu encourir. En
matière de sacrements, l'absolution désigne
l'action par laquelle le prêtre catholique re-
met les péchés au nom de Dieu, au pécheur
qui est devant lui et vient de faire l'aveu de
ses fautes. Elle se donne toujours individuel-
lement cependant dans des dangers immi-
nents et imprévus, par exemple avant une
bataille, le prêtre peut donner une absolution
générale, qui profite à tous ceux qui sont
bien disposés. Absolution in arliculo mor-
lis. L'action par laquelle un prêtre, se trouvant
en présence d'un moribond qui a perdu l'u-
sage de ses sens, le suppose bien disposé par
le désir qu'il a de sauver son âme, et lui ap-
plique la plénitude des grâces réparatrices,
dont Jésus-Christ a laissé la dispensation à
son Église. Jurisp. milit. Sentence prononcée
par un conseil de guerre qui, reconnaissant
un accusé coupable du fait qui lui était im-
puté, déclare que le fait commis n'est pas
prévu par les lois pénales. et ne donne lieu à
l'application d'aucune peine. L'accusé absous
est mis en liberté au bout de vingt-quatre
heures délai fixé pour le recours en révi-
sion. Il Syn. Pardon, absolution, grâce, abo-
lition, rémission. Le pardon s'applique à un
offenseur c'est un-acte moral l'absolution
à un accusé ou à un pénitent c'est un acte
juridique, prononcé par le juge civil ou par le
ministre ecclésiastique; la grâce, l'abolition,
rémission à un coupable qu'elles empêchent
d'être puni': ce sont des actes de souverai-
neté, d'autorité. La grâce est gratuite, l'a-
bolition entière, la rémission ou n'est pas

Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

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