ABR ABU ABR 17 DIGT. DES DICT. T. I. 3 matière réelle ou mixte, dans les proces-ver- baux de saisie-hrandon et de saisie immobi- lière, dans les procès-verbaux de bornage. Il Fig. Savoir tous les tenants et aboutissants d'une affaire. En connaitre tous les détails, toutes les circonstances. ABOUTISSEMENT. s. m. Action d'aboutir, ré- sultat. Tel est l'aboutissement de nos efforts. Il Méd.État d'un abcès qui vient à suppuration: En terme de couture, pièce d'étoffe que l'on coud à une autre pour rallonger. ABOUTOIRS. s. m. pi. ABOUTOIRES. s. pi. Œillères grossières des chevaux de charrettes. ABOVILLE (Franç.-Marie, compte d'). Lieut.- 1 génér., pair de France. Brest 1730, .Paris Engagé dans l'artillerie à 14 ans colonel dans la guerre d'Amérique sous Rochambeau. Ma- réchal-de-camp 1789, lieuten.-général 1792, inspect. génér: de l'artillerie. 1800, sénateur 1802. Se rattacha à la monarchie légitime en 1814. On lui doit l'invention des roues a voussoir pour le service de l'artillerie. Il ABO- VILLE (Augustin-.Gabr. d'), son fils, 1774-1820. Maréchal-de-camp; se distingua dans la guerre d'Espagne de 1808. -Son frère, Atcguste-Marie, 1776-1843, off. d'artillerie, général de brigade, commandant dé l'école de la Fère, député de l'Aisne. il ABOVILLE (Auguste-Ernest, vicomte d'), fils du précédent, Paris l819, ancien offi- cier d'artillerie, agronome, député du Loiret en 1871. AB ovo. Loc. lat. adv: (ab, dès ovum, abl. ovo, l'œuf). Dès l'origine, dès le principe, de- puis le commencement. Prendre un récit, un fait, uné questions a6 ovo. ∥ Expression latine tirée de l'Art poétique d'Horace. Hélène, cause de la guerre de Troie, était, dit-on, née d'un œuf. Raconter la-guerre de Troie ab ovo, c'est donc remonter au commencement, à l'œuf qui donna naissance à Hélène. ABOYANCE. V. Abayance. ABOYANT, ANTE. adj. Qui'aboie. Des chiens aboyants. Meute aboyante. ∥ Se dit des flots de la mer qui mugissent dans les rochers; Le gouffre aboyant (Lamart.). AuoyER. v. n. (on prononce a-bo-ié.et a- boi-ié de ad à, et baubari, aboyer, vieux franç: baier.L'y se changeen i quand un e muet suit: j'aboie,j'aboierai, j'aboierais; que j'aboie. Il faut un y et uni pour l'imparf. 1re et 2' pers. pl.: nous aboyions, vous aboyiez, et pour le subj. que nous aboyions, que vous aboyiez): Se dit du' chien qui fait entendre son cri. Un chien qui aboie aux voleurs, après les passants. ∥ Prov. et fig. Tous les chiens qui aboient ne mordent pas. Les gens qui font des menaces ne sont pas toujours à craindre. ∥ On dit qu'un homme aboie à la lune, pour exprimer qu'il crie inutilement contre un plus puissant que lui. ∥ Fam. Désirer, poursuivre une chose. Voilà un neveu qui aboie depuis longtemps après la succession de son oncle. ∥ Crier après quel- qu'un, le poursuivre importunément,.en dire du mal avec acharnement. Tous les critiques aboient après cet auteur. ∥ Aboyé, ée. p. pas. Un sanglier aboyé par les-chiens. Un débiteur aboyé de ses créanciers. Une succession aboyée d'un grand nombre d'héritiers. ∥ Syn. Aboyer, japper. Les gros chiens aboient, les petits jap- pent. Tous aboient après quelqu'un, tous jap- pent quand ils ne.menacent personne. ABOYEUR, EUSE. s. Chien qui aboie à la vue du sanglier, sans en approcher. ∥ Qui aboie. Ce chien est bien aboyeur. ∥ Qui a un cri analogue à celui du chien. La barge aboyeuse (Buff.). ∥ Fig. Celui ou celle qui fatigue par ses criailleries, par ses injures. Ce critique n'est qu'un aboyeur. ∥ Qui désire' et poursuit avec ardeur. Aboyeur de succession. ∥ Adj. Dogues aboyeurs. L Académie ne reconnait pas le fém. aboyeuse. Expression d'argot faubourien qui compare l'homme au chien. AURA. s. f. (en gr. et en héb. servante). Terme générique dans l'Écriture, pour signi- fier une fille d honneur d'une femme de qua- lité. p S: m: Numism. Monnaie d'argent de l'ancien royaume de Pologne, valant 0 fr. 17 c. env. de notre monnaie. ABRAAMIUS (S.). Évêque d'Arbel, martyrisé sous Sapor, en 348. F. 5 février. ABRABANEL. V. Abarbranel. ABRACADABRA. s. m. Mot cabalistique ou magique auquel les anciens attribuaient la propriété de guérir les fièvres et prévenir d'autres maladies. L'auteur ou le prôneur de cette amulette, le médecin Serenus Sammoni- cus,voulait que le mot fût écrit sur un.papier, enretranchant à chaque ligne deux lettres, soit onze lignes, dont la première contenait le mot entier et la dernière A. On devait porter le pa- pier autour du cou. il Mot dé ralliement de plusieurs sociétés secrètes. ABRACADABRANT, ANTE. adj. Néol. Mot burlesque qui signifie extraordinaire, mer- veilleux, stupéfiant. Stylè abracadabrant. ABRACALAN. Mot cabalistique auquel les Juifs attribuaient une vertu merveilleuse. ABRACE. Général des armées d'Artaxerxe. ARRACHIE. s. f. (a-bra-kie ;— a priv. bra- chion, bras; sans bras). Anat. État d'un fœtus qui n'a point de bras. ABRACHIOCÉPHALIE. S. f. (a priv.; brachion, bras képhalé, tête). Absence congénitale des bras et dé la tête, ABRA DE RACONIS (Charles François d') où Baconisius. Théoiogien français, né en 1580, près de Chartres, mort en lti46, professeur de philosophie, aumônier de Louis XIII, év. de Lavaur, a laissé la Vie et la Mort de madame de Luxembourg, duchesse de Mercœur, Paris 1625, in-12; Totius philosophiœ brevis traciatio, 5. éd. Paris 1631, 2 v. in-12, etc. ABRAHAM. (D'un mot hébreu, qui veut dire Père des Nations.) Fils de Tharé et onzième descendant de Sem, il naquit à Hur en Chaldée vers l'an 2000 du monde, et mourut en Pales- tine à l'âge de 175 ans. Il est surnommé le Père des Croyants parce que ayant été l'homme que Dieu sépara de la masse com- mune pour en faire le père, par la génération, du peuple d'Israël, Jésus-Christ lui-même est issu de lui, et par conséquent tous les chrétiens sont regardées comme étant sortis d'Abraham- spirituellement. Le lieu de. la sépulture d'A- braham, à Hébron, honoré par les juifs et les chrétiens,est aujourd'hui aupouvoir des Turcs. L'église grecque bâtie sur le sépulcre a été con- vertie en mosquée. On peut voir la description de tous les monuments consacrés à la mémoire d'Abraham dans les Lieux saints par Mgr Mis- lin. Il Sein d'Abraham. s. m. Terme métapho- rique, qu'on emploie pour désigner le ciel et le paradis des élus. L'explication de ce terme nous est fournie par le titre de Père des Croyants, qui est donné à Abraham car si tous les élus sont enfants d'Abraham, ils ont done été engendrés dans son sein, ils appar- tiennent à son sein. ∥ ABRAHAM (S.). Abbé de St-Cyrgues, en Auvergne, ve s. Fête 15 juin. ∥ ABRAHAM (S.). Cénobite de Mésopotamie, VIe s. Fête 29 oct., dans l'Église grecque, le 16 mars dans l'Église romaine. ∥ ABRAHAM (d'Antio- che). Fondateur de la secte des Abrahamites, ixe s. ∥ ABRAHAM DE SAINTE-CLAIRE. Moine augustin d'Allemagne, 1642-1709 un des ora- teurs les plus populaires de son temps. Il mê- lait tout dans son style imagé fables, contes, récits de toutes sortes, citations pédantes, traits bouffons, jeux de mots pittoresques, triviaux, burlesques:Avec cela un grand fonds de piété et une grande connaissance des- hommes. On peut juger, par les titres, de la bizarrerie de ses sermons Judas l'archicoquin; Kék, kék, kék, kék, é ké, ou la merveilleuse poule en Baviere. ∥ ABRAHAM (SAINT-). Nom d'une colline, près de Québec (Canada), où les Français furent battus par les Anglais, en 1759 les généraux en chef dés deux armées, Wolf. et Montcalm, périrent sur le,champ de bataille. ABRAHAMITES. s. m. pl. Sectaires du IXe s., rénovateurs des doctrines paulianis- tes, sous l'empire de Nicéphore en Orient et de Charlemagne en Occident. ∥ Moines catho- liques, martyrisés pour le culte des images, IXe s. ∥ Paysans de Bohème qui, vers la fin du XVIII° s., n'admettaient d'autre dogme que l'u- nité de Dieu, et prenaient Abraham comme père de ieur croyance. ABRAHAMS (Nicol.-Christian). Archéologue danois. Copenhague 1798. A parcouru l'Alle- marne, la Suisse, l'Italie, la France, et séjourné à Paris. De retour en 1825, il occupe plusieurs chaires dans son pays, puis abandonne les lettres pour le notariat. Plusieurs ouvrages, parmi lesquels une Grammaire franç. (1845). ABRAM (le P. Nicolas). Érudit français, membre de la Société de Jésus, né à Xoronval (Lorraine) en 1589, m. en 1655. Commentaires sur le troisième livre des Oraisons de Cicéron, Paris, l631, 2 v. in-fol.; Commentaire sur l'É- ABRAN (S.), ve s. Honoré à Reims. F. 8 mai. ABRANCHES. s. f. pt. (a priv.; branchia,bran- chies). Ordre d'annélides renfermant des es- pèces sans branchies apparentes, telles que les sangsues; divisé en deux familles abranches sétigères et abranches asétigères ou sans soie. ABRANIDE. s. f. Antiq gr. Vêtement de couleur jaune porté par les femmes grecques. ABRANTĖS. 5,000 hab. Ville du Portugal, sur le -Tage, à 115 kil. de Lisbonne. En 1807, une brillante victoire y fut remportée par l'armée française sous les ordres du géné- fat Junot, qm reçut de là le titre de due d'A- brantès. (V. Junot.) ∥ ABRANTĖS (St-Martin Permon, duchesse. d'). Née à Montpellier, épouse du général Junot, a'laissé de curieux Mémoires sur la Révolution, l'Empire et la Restauration. 1785-1838. (V.Junot.) ∥ ABRANTÈS (José, marq. d'). Seigneur portugais, 1784- 1827. Envoyé en France en 1807, il y fut retenu comme otage jusqu'en 1814. Exilé bn 1824, à la suite de l'assassinat du marquais de Loulé, il ne put rentrer en Portugal, et mourut à Londres. ABRAQUER. v. a. (brakunein, rendre court)., Mar. Tirer, tendre, en parlant de cordage. On dit mieux embraquer. ABRAS. s. m.(rad. bras).Garniture de fer qui entoure le manche d'un marteau de forge. ABRASION (de ab et radere, racler, désunir en raclant). Opération qui consiste à enlever, par le raclage, la surface de certains organes. Elle se fait principalement sur la cornée pour enlever les taches persistantes, sur la mu- queuse utérine couverte de granulations, etc. on a appelé abrasion intestinale, l'inflamma- tion qui provoque les déjections alvincs ap- pelées lavures de chair ou raclures de boyaux. Ce mot a encore eu d'autres acceptions. L'ac- tion d'enlever le tartre accumulé sur les dents porte aussi ce nom. A BRAS-LE-CORPS. V. Bras. ABRAXAS. s. m. (a-brEic-sass): Sorte de' pierre sur laquelle on gravait des caractères cabalistiques et qu'on portait en amulettes.- Ce mot signifie Dieu. en persan. ABRAZITE. s. f. (de l'allew. àbrazit ). Mi- nér. Substance pierreuse de couleur blanchâ- tre, à base de silice, d'albumine et de chaux appelée aussi gismondine. ABRE (Ste). Vierge, fille unique de S. Hilaire (400), honorée à Poitiers. F. 12 décembre. ABRE ou ARRUS. s. m. (du gr. abros, mou). Plante de la famille des légumineuses papilio- nacées propre à la zone équatoriale, dont les. graines rouges servent à faire des colliers, cha- pelets, etc. connue chez nous sous le nom de pois d'Amérique. Les racines ont les mêmes propriétés que celles de la réglisse; ses feuilles sont fines et.mol!es, de là son nom. ABBÉGÉ. s.m. Quelque chose écrit d'une fa- çon peu étendue. Abrégé d'une science, d'un li- vre, d'histoire,de physique, etc. Il Fig. L'homme est un abrégé des merveilles de l'univers', c'est un monde abrégé; c'est-à-dire qu'il nous offro en raccourci toutes les propriétés, toutes les merveilles de la nature. 1 En abrégé:.Loc. adv. Sommairement, en peu de morts. Contez-moi la chose en abrégé. Il signifie aussi par abré- viation. Écrivez ce mot en abrégé. ∥ Fact. de mus. Mécanisme qui dans l'orgue, par l'assem- blage des rouleaux, transmet aux soupapes des sommiers respectifs les mouvements des touches du clavier. ∥ Syn. M. Lafsye en compte douze. Le Sommaire, indication préliminaire des principales choses contenues dans un livre, dans un chapitre, à la tête duquel il se place. Le Résumé, opposé du sommaire, se place à la fin d'un livre, pour rappeler la sub- stance de ce qu'il contient; ou bien c'est un écrit qui rappelle brièvement ce qu'on sait, ce qu'on est censé savoir. L'Abrégé est comme la réduction d'un plus grand ouvrage. Le Précis se distingue par sa rigueur, il renchérit sur; abrégé et marque quelque chose de plus court;, dans l'abrégé tout est contracté, resserré; dans' le précis ne figure que l'essentiel ou le princi- pal. Raccourci, terme de peinture, exprime au fip. l'abrégé d'un grand tableau. L'Iliade et, l'Odyssée sont deux grands tableaux dont l'É- néïde est le raccourci (Roll.). L'Extrait est uw morceau ou une suite de morceaux détachés. L'Analyse est l'exposition raisonnée d'un ou-