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14 ABO ABO ABO

(noix), etc. Able (du lat. albula), petit poisson
blanc, de l'ordre des malacoptérygiens abdo-
minaux, famille des cyprinoïdes très commun.
dans tous les cours d'eau. Sa chair est peu esti-
mée, mais son corps est couvert, d'écailles
blanches et nacrées, qui, traitées par l'ammo-
niaque, donnent l'essence d'Orient, au moyen
due laquelle on fabriqué les perles fausses. Des
myriades d'ablettes argentées s'ébattaient au
soleil (G. Sand). Fig. Se'dit par comparaison
des personnes faibles, sans défense, qui se
laissent inaitriser ou duper. À la Bourse, les pe-
tits capitalistes; pauvres ablettes, sont souvent
mangés par lès gros poissons.
ABLIER s: m. Filet à mailles très fines;
employé surtout pour la pêche des ablettes.
ABLOC. s. m. Petit mur ou pilier sur. lequel
on dresse des solives pour construire un édi-
fice en bois.

ABLUANT, ANTE. adj. Qui a la propriété de
nettoyer. S'emploie subst.Un abluant, remède
abluant
ABLUER. v. a. (ab, hors luere, laver; pu'
rifier). Enlever les taches, les souillures.
Faire revivre lés écritures effacées en passant
légèrement dessus une liqueur préparée avec
-de la noix de galle, et distillée au feu. Abluer
un manuscrit. S'ABLUER: Être ablué, lavé.
ABLUTION, s. f. (du latin abluere). Action de
'laver. Hist. Chez les anciens;. principalement
chez les Juifs et les. Romains, cérémonie reli-
Lieuse qui consistait à se laver tout le corps,
ou seulement quelque partie du corps avant
un sacrifice ou avant quelque autre action.
L'ablution chez les musulmansoumahométans
est aussi la cérémonie de se laver de diverses
manières 'avànt de prier. .L'ablution était
aussi en usage chez les Juifs; L'Écriture nous
apprend que Salomon: plaça à l'entrée' du
temple, un grand vase, appelé la mer d'airain,
les prêtres se lavaient avant d'offrir le sa-
crifice. Chez ,les: catholiques occidentaux,
cérémonie dans laquelle 'le prêtre, après la
communion, se fait verser du vin dans le calice;
puis du vin et de l'eau, sur lès doigts, qui tom-
bent dans le calice, et qu'il boit ensùite. Il y a a
donc deux ablutions ou deux parties dans l'ablu-
tion. L'ablution a pour but de purifier le calice
et le§'doigts du prétre, c'est-à-dire d'en détachér
tes'moindres particules eucharistiques l'une
et l'autre espèce'pour le calice, de l'espèce du
painpour les doigts. On dit'dàns ce sens: avant
l'ablution; après l'ablution prendre les'ablu-
tions. Le mot': donner ou recevoir l'ablu-
tion n'a pas le même sens il répond à un
ùsàDé ancien; celui d'offrir aux 'communiants
un peu d'eau et de vin pour faciliter l'absorp-
tion des saintes espèces. Cet 'usage 'n'à! plus
lieu qu'anx jours d'ordination, et dans quelques
circonstances assez rares. Par extens. Action
de se laver. Chaque matin, il fait ses ablu-
tions. Méd. Ablution d'un médicament,-opé-
ration qui consiste à le laver avec de l'eau,
ipour le séparer des matières étrangères.
Philos. hermétique. Purification de la matière
par un feu continué sans interruption; les cher-
cheurs du grand œuvre cachaient cette ablu-
tion sous l'énigme de la salamandre qu'ils di-
saient se nourrir dans le feu, et sous celle du lin
inconbustible, qui se purifie et se blanchit au
'feu sans

ABNÉGATION. s. f. (ab, hors; -negàre, nier,
refuser.) Dévot. Renoncement à soi; sacrifice
dépouillement de tout ce qui ne se rapporte
pomt Dieu. L'abnégation de soi-même.
:Fig. Oubli de ses intérêts; renonciation à ses
droits, à ses opinions. Faire abnégation'de son
intérêt, de tout sentiment personnel.
ABNER. Général de Saül; embrassa le parti
-de David et fut assassiné par Joab;'

ABNET. s. m. Ceinture brodée 'de'différentes
couleurs, que portaient les prêtres hébreux.
ABNORMITÉ. s." f: (lat. abnormitas, de ab
priv. et norma, règle). Méd. Anomalie, état de
ABNOUS. s. m.(ab-nous'). Poisson vorace qui
-chasse le poisson-volant.

ABO. Ville et autrefois capitale de la Fin-
lande, sur le golfe de Bothnie, appartient
à la Rùssie depuis 1743; port; archevêché;
commerce actif d'exportation cuir,' toiles,
cordages, 18,000 hab. En. 1743, traité de"paix
-entre .la Russie et la Suède. Abo est aujour-
d'hui ch.-1. d'une'subdivision administrative
-de la Russie en Finlande.

ABOBRA. s. m. Bot. Genre de plantes qui a
donné son nom à la tribu des abobrées, famille
deg cucurbitacées (régions chaudes de l'Amé-
rique méridionale).

ABOBRÉES. s. fr,pl. Tribu de la famille des
cucurbitacées, qui a pris son nom de l'abobra.
ABOI. s. m. Subst. verbal d'Aboyer, comme
apport d'Apporter, etc. Cri du chien. En ce sens
il est moins usité qu'Aboiement. S. m.
pl. Exprime l'extrémité la bête fauve est
réduite quand- les, chiens, aboyant, sont près
de la forcer. Le cerf, est aux'abois; il tient les
abois. Fig. Dernière extrémité. Ville assié-
gée; vertu, innocence aux abois. (près de suc-
comber). Louis XIV réduisit l'hérésie aux der-
niers abois. Il Tenir quelqu'un en abois;le,
bercer d'une espérance vaine.

ABOIEMENT ou ABOÎMENT. S. m. (dérivé
de aboyer). Aboi, cri'du chien. De longs aboie-
ments, aboiements redoublés: Art. vétér. Dans
la rage, l'aboiement ne s'opère plus par le, rap-
prochement subit. des mâchoires. La gueule
reste béante et il sort du fond de la gorge
une sorte, de hurlement saccadé, en trois
temps, en trois notes, plus aiguës que l'aboie-
ment ordinaire et d'un timbre tout spécial. ||
Aboiemant humain.(V. Névrophonie:) Fig. Les
aboiements -de l'envie. Syn. Aboi, aboie-
ment. -Aboi- marque plutôt la qualité naturelle
du cri du chien..Ce' chien a l'aboi rude, aigu,
perçant, etc. Aboiement se- dit- plutôt des cris,
mêmes: On dit Faites cesser les aboiements
de ce chien, et non:faites cesser son aboi ou
ses-abois.

ABOIVAGE. s. m. V. Abeillage.
ABOIVHEMENT. s.m; V. Abeuvrage.
ABOLABIA. s. m. Bot. Espèce de globulaires
à feuilles toutes radiales,et,à fleurs portées au
sommet-d'une hampe non ramiflée. de
ABOLIR. v. a. (lat. abolere, détruire, de ab,
diminutif-et de la racine olo qui marque la
naissance comme alo qui signifie, faire .çroitre,
nourrir. Aboleresignifie faire décroître de même
qu'adolereou adolescere signifie faire croître).
Annuler, abolir Les lois, les coutumes, les duels,
le culte des faux dieux, l'esclavage. H Anc. dr.
crim. Abolir une créance, un crime. En arrêter,
en interdire la poursuite par autorité souve-
raine. S'ABOLIR. Être aboli, cesser d'êtreien
usager Les lois absurdes s'abolissent d'elles-
mêmes. Tout crime s'abolit au.bout,d'un.çer-
tain.nombre d'années; il. est couvert.par-la
prescription et ne peut plus être poursuivi.
Syn. On abolit une foule de choses sociales,
politiques, religieuses, etc.; on n'abroge guère
que dés lois, des coutumes. On révoque ses pro-
pres édits, ses propres arrêts ou ceux des pou-
voirs antérieurs dont on est le.successeur; On
infirme, on casse ce qui a été décidé par.une
autre autorité. Casser est.plus ,fort qu'infirmer.
La Cour de cassation casse, en dernier ressort
et sans -appel; les arrêts ou-jugements. La'cour
d'appel infirme' les jugements du tribunal de
première instance. Détruire, exterminer,
abolir, anéantir. Détruire. est le plus général
c'est"défaire,' décomposer, déconstruire vio-
lemment. Exterminer, c'est faire périr des
hommes ou des animaux, radicalement, de
façon que la race soit ét einte. Abolir, c'est dé-
truire dès-choses qui ont cours, ;qui sont en
.vigueur. (les-lois,: les coutumes; 'le duel, etc.).
Anéantir; c'est détruire, exterminer, ou abolir
totalement, absolument.

ABOLISSABLE. adj. Qui mérite d'être aboli,
qui peut être aboli.

ABOLISSEMENT. s. m. Action d'abolir et
résultat de cette action.

bolir et résultat de cette action. Jurisp. anc.
Acte par lequel le souv,erain amnistiaitun crime
et remettait aux coupables lés- peines aux-
quelles ils étaient condamnés ou se; trouvaient
exposés. Eéttres d'abolition, lettres de chan-
cellerie, scellées'du grand sceau;par lesquelles
le roi'déclarait abolir un fait incriminé, en ac-
"cordér le pardon fet'défendre de faire'aucune
recherche à ce sujet.'On appelait lettres d'abo-
lition générale celles que le roi accordait à une
provinces, à une communauté d'habitants pour
crime contre l'autorité royale des lettres de
cette nature furent- accordées à la ville d'Aix
en 1649. Syn. Abolissement, abolition. D'après
l'Académie l'abolissement est .la-disparition
par une longue désuétude. L'abolition est
l'anéantissement, l'extinction -opérée par.- un

acte de-la volonté législative. De plus, abolis-
sèment ne peut se diré, comme abolition, de
la remise) d un les
autres, syn, voir Absolution.

école abolitioniste.

ABOLITIONISTE. s. m. Se dit, aux, Etats-
Unis, des partisans de l'abolition de l'esclavage.
V. Esclavage.

ABOLLE, ABOLLA ou ABOLA. s. f. Espèce
de pallium, manteau de parade que portaient
lesanciens.

ABOMASUM. s. m. (ab, dessous omasum,
panse). Quatrième estomac ou caillette,des
animaux ruminants. C'est dans l'abomasum
des veaux et des agneaux que se trouve la
présure dont on se. sert,pour faire caillea le
lait.

ABOMEY. Ville d'Afrique, capitale du royaume
de Dahomey; dans la Guinée supérieure. Foires
importantes. 25,000 h.

ABOMINABLE. adj. Qui est ou mérite d'être,
en horreur, en abomination. Il marque la.qua,
lification d'odieux au plus haut degré. Il n ad-
met donc parmi les sens graduels absolus que
le positif. Il s'emploie dans les sens graduels
comparatifs. On ne dit pas très abominable,
un peu abominable. On dit abominable,
aussi, plus, moins abominable.. Le plus abo-
minable des crimes. Parexag.il dit d6,
tout ce qui est très mauvais en son genre. Mu-
sique abominable, temps abominable. Syn.
Abominable, détestable, exécrable. Abominable
paraît avoir un rapport plus,,particulier aux
moeurs, détestable, au goût, exécrable à la con-
formation. Conduite abpminable, mets détes-
table, conduite exécrable.

ABOMINABLEMENT. adv. D'une manière
abominable. Même signific. que l'adj.
ABOMINATION. s. f. Action d abominer.
Tous les honnêtes gens ont le crime en-àbo-
mination. Les assassins ,et les iricendiairessont
en abomination à.tous les peuples. Ce qui est
l'objet de l'abomination. La Prusse sera long-
temps, l'abomination des. Français. Chose
abominable. Ce crime estune des plus grandes
abominations qu'on puisse imaginer. Culte
idolâtre, fausse religion. Les abominations
des Gentils. L'abomination était répandue snr
toute la terre. Écrit, s. L'abomination de la
désolation. Les plus grands excès de l'im-
piété, de' la -profanation. Les plus grands.dé-
sordres.

ABOMINER, v. a. anc. (lat. ab-ominor,
détester, de ab qui marque l'éloignement et
omen, présage, (de os bouche, présagè qui. sort
de la bouche).. Écarter comme un mauvais pré-
sage, exécrer, avoir en horreur. Arg: Avoir
de l'aversion pour quelqu'un ou pour quelque
chose, (a6 hors de, omen de ommtum estomac).
Vieux mot français usité dans beaucoup de
provinces du Centre et de l'Ouest.

A-BON-COMPTE. s. m. Se dit d'un a-compte
servira l'avance et destiné à subvenir à une
partie d'un paiement dont l'allocation est. au-
torisée, et dont le montant n'est pas encore
déterminé. En comptabilité milit. les ac-
quits' provisoires et le paiement des feuilles
de prêt sont les à-bon-compté. Pl. Des À-
bon-compte;'

ABONDAMMENT. adv. En abondance. Vous
avez des fruits abondamment. Amplement.
Cela est abondamment expliqué, démontré.
Syn. Abondamment, en abondance. Le premier
convient mieux pour ce qui arrive le second
pour ce qui est. Boire abondamment. Les mets
étaient en 'abondance sur la, table. Beaucoup,
fort, bien, considérablement, abondamment;
copieusement, largement, amplement, à foi-
son. Beaucoup. a rapport à la quantité, et-fort à
l'intensité: Une..campagne) qui. rend (beaucoup
à son- propriétaire lui plaît fort. Bien suppose
dans celui qui s'en (sert un sentiment.d'appro-
·hation;,d'admiration,o,u,de surprise. Voici, une
nouvelietqui vous surprendra bien. Considé-
rablement annonce une grande quantité ou un
grand degré de choses importantes, dont on
doit avoir une.haute idée. Cela augmente .con-
sidérablement le nombre des habitants de
l'Europe. Abondamment se dit de la produc-
tion, copieusemenl de la consommation, et
.s'étend à toutes les fonctions animales. Une
terré produit du blé abondamment on mangé,
.on boit d'une chose copieusement.Largement,
avec libéralité, sans aucune épargne. Ample-
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