12 1 ABH ABI e ABI Phys. Quand on démontre en optique que les rayons partis d'un point, et rendus conver- gents par un' miroir concave'.ou une lentille, viennent se couper en un seul point ou foyer, on suppose que. la surface du miroir ou dela lentille necbmprend qu'un très petit nombre de degrés. S'il n'en est pas ainsi, les rayons qui tombent près des bords'ne passent plus exac- tement au foyer ils se croisent en avant, et éclairent,, au lieu d'un point unique, une sur- face plus ou moins large qu'on nomme ca- tacaustique dans les miroirs et diacaustique dans les lentilles c'est l'aberration de sphéri7 cité. On y remédie en arrêtant par des écrans annulaires les rayons qui tombent trop loin du centre. En outre,.la lumière blanche étant composée de rayons dont les indices de réfrac- tion sont différents, le foyer des rayons roues n'est pas, .dans les lentilles, au même point que celui des rayons jaunes, verts, etc. Il en résulte encore que la lumière se disperse sur un 'espace plus ou moins grande c'est l'aber- ration, de réfrangibilité. On y iemédie. par l'emploi de plusieurs lentilles achromatiques. (V. Achromatisme, Caustique Foyers, Indice de réfraction, Lentilles, Miroirs). ∥ Méd. Dé- rangement, irrégularité dans l'état habituel, l'aspect, la structure, l'action. d'un organe ou l'exercice d'une'faculté. Aberration des sens.' Aberration des fluides transport d'un li- quide et en particulier du sang, vers un or- gane autre que celui où il se porte ordinaire- ment, par, exemple lorsque une hémorrhagie nasale ou pulmonaire remplace les règles. ∥ Syn. Erreur, abus, aberration. Erreur est le terme général, abus indique un fait unique, une erreur dans le seul cas qu'on considère aberration marque une grande erreur, ou l'erreur dans le style relevé. ABERRER. vin. Néol. Errer loin de, s'écar- ter de, dévier. ABERYSTWITH. 7,000 h. Port à l'embou- chure de l'Ystwith bains, harengs, plomb. ABESAMUM. s. m. (ab-sa-mom'). Un. des noms de l'oxyde jaune de fer qui se développe sur les roues. ABESAN ou ABEZAN. Huitième juge d'Is- raël, de 1182 à 1175 av. J.-C.. ABESSI. s. m. Physiol. Matière stercorale. Sorte de burnous. ABESUM. s: m. (ab-som'). Chim. Qui n'est pas délayé. ABET. s. m. (a-bê — abiès, sapin).Bot. Es- pèce de sapin. On'appelle ainsi souvent le sapin commun. ABÉTIR. v. a. (A et bêle). Rendre bête. ∥ V. n. Les enfants qu'on maltraite abêtissent tous lés jours. ∥ Abêti, ie.. part. passé. Il est tout abêti. ∥ Syn. Abêtir, rabêtir. Ce dernier indique une action plus forte. ∥ S'ABÊTIR. v. réfl. L'esprit s'abêtit dans l'oisiveté. ABETISSANT; ANTE.'adj. Propre'à abêtir. ABETISSEMENT. s. m: Action d'abêtir, état de celui qui est abêti. ADEUVRAGE, ABOIVREMENT ou' ABUVRE- MENT. s. m. Jurispr. Au moyen âge, espèce de pot-de-vin qui se payait, en sus d'un droit 'principal'; en particulier festin donné à la ré- ception d'un maître boucher dans la corpora- tion ce repas fut remplacé dans la suite par. le paiement; d'une somme d'argent (droit de past et d'aboivrement). ABÉVACUATION. s. f. Méd. Évacuation par- tielle, incomplète. ABGAR. Nom patronymique de .plusieurs rois d'Édesse': en- Mésopotamie; du IIe s, av. J.-C. au IIIe s: ap:.J.-C. D'après une tradition, rapportée par Eusèbe, un Abgar serait entré en relations avec Jésus-Christ. ,:ABHANC:, Genre de poésie Hindoue. C'est une sorte d'ode trochaiqùé dont les vers sont réglés par l'accent des mots, comme en an- glais et non par la longueur ou la brièvetédes syllabes, comme en sanscrit, en.grec/en.latin. ABUER ou EBHER. Ville de Perse ruines du château de Dara ou Darius. ABHICHÉKA.' s. m. Cérémonie religieuse chez les Hindous qui consiste-à arroser, quel- qu'un avec de l'eau du Gange. ∥ Offrande accompagnée d'eau ou d'un autre liquidé. AB HOC ET AB HAC. (a-bo-ké-ta-bak —lat. parler à la fois de celui-ci et de celle-là). Loc. adv. et fam. Confusément, à tort et à travers. Il ne sait ce qu'il dit, il parle, il raisonne ab hoc et ab hac. ∥ Expression latine. Parler ab hoc et ab hac, c'est parler à t6rt et à travers, c'est divaguer: ABHORRANT, ABHORREUR. s. m. Déno- mination du parti de la cour en Angleterre, sous Charles II (1682). ABHORRER, v. a. (lat. abhorrere, de ab et horrere). Avoir en horreur. Syn. Hair dé- tester,abhorrer, le premier est le terme général, qui exprime une nuance moins forte, le second suppose la réflexion, le troisième marque l'im- pression d'antipathie, de répugnance qu'on éprouve naturellement. ∥ Abhorré, ée. part. passé. On dit :'abhorré de, et abhorré par. Néanmoins, de convient mieux pour l'état, on le préfère aussi quand il n'y a pas d'article: Abhorré de tous. ∥ S'ABHORRER v. réfl. Se hair réciproqùement, se haîr soi-même: Ces deux hommes s'abhorrent. Depuis son crime, il s'abhorre lui-même. ABiA: Roi de Juda successeur de Roboam, 958-55 av. J.-C. ∥ Nom propre de personnes qui se trouve plusieurs fois dans lés Ecritures. ABIATHAR. Grand-prêtre des Juifs, zélé par- tisan de David. ABID. s. m. (hébr. abib, épi vert). Premier mois de l'année sacrée chez les Hébreux, cor- respopdant à notre mois de mars. ABIBAS (S.) Martyr à Samopate. F. 29 janv. ∥ ARIBAS (S.). Fils de S. Gamaliel les corps de ces deux saints furent découverts avec celui de S. Étienne, l'an 415. ABICH (W.-Hermann). Naturalisté prussien. Berlin 1806. En 1833, voyage en Italie explo- ration scientifique dans l'Arménie et le Cau- case. En. 1842, professeur à Dorpat en Livo- nie ne quitte plus la Russie. Nombreux ou- vrages sur lès pays qu'il a étudiés: ABICHIRAS. s. m. pl. (A-bi-ki-ras'). Tribu indienne.de l'Amérique, dans la Colombie. ABICHT. (Jean-Georoes). Théologien luthé- rien. (1672-1740), professeur et pasteur à Wit- temberg savant orientaliste, a beaucoup écrit sur la langue et les antiquités hébraïques. il ABICHT (Jean-Henri). Philosophe allemand, 1762-1804. Sec, médiocre, sans conceptions originales, il a publié un. grand nombre d'ou- vrages. Encyclopédie de la philosophie, etc. ABID. Grande tribu arabe de l'Algérie, prov. d'Oran. ABIDA. s. m. My th. ,Divinité des Kalmouks, protectrice des âmes purges. ABIDGIT. s. m. Sacrifice expiatoire des Hin- dous. ABIEN, IENNE. s. et adj.'Au pl. les Abiens. Géog. anc. Peuple de Scythie, habitant les bords de l'Iaxarte. ABIENNEUR. s. m. Jurispr. anc. Commis- saire séquestre, chargé .par justice de perce- voir les fruits d'un immeuble saisi. ABIÈS. s. f. ( lat. abiès, sapin). Bot. Nom scientifique du sapin. ABIÉTATE. s: m. Chim. Nom'générique des sels formés par la combinaison des diverses bases avec l'acide abiétique.' Ces composés; incristallisables, se présentent soit en flocons blancs, soit en masses'gélatineuses ou friables opaques. ABIÉTIN, INE. adj. Qui se rapporte au sa- pin. Il Cryptogames qui croissent sous les ar- bres,ver,ta. ABIÉTINE. s. f. Chim. Substance résineuse qu'on extrait de la térébenthine, qui cristallise sous forme d'aiguilles, se groupant en étoiles, rosaces; etc., sans odeur ni saveur, insoluble dans l'eau et soluble dans l'alcool à 30 degrés, dans l'éther, l'acide, acétique, le naphte elle cristallise, par l'évaporation des dissolvants. ABIÉTINÉES. S. m. pl. (lat. abiés, eapin, semblable au sapin). Tribu de plantes de la famille des conifères sapins, épicéas, mélèzes, ABIÉTIQUE. adj. Acide qu'on trouve dans la résine du sapin. ABIÉTITE.S. S. f. pl. Paléont.. Genre de coni- fères' fossiles dans le, crétacé et le tertiaire. ABIGA, s. m. (latin abigere, expulser, flaire sortir le fœtus avant terme).'Bot. Nom donné par lee Romains à plusieurs végétaux auxquels ils attribuaient des propriétés abortives et que l'on croit appartenir pour la plupart au genre des,.labiées, ABIGAÏL. Femme de Nabal, qui refusa de venir en aide à David fugitif. Elle gagna par sa bonté le cour du roi qui l'épousa après la mort de Nabal. ABIGËAT. s. m. (a-bi-gé-a ;-ab, agere, con- duire dehors). Dr. romain. Vol de bestiaux, soit dans les pâturages, soit a l'étable. L'abigéat prit, sous l'Empire, les propor- tions d'une véritable calamité publique les abigei voyageaient en troupe, à cheval, résis-. tant à main armée à ceux qui les poursui- vaient. On dut édicter contre eux les peines les plus sévères. Chez nous, le vol de bes- tiaux -dans les' champs est puni d'un empri- sonnementd'un a àn cinq'ans (Art.388C.pén.). AHIGOTI, IE. adj. (de à et bigot.) Devenu bigot. Vieux mot qui a été. très peu employé et qui ne l'est plus du tout; malgré le désir de M. Littré. ABIJIRAS. s. m: pl. Peuple de l'Amérique méridionale, voisin du fleuve des Amazones. ABILÈNE. Géogr. anc. Contrée de la Phéni- cie, soumise à l'Empirè romain. ABILGAARD (Paul-Christian) Médecin et naturaliste -danois. 1740-1801. Plusieurs mé-. moires sur la médecine;: la zoologie et la miné- ralogie. ∥ ABILGAARD (Nicol.-Abraham): Son frère (1744-1809), le plus grand peintre du Da- nemark, le Raphaël du Nord peintre du roi, direct. de l'Ac. des beaux-arts de Copenhague. A eu pour élèves Thorwaldsen et Eckersberg. ABILLOT. s; m. (Il mouillées). Bûche dont on se sert pour réunir les coupons des trains de bois. ABILLY-SUR-CLAISE. 1,444 h. Village du dép. d'Indre-et-Loire, à 32 kil. de Loches. Ma- chines agricoles fonderie de cuivre, d'où est sortie la statue de Descartes à la Haye mino- teries importantes à Rives. ABIMALIC. s. m. Langue des Africains ber- bèresou anciens naturels du pays. Nom propre de l'auteur d'une grammaire de cette langue.. ABÎME. s. m. (lat. abyssus grec de a priv. et busso 'fond, sans fond). Abîme (abysme) vient du superl. abyssimus, le. gouffre le plus profond, très profond. ∥ Cavité profonde, gouffre sans fond. Un abîme s'ouvrit dans cette plaine. Ne vous baignez pas en tel en- droit de la rivière,.il il y a un abîme. ∥ La mer. Le pilote fut. précipité dans l'abîme. Les abîmes. de la mer, de la terre, les immenses profondeurs de la mer, de la terré. La mer ouvrit ses abîmes et engloutit toute la flotte. ∥ L'enfer. Les puits de l'abime. Tomber dans les abîmes éternels. ∥ Fig. Ce qui est extrême, le dernier degré, la ruine, la perte. Un abîme de science, de perfections, l'abîme, du vice, un abîme de malheurs. Il est sur le bord .de l'abîme. Ses ennemis creusent un abîme sous ses pas. ∥ Mystère. L'infini est un abîme pour l'esprit humain. ∥ Prov. Un abîme appelle, attire un.autre abime..Un excès, un crime, un malheur en amènent d'autres, abyssus abyssum invocat. ∥ Hérald. Centre de l'écu, en sorte que la pièce. qu'on y met ne touche et ne change aucune autre pièce. Un petit écu au milieu d'un grand est en abîme. ∥. Met. Auge dans laquelle les fabricants de chandelles versent le suif fondu. Précipice, gouffre, abîme. On est' jeté de haut en bas .dans le précipice. C'est une chute, une ruine, un renversement. Le gouffre donne l'idée de quelque chose qui absorbe, dévore engloutit. L'abîme est sans fond, sans limites il est incommensurable. ABIMÉLECH (lek). Roi philistin de Gé- rara, enleva la femme d'Abraham, reconnut son erreur et la lui rendit avec de riches pré- sents. Il Fils naturel de Gédéon, massacra ses soixante-dix frères, après la mort de son père,et se fit proclamer roi par des Sichémites. ABÎMER. v. a. Renverser, précipiter dans un abîme, engloutir. ∥ Fig. Perdre, ruiner, plon- ger. Cette.nouvelle l'abîme en de graves .ré- flexions. Il Fam. Endommager,' gâter, tacher. L'ouragan abima les blés. Il Dans une discus- sion, abîmer son adversaire, le passer par des arguments irréfutables.. ∥ ABÎMFR. v. n. Cette maison. abîma tout à coup. Peu usité. ∥ Abîmé, ée. part. passé. Le vaisseau ablmé dans les flots. Le messie abîmé dans la, douleur. ∥ S'A- BÎMER v. réfl. L'infanterie s'abima dans,les ina- rais. S'abîmer dans. la douleur. S'abîmer. dans la contemplation dés merveilles de Dieu. Ces étoffes s'abîment au soleil. AB IMO PECTORE. Du fond du cœur. Ex- pression latine. L'enfant aime à ouvrir son cœur, il parle ab imo pectore, il dit-tout avec uné entière franchise. ABINGDON. (A-bing-donn). 7,000 h. Ville d'An-