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Phys. Quand on démontre en optique que les
rayons partis d'un point, et rendus conver-
gents par un' miroir concave'.ou une lentille,
viennent se couper en un seul point ou foyer,
on suppose que. la surface du miroir ou dela
lentille necbmprend qu'un très petit nombre de
degrés. S'il n'en est pas ainsi, les rayons qui
tombent près des bords'ne passent plus exac-
tement au foyer ils se croisent en avant, et
éclairent,, au lieu d'un point unique, une sur-
face plus ou moins large qu'on nomme ca-
tacaustique dans les miroirs et diacaustique
dans les lentilles c'est l'aberration de sphéri7
cité. On y remédie en arrêtant par des écrans
annulaires les rayons qui tombent trop loin
du centre. En outre,.la lumière blanche étant
composée de rayons dont les indices de réfrac-
tion sont différents, le foyer des rayons roues
n'est pas, .dans les lentilles, au même point
que celui des rayons jaunes, verts, etc. Il en
résulte encore que la lumière se disperse sur
un 'espace plus ou moins grande c'est l'aber-
ration, de réfrangibilité. On y iemédie. par
l'emploi de plusieurs lentilles achromatiques.
(V. Achromatisme, Caustique Foyers, Indice de
réfraction, Lentilles, Miroirs). ∥ Méd. Dé-
rangement, irrégularité dans l'état habituel,
l'aspect, la structure, l'action. d'un organe ou
l'exercice d'une'faculté. Aberration des sens.'
Aberration des fluides transport d'un li-
quide et en particulier du sang, vers un or-
gane autre que celui où il se porte ordinaire-
ment, par, exemple lorsque une hémorrhagie
nasale ou pulmonaire remplace les règles. ∥
Syn. Erreur, abus, aberration. Erreur est le
terme général, abus indique un fait unique,
une erreur dans le seul cas qu'on considère
aberration marque une grande erreur, ou
l'erreur dans le style relevé.
ABERRER. vin. Néol. Errer loin de, s'écar-
ter de, dévier.
ABERYSTWITH. 7,000 h. Port à l'embou-
chure de l'Ystwith bains, harengs, plomb.
ABESAMUM. s. m. (ab-sa-mom'). Un. des
noms de l'oxyde jaune de fer qui se développe
sur les roues.
ABESAN ou ABEZAN. Huitième juge d'Is-
raël, de 1182 à 1175 av. J.-C..
ABESSI. s. m. Physiol. Matière stercorale.
Sorte de burnous.
ABESUM. s: m. (ab-som'). Chim. Qui n'est
pas délayé.
ABET. s. m. (a-bê — abiès, sapin).Bot. Es-
pèce de sapin. On'appelle ainsi souvent le
sapin commun.
ABÉTIR. v. a. (A et bêle). Rendre bête. ∥
V. n. Les enfants qu'on maltraite abêtissent
tous lés jours. ∥ Abêti, ie.. part. passé. Il est
tout abêti. ∥ Syn. Abêtir, rabêtir. Ce dernier
indique une action plus forte. ∥ S'ABÊTIR. v.
réfl. L'esprit s'abêtit dans l'oisiveté.
ABETISSANT; ANTE.'adj. Propre'à abêtir.
ABETISSEMENT. s. m: Action d'abêtir, état
de celui qui est abêti.
ADEUVRAGE, ABOIVREMENT ou' ABUVRE-
MENT. s. m. Jurispr. Au moyen âge, espèce
de pot-de-vin qui se payait, en sus d'un droit
'principal'; en particulier festin donné à la ré-
ception d'un maître boucher dans la corpora-
tion ce repas fut remplacé dans la suite par.
le paiement; d'une somme d'argent (droit de
past et d'aboivrement).
ABÉVACUATION. s. f. Méd. Évacuation par-
tielle, incomplète.
ABGAR. Nom patronymique de .plusieurs
rois d'Édesse': en- Mésopotamie; du IIe s, av.
J.-C. au IIIe s: ap:.J.-C. D'après une tradition,
rapportée par Eusèbe, un Abgar serait entré en
relations avec Jésus-Christ.
,:ABHANC:, Genre de poésie Hindoue. C'est
une sorte d'ode trochaiqùé dont les vers sont
réglés par l'accent des mots, comme en an-
glais et non par la longueur ou la brièvetédes
syllabes, comme en sanscrit, en.grec/en.latin.
ABUER ou EBHER. Ville de Perse ruines
du château de Dara ou Darius.
ABHICHÉKA.' s. m. Cérémonie religieuse
chez les Hindous qui consiste-à arroser, quel-
qu'un avec de l'eau du Gange. ∥ Offrande
accompagnée d'eau ou d'un autre liquidé.
AB HOC ET AB HAC. (a-bo-ké-ta-bak —lat.
parler à la fois de celui-ci et de celle-là). Loc.
adv. et fam. Confusément, à tort et à travers.
Il ne sait ce qu'il dit, il parle, il raisonne ab
hoc et ab hac. ∥ Expression latine. Parler ab
hoc et ab hac, c'est parler à t6rt et à travers,
c'est divaguer:
ABHORRANT, ABHORREUR. s. m. Déno-
mination du parti de la cour en Angleterre,
sous Charles II (1682).
ABHORRER, v. a. (lat. abhorrere, de ab et
horrere). Avoir en horreur. Syn. Hair dé-
tester,abhorrer, le premier est le terme général,
qui exprime une nuance moins forte, le second
suppose la réflexion, le troisième marque l'im-
pression d'antipathie, de répugnance qu'on
éprouve naturellement. ∥ Abhorré, ée. part.
passé. On dit :'abhorré de, et abhorré par.
Néanmoins, de convient mieux pour l'état, on
le préfère aussi quand il n'y a pas d'article:
Abhorré de tous. ∥ S'ABHORRER v. réfl. Se hair
réciproqùement, se haîr soi-même: Ces deux
hommes s'abhorrent. Depuis son crime, il
s'abhorre lui-même.
ABiA: Roi de Juda successeur de Roboam,
958-55 av. J.-C. ∥ Nom propre de personnes qui
se trouve plusieurs fois dans lés Ecritures.
ABIATHAR. Grand-prêtre des Juifs, zélé par-
tisan de David.
ABID. s. m. (hébr. abib, épi vert). Premier
mois de l'année sacrée chez les Hébreux, cor-
respopdant à notre mois de mars.
ABIBAS (S.) Martyr à Samopate. F. 29 janv. ∥
ARIBAS (S.). Fils de S. Gamaliel les corps de
ces deux saints furent découverts avec celui
de S. Étienne, l'an 415.
ABICH (W.-Hermann). Naturalisté prussien.
Berlin 1806. En 1833, voyage en Italie explo-
ration scientifique dans l'Arménie et le Cau-
case. En. 1842, professeur à Dorpat en Livo-
nie ne quitte plus la Russie. Nombreux ou-
vrages sur lès pays qu'il a étudiés:
ABICHIRAS. s. m. pl. (A-bi-ki-ras'). Tribu
indienne.de l'Amérique, dans la Colombie.
ABICHT. (Jean-Georoes). Théologien luthé-
rien. (1672-1740), professeur et pasteur à Wit-
temberg savant orientaliste, a beaucoup écrit
sur la langue et les antiquités hébraïques. il
ABICHT (Jean-Henri). Philosophe allemand,
1762-1804. Sec, médiocre, sans conceptions
originales, il a publié un. grand nombre d'ou-
vrages. Encyclopédie de la philosophie, etc.
ABID. Grande tribu arabe de l'Algérie, prov.
d'Oran.
ABIDA. s. m. My th. ,Divinité des Kalmouks,
protectrice des âmes purges.
ABIDGIT. s. m. Sacrifice expiatoire des Hin-
dous.
ABIEN, IENNE. s. et adj.'Au pl. les Abiens.
Géog. anc. Peuple de Scythie, habitant les
bords de l'Iaxarte.
ABIENNEUR. s. m. Jurispr. anc. Commis-
saire séquestre, chargé .par justice de perce-
voir les fruits d'un immeuble saisi.
ABIÈS. s. f. ( lat. abiès, sapin). Bot. Nom
scientifique du sapin.
ABIÉTATE. s: m. Chim. Nom'générique des
sels formés par la combinaison des diverses
bases avec l'acide abiétique.' Ces composés;
incristallisables, se présentent soit en flocons
blancs, soit en masses'gélatineuses ou friables
opaques.
ABIÉTIN, INE. adj. Qui se rapporte au sa-
pin. Il Cryptogames qui croissent sous les ar-
bres,ver,ta.
ABIÉTINE. s. f. Chim. Substance résineuse
qu'on extrait de la térébenthine, qui cristallise
sous forme d'aiguilles, se groupant en étoiles,
rosaces; etc., sans odeur ni saveur, insoluble
dans l'eau et soluble dans l'alcool à 30 degrés,
dans l'éther, l'acide, acétique, le naphte elle
cristallise, par l'évaporation des dissolvants.
ABIÉTINÉES. S. m. pl. (lat. abiés, eapin,
semblable au sapin). Tribu de plantes de la
famille des conifères sapins, épicéas, mélèzes,
ABIÉTIQUE. adj. Acide qu'on trouve dans
la résine du sapin.
ABIÉTITE.S. S. f. pl. Paléont.. Genre de coni-
fères' fossiles dans le, crétacé et le tertiaire.
ABIGA, s. m. (latin abigere, expulser, flaire
sortir le fœtus avant terme).'Bot. Nom donné
par lee Romains à plusieurs végétaux auxquels
ils attribuaient des propriétés abortives et que
l'on croit appartenir pour la plupart au genre
des,.labiées,
ABIGAÏL. Femme de Nabal, qui refusa de
venir en aide à David fugitif. Elle gagna par
sa bonté le cour du roi qui l'épousa après la
mort de Nabal.
ABIGËAT. s. m. (a-bi-gé-a ;-ab, agere, con-
duire dehors). Dr. romain. Vol de bestiaux,
soit dans les pâturages, soit a l'étable.
L'abigéat prit, sous l'Empire, les propor-
tions d'une véritable calamité publique les
abigei voyageaient en troupe, à cheval, résis-.
tant à main armée à ceux qui les poursui-
vaient. On dut édicter contre eux les peines
les plus sévères. Chez nous, le vol de bes-
tiaux -dans les' champs est puni d'un empri-
sonnementd'un a àn cinq'ans (Art.388C.pén.).
AHIGOTI, IE. adj. (de à et bigot.) Devenu
bigot. Vieux mot qui a été. très peu employé
et qui ne l'est plus du tout; malgré le désir
de M. Littré.
ABIJIRAS. s. m: pl. Peuple de l'Amérique
méridionale, voisin du fleuve des Amazones.
ABILÈNE. Géogr. anc. Contrée de la Phéni-
cie, soumise à l'Empirè romain.
ABILGAARD (Paul-Christian) Médecin et
naturaliste -danois. 1740-1801. Plusieurs mé-.
moires sur la médecine;: la zoologie et la miné-
ralogie. ∥ ABILGAARD (Nicol.-Abraham): Son
frère (1744-1809), le plus grand peintre du Da-
nemark, le Raphaël du Nord peintre du roi,
direct. de l'Ac. des beaux-arts de Copenhague.
A eu pour élèves Thorwaldsen et Eckersberg.
ABILLOT. s; m. (Il mouillées). Bûche dont
on se sert pour réunir les coupons des trains
de bois.
ABILLY-SUR-CLAISE. 1,444 h. Village du
dép. d'Indre-et-Loire, à 32 kil. de Loches. Ma-
chines agricoles fonderie de cuivre, d'où est
sortie la statue de Descartes à la Haye mino-
teries importantes à Rives.
ABIMALIC. s. m. Langue des Africains ber-
bèresou anciens naturels du pays. Nom propre
de l'auteur d'une grammaire de cette langue..
ABÎME. s. m. (lat. abyssus grec de a priv.
et busso 'fond, sans fond). Abîme (abysme)
vient du superl. abyssimus, le. gouffre le plus
profond, très profond. ∥ Cavité profonde,
gouffre sans fond. Un abîme s'ouvrit dans
cette plaine. Ne vous baignez pas en tel en-
droit de la rivière,.il il y a un abîme. ∥ La mer.
Le pilote fut. précipité dans l'abîme. Les
abîmes. de la mer, de la terre, les immenses
profondeurs de la mer, de la terré. La mer
ouvrit ses abîmes et engloutit toute la flotte.
∥ L'enfer. Les puits de l'abime. Tomber dans
les abîmes éternels. ∥ Fig. Ce qui est extrême,
le dernier degré, la ruine, la perte. Un abîme
de science, de perfections, l'abîme, du vice,
un abîme de malheurs. Il est sur le bord .de
l'abîme. Ses ennemis creusent un abîme sous
ses pas. ∥ Mystère. L'infini est un abîme pour
l'esprit humain. ∥ Prov. Un abîme appelle,
attire un.autre abime..Un excès, un crime, un
malheur en amènent d'autres, abyssus abyssum
invocat. ∥ Hérald. Centre de l'écu, en sorte que
la pièce. qu'on y met ne touche et ne change
aucune autre pièce. Un petit écu au milieu
d'un grand est en abîme. ∥. Met. Auge dans
laquelle les fabricants de chandelles versent
le suif fondu. Précipice, gouffre, abîme.
On est' jeté de haut en bas .dans le précipice.
C'est une chute, une ruine, un renversement.
Le gouffre donne l'idée de quelque chose qui
absorbe, dévore engloutit. L'abîme est sans
fond, sans limites il est incommensurable.
ABIMÉLECH (lek). Roi philistin de Gé-
rara, enleva la femme d'Abraham, reconnut
son erreur et la lui rendit avec de riches pré-
sents. Il Fils naturel de Gédéon, massacra
ses soixante-dix frères, après la mort de son
père,et se fit proclamer roi par des Sichémites.
ABÎMER. v. a. Renverser, précipiter dans un
abîme, engloutir. ∥ Fig. Perdre, ruiner, plon-
ger. Cette.nouvelle l'abîme en de graves .ré-
flexions. Il Fam. Endommager,' gâter, tacher.
L'ouragan abima les blés. Il Dans une discus-
sion, abîmer son adversaire, le passer par des
arguments irréfutables.. ∥ ABÎMFR. v. n. Cette
maison. abîma tout à coup. Peu usité. ∥ Abîmé,
ée. part. passé. Le vaisseau ablmé dans les
flots. Le messie abîmé dans la, douleur. ∥ S'A-
BÎMER v. réfl. L'infanterie s'abima dans,les ina-
rais. S'abîmer dans. la douleur. S'abîmer. dans
la contemplation dés merveilles de Dieu. Ces
étoffes s'abîment au soleil.
AB IMO PECTORE. Du fond du cœur. Ex-
pression latine. L'enfant aime à ouvrir son
cœur, il parle ab imo pectore, il dit-tout avec
uné entière franchise.
ABINGDON. (A-bing-donn). 7,000 h. Ville d'An-