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10 ABE ABE ABE

ABÉCÉDAIRE. S. m. (du lat. abecedarius):
A b c d. Livre l'on apprend à lire. On le
confond souvent avec le syllabaire qui est, à
proprement parler, la partie du premier-livre
de/lecture les lettres sont réunies en sylla-
bes.- L'abécédaire, à partir,du xv° s., a presque
toujours porté le nom de croix de par Dieu ou
croix de Jésus, parce que le titre en. est orné
d'une croix. Ce titre veut dire croix de le part
de Dieu, on devrait donc écrire de la part de
Dieu. Livre des premiers éléments d'une
science, d'un art. Adj. des 2 g. Se dit des
Ouvrages qui traitent des lettres par rapport
la lecture ouvrage élémentaire. Par extens.
ouvrage mal frit homme qui n'avait aucune
étude ou qui est encore aux premiers élé-
ments d'une science un ignorant. On dit
Une ignorance abécédaire, c:-à-d. complète; un
enfant abécédaire, qui commence a'apprendre
à lire. Qui est rangé suivant les-lettres de
l'alphabet alphabétique. On appelle-abécé-
daires les poèmes et.les psaumes dans lesquels
les premières lettres de chaque strophe ou
verset suivent l'ordre alphabétique. Le
M8" psaume et les.Lamentations de- Jérémie
sont de ce genre. ABÉCÉDAIRE. s. f Bot.
A cmelle, plarite.de l'Inde qui, dit-on, a la pro-
priété de délier la langue dés enfants. (V.
Acmelle). ABÉCÉDAIRES ou ABÉCÉDARIENS. s.
m. pl. Sectaires anabaptistes. qui prétèndaient
que pour être sauvé,il fallait ignorer jusqu'aux
lettres de l'alphabetjparce que d'après Luther,
chaque. chrétien doit être juge du sens de
l'Écriture, car Dieu instruit tout homme immé-
diatément et par lui-même. Un sectaire abécé-
darien.

mentaire.

ABECKÉTT (Gilb.-Abbot). Littérateur an-
glais. Londres, 1811-1856. Journaux et articles
satiriques. Essaya vainement, en 1835, de fon-
der le Figaro à Londres.

'Action de donner la becquée.

ABECQUER. v. a. (a et bec). Donner la bec-
quée. Les oiseaux abecquent leurs petits.
Fig. Allécher, affriander.

Petits oiseaux abecqués par leur mère. Arg.
Nourrir quelqu'un, lui donner la becquée, dans
l'argot du peuple qui appelle abecqueuses les
nourrices et les maîtresses d'hôtel.

ABEE. s. f. (a.-bé ;— de a et bée qui vient de
béer, être 'béant, ouvert). Ouverture par la-
quelle l'eau tombe sur la roue d'un moulin et
qu'on ferme avec des pales quand le moulin
n'es t pas en mouvement. On dit aussi Bée:
ABEGG (Frédéric-Henri). Jurisconsulte alle-
mand, à Erlangen 1796, m en 1868. Profes-
seur à Kœnigsberg, puis Breslau. Ses ou-
vrages, regardent surtout le droit pénal, la
procédure criminelle.

ABEILLAGE. s m. Vieux mot qui signifiait
un, essaim, une ruche d'abeilles;

Droit qu'avait un seignéur de prélever, sur
les ruches de ses vassaux, une certaine quan-
appartenait au seigneur de retenir à titre d'é-
pave les essaims non poursuivis.

ABEILLE. s. f. (a-bè'-ll'; ll mouillées): Du
lat. spicula, dimin. de apis p, changé en
Insectes de l'ordre des hyménoptères famille

des mellifères, renfermant un grand nombre
do genre, dont le plus important est l'abeille
domestique, Apis mellifica, vulgairement

mouche à miel, et Avette, dans quelques-
pays. On les reconnaît à leurs antennes fili-
formes et coudées, à leurs mandibules en
forme de cuillère et à la plaque carrée et armée

de poils, comme une brosse, qui forme, le
1er article des tarses des jambes postérieures.
Les abeilles vivent en sociétés nombreuses
dans des ruches qu'elles se construisent,
comme nous le dirons plus loin. On trouve
dans chaque ruche une seule femelle, ou reine,
longue de 20mm. un grand nombre de neutres,

n'être que des femelles incomplètement déve-
loppées, et un nombre relativement petit de
leurs yeux plus gros,; plus rapprochés, et dont
la taille est intemédiaire entre celle' 'des
réines et celle des ouvrières. Lest mâles n'ont
point d'aiguillon, mais les deux autres'espèces

façon élé-

portent à l'extrémité de l'abdomen un dard
avec une glandequi

secrète un venin très actif, et avec lequel elles
causent-'des piqûres d'autant plus -doulbu-
reuses, que le dard se brise et reste;dans.la
plaie. Cela occasipnne la mort de l'insecte. On
a vu des hommes succomber à la suite d'un
certain nombre

d'abord extraire

de 'l'ammoniaque'; ou de l'éau vinaigrée.
Avant 'de construire leur ruche, les abeilles
,en tapissent toutes les fissures avec une ma-
tière.résineuse brune qu'on nomme propolis,
et qu'elles recueillent sur les plantes elles
n'y laissent qu'une ouverture étroite pour ser-
au som-

met des gâteaux de cire, formés de deux rangées.
de cellules hexagonales, términées par-trois
petits. losagees formant la pointe, et adossées
par ces parties pointues, de façon à ce que
l'extrémité de chaque cellulule s'encastre dans
l'espace formé par. trois cellules du rang op-
posé'. On a démontré géométriquement que
cette disposition, adoptée instinctivement par
ces merveilleux architectes,était la plus'propre
pour, économiser place, la matière et le tra-
vail. Là'cire est sécrétée entre les anneaux de
l'abdomen des ouvrières l'insecte la travaille
et l'étalé en lames minces au moyende ses.
pattes, et de ses mandibules. Parmi ces cel-
lules, les unes sont destinées à recevoir cha-
cune un œuf, pondu parla reine qui peut en
contenir jusqu'à 1000 ou 1260 à la- fois, les
autres à conserver la provision miel, que
les ouvrières fabriquent au moyen du pollen
et du nectar des fleurs. Ce sont les fleurs de
la famille des labiées: thym, menthe, la-
vande, etc., qui fournissent le meilleur miel.
Quelques cellules", plues grandes' que les
autres, et d'une forme particulière, reçoivent
les œufs qui doivent donner les'reines. L'œuf,
gros 'de 2 à 3'millim., éclot au' bout de à à
5 jours. Il en sort une larve blanche, ridée,
sans pattes, longue de 4 millim. et que les
ouvrières nourrissent de miel.La nourriture des
larves royales est d'une nature particulière, et
c'est à cela, sans' doute, que le 'jeune 'animal
doit son développement complet, car on a
remarqué que si,les ceufs dèstinés à produire
des reines Misaient défaut, les ouvrières agran-
dissaient une ou plusieurs cellules ordinaires,
en démolissant les clois'ons'1 voisines, 'don-
naient à ces larves la, nourriture spéciale, et
faisaient une reine d'un ver qui, sans cela,
fût 'devenu une modeste ouvrière. Au bout
'dé 6 jours les larves se transforment en
nymphes, elles' n'ont 'plus alors besoin de
nourriture, et 12 jours plus tard, elles éolosent
sous leur forme d'abeille. Quand plusieurs
reines' éclosent dans .'une ruche;' elles se
livrent un combat acharné, jusqu'à ce-qu'une
seule survive. Alors la vieille reine veut la
tuer, mais les ouvrières la protègent, et cétte
mèrè furieue s'échappe au dehors, accompa
gnée de'tous ses anciens sujets, pour' aller
former'ailleurs une colonie c'est un essaim.
La nouvelle génération reste, donc'en posses-
sion de la ruche. La' jeune reine sort' 'alors,
súivie par lies faux-bourdons, et tous s'élèyent
dans l'air a/une 'grande hauteur. C'est que
fécondation a lieu. La reine rentre bientôt
pour. donner' le jour à une nouvelle famille,
'mais' les mâles, devenus inutiles, se voient re-
fuser l'entrée par les ouvrières, qui les tuent
impitoyablement Une ruche 'peut 'donner
plusieurs essaims dans une année. On ne con-
nait pas' exactement la durée :dé la vie des
abeilles les avis des s savants varient entre
trois et sept 'ans. Lés' abeilles ont un grand
'nombre d'ennemis les uns, comme les lar-
ves des teignes de' la cire, détruisent fleurs
gâteaux les autres, comme les guêpes, les
'frelons mangent lèur miel d'autres eneore,
comme le philùnte dévorent, leurs' larves.
L'homme les protège, mais c'est pour les
dépouiller à son profit en prenant leurs gâ-
Teaux cire et leur provision de miel. (V.
Cire, Miel, Ruche, etc.) Les' Égyptiens avaient
faitr de l'abeille le symbole de la royauté, et
Napoléon placa des abeilles dans' les armes
de l'Empire. Les -anciens et les modernes
ont longuement écrit-sur les mœurs et
les travaux de "ces' intéressants animaux.
Sans parler ,dés Géorgiques de Virgile,
nous pouvons citer. Fabricius, Réaumur, Bon-

net, et surtout Huber. Jurispr. Le proprié-
taire' d'un essaim a le droit de le réclamer et
de s'en'ressaisir'tant qu'il n'a pas cessé de le
suivre!; autrement l'essaim appartient au pro-
priétaire du terrain sur lequel il' s'est fixé
(Code rural de 1791). Le vol d'une ruche est
puni d'un emprisonnement trois.mois à un
an pour un vol de jour;'et de six mois à deux
ans pour un vol de nuit (Loi du 25 frimaire
an VIII). Il est interdit de troubler les abeilles
dans leurs travaux les ruches ne peuvent
donc être saisies, même pour le paiement des
impôts, que dans les mois de décembre, jan-
vier et février. Fig. Xénophon a été sur7
nommé. l'Abeille attique. En littérature les pro-
fits sont souvent pour 'les frelons et!non pour
les abeilles Recueils périod. Abelle médicale,
Abeille du Parnasse, etc.

ABEILLE (Gaspard). 1648-1718. Abbé litté-
rateur à Rives, en Provence fut reçu à l'A-
cadémie française en 1704; composa des odes,
des tragédies; des opéras, etc. A la première
représentation d'une 'dé ses pièces, commen-
çant par un dialogue entre-deux princesses,
dont l'une dit à l'autre « Vous souvient-il, ma
sœur, du feu roi notre père? », un plaisant du
parterre répondit, au milieu des éclats de rire,
par ce vers de Jodelet « Ma foi s'il m'en sou-
vient, il ne m'en souvient guère. » ABEILLE
(Scipion). Frère du précédent, chirurgien-major
'du régiment de' Picardie. Histoire nouvelle des
os, selon les anciens et les modernes, 1685, in-
12. Le, parfait chirurgien d'armée, 1696, in-12.
ABEILLE (Louis-Paul). à Toulouse en
1719; membre 'de la Société d'agriculture de
Paris, inspecteur général des manufactures de
France, 'mort en 1807: A publié un grand
nombre'd'ouvrages' sur l'économie rurale, le
commerce'et la politique.

ABEILLÉ, ÉE. adj. Objet sur lequél on a re-
présenté des abeilles. Manteau abeillé' d'or.
ABEILLER, ÈRE. adj. Qui s'bccupe- des
abeilles. Industrie, abeillère.
ABEILLIER. s. m. Rucher, construction lé-
gère qui contient les ruches.
ABEILLON (Jean-Baptiste). Curé d'Arlem-
pède, diocèse de Viviers; 'fut martyrisé au'Puy,
'par les révolutionnaires, le 17 juin 1794.
ABEILLON. s. m Vieux mot. Essaim d'a-
beilles.

ABEIN. Source d'eau minérale en Auvergne,
près du mont Doré. «

ABEKEN (Bern-Rod.) Écrivain allemand
à Osnàbruck 1780. Précepteur des enfants de
Schiller, professeur à Rudolstadt, directeur du
'collège d'Osnabruck. Études. sur Dante, Cicé-
ron, Goethe l'histoire de l'Italie centrale avant
la domination romaine (œuvre de son fils,
qu'il édita) m. en '1866.' ABEKEN (Guill.-
Louis). Fils .du précédent, en 1813, mort à
Munich 1843, écrivit ;des' ouvrages archéblo-
ABEL.. ( h'ébr. souffle, respiration). Second
fils, d'Adam, tué par Cain, son frère, jaloux
de ses vertus. Ce tragique épisode a sou-
vent inspiré la poésie et la peinture poème
de Gessner, tragédie de Leirouvé. ABEL (S.).
Moine" irlandais, missionnaire dans la Frise,
archevêque de Reims, chassé par la faction de
l'intrus Millon, mourut abbé du monastère'de
VIIIe s, Fête 5

XIIIe s. ABEL (Ch.-Fréd.). Célèbre musicien
allemahd, mort à Londres, directeur dela cha-
pëll'e de,la cour (1725-1787). ABEL (H.-K.). Bo-
1731-

1829. Professeur à Stuttgart, à Tubingue, di-
recteur général de l'éducation dans le Wurtem-
berg. Essai sur la nature de la raison spécula-
live (1787); Recueil et explication des événements
in-8°, Francfort.

toire dont lès principales toiles sont au musée
de Vienne, à Aschach 1768, m. à Vienne 1818.
1780-1826.

Voyageur

"tions scientifiques sur 'ce pays. Chirurgien en
chef de la Cie des Indes. Mort à Calcutta.
1829. Ses voyages en France, en Allemagne,
en Italie, le firent apprécier dans les 'grandes
académies scientifiques. Rentré dans son
pays, il n'y obtint ni place ni. secours, et mou-
rût dans l'indigence, à 27 ans. Équations algé-
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