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DICT. DES DICT. T. 1.
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avec une pension de la France de 100,000 fr.
A Damas, en 1860, il défendit les. chrétiens
contre les massacreurs grand'croix de la Légion
d'honneur à cette occasion. En 1870 offrit son
épée à la France contre la Prusse.'
ABD-EL-MÉLEK. Cinquième, calife des Om-
miades à Damas (685-705), affermit ou étendit
sa-puissance en Arabie, en Égypte, en Syrie,
etc. Plusieurs princes des Sassanides ont porté
ce nom.
ABD-EL-MOUMEN. Fils d'un potier, calife
almohade d'Afrique (1130-1163), conquit le
Maroc et le sud de l'Espagne.
ABD-EL-RHAMAN (Muléi). Sultan du Maroc
et de Fez (1758-1859). Donne, en 1843, asile à
Abd-el-Kader, et combat avec lui les Français
les bombardements de Tanger-et de Mogador-
par le prince de Joinville, puis la victoire
d'Isly, le forcent à faire avec nous la paix. Il
-eut des démêlés, pendant son règne, avec
l'Autriche, le Danemark et la Suède, à propos
des tributs de garantie que ces États lui payaient
contre la piraterie avec la France en 1849, la
Prusse en .1836. Son fils aine, Sidi-Moham-
med, lui succédait en 1859. ∥ ABD-ÈL-RHAMAN
(Ben-Hossain). Historien arabe, né au Caire vers
le milieu du XVIIIe s., mort 1820. Il fit partie
du divan, au Caire; pendant la conquête fran-
çaise, dont-il a écrit l'histoire sous ce titre.:
Annonce de la victoire qui a délivré l'Egypte.
On lui doit aussi l'Histoire générale de 1 Egypte
moderne, de 1688 à i806, 3 vol. in-4°, trad. en
français.
ABDÉNAGO. Nom qui signifie serviteur dé
Nago, soleil ou étoile du matin, donné'par
l'officier du roi de Babylone à Azarias, un des
trois compagnons de Daniel, qui furent jetés
dans une. fournaise ardente et délivrés mira-.
culeusement, l'an 600 av. J.-C.
ABD-ÈN-NOUR. Tribu de la provo de Con-
stantine, S.-O. 10,000 h.
ABDÉRAME. Nom'de plusieurs califes de
la race dès Ommiades en Espagne. Le pre-
mier qui porta ce nom et le plus,illustre de
tous est le chef des. Sarrasins d'Espagne qui
firent une invasion en France, Il fut vaincu
par Charles Martel et périt à la .célèbre ba-
taille de. Poitiers, 732. Ainsi fut arrêtée l'inva-
sion musulmane qui menaçait la France et
l'Europe.
ABDÈRE.- Géog. anc. (auj. Polystilo). Ville
de la Thrace, sur la mer Égée, patrie de Dé-
mocrite, de Protagoras, d'Anaxarque, d'Hé-
catée. La stupidité de ses habitants 'était
passée en proverbe, et on disait à Rome, du
temps d'Auguste, aôderita ntens pour désigner
un esprit borné. ∥ Adj. A6déritain, aine, ou
a6dérzte.
ABDERIT (S.). Évêq. de Ravenne, IIe s. Fête
27 septembre.
ABDEST. s. m (ab-dè-st'). Purification légale
chez les Persans et les Turcs. Ceux-ci la font
tous les matins en se tournant vers la Mecque.
Il Eau qui sert à cette purification.
ABDIAS. Intendant de la maison- d'Achab,
roi d'Israël. Cacha les cent prophètes que la
reine Jézabel voulait faire périr. ∥ Le qua-
trième des douze petits prophètes vivait au
temps de la captivité et en prédit le retour;
écrivit un seul chapitre contre les Iduméens.
Il Fameux imposteur dé Babylone qui avait
écrit la vie des apôtres et voulait se faire pas-
ser pour un des 72 diseiples de J.-C.
ABDICATION, s. f. Polit. Renonciation à une
.charge, à une dignité, à un titre et particu-
lièrement à l'autorité souveraine. Un roi ne
doit abdiquer que conformément aux lois fon-
damantales, et surtout à. celle qui règle la
succession au trône. Il ne doit le faire que
dans l'intérêt public. Les abdications les plus
célèbres sont celles à Rome, de Sylla (79.av.
J.-C.) de Dioclétien et de Maximien (305).
En France de Napoléon Ier (1814 et i815);
de Charles X (1830) de Louis-Philippe (1848);
de M. Thiers (1873) -de Mac-Mahon (1879).
Ces deux dernières abdications dé présidents
de. République sont plutôt des démissions.
En Allemagne, de- Charles-Quint (1556) de
Ferdinand, empereur d'Autriche (1848). En
Espagne, de Philippe V. (1724) de Charles IV
(1808) dè la reine Isahelle, en faveur de
son fils Alphonse XII (1870) d'Amédée de
Savoie (1873). En Pologne, d'Henri de Va-
lois, qui. devint Henri' III de France (1574)
.d'Auguste II (1706); de Stanislas (1735)
de Poniatowski (1795). En Angleterre de
Richard II (1399) de Jacques II (1688). En
Suède, de la reine Christine (i654). En Sa-
voie, d'Amédée (1494) de Victor-Amédée
(1750) de, Charles-Emmanuel (1802) 'de
Victor-Emmanuel Ier (1819) de, Charles-Albert
(1849). En Hollande, du roi Louis (1810). En
Bavière, du roi Louis (1848). En Allemagne, des
princes de Hohenzollern en faveur de la cou-
ronne de Prusse (1849).. Parmi les papes, un
seul a abdiqué, le pape saint Célestin.V (1296).
∥ Abdication, dans l'ancienne jurisprudence,
l'acte par lequel un père privait son fils- des
droits: que celui-ci avait, à ce titre, dans sa
succession. L'abdication était une exhérédation
prononcée pendant la vie et susceptible de ré-
vocation (Acad.). ∥ Fig. L'indifférence est l'ab-
dication dé la conscience. ∥ On. dit l'abdica-
tion de Napoléon, -l'abdication de la couronne,
l'abdication de Fontainebleau.'
ABDtOTE. s. et adj. Géog. V. Abadiote.
ABDIQUER. v. a. (lat. abdicare,' de ab, qui
marque séparation et dicare, faire connaître,
publier). Abandonner le pouvoir suprême, y re-
noncer entièrement. Abdiquer la royauté, l'em-
pire, la couronnec On dit aussi en parlant
de magistrats de l'ancienne Rome, abdiquer
le consulat, la dictature, les honneurs. ∥ Fig.
Abdiquer la liberté, le droit. de vengeance, y
renoncer. ∥ V. n. Ce prince a abdiqué, on l'a
forcé à abdiquer. Il' Syn. Se démettre, rési-
gner, abdiquer. Un ministre se démet dé sèa
fonctions, un dignitaire résigne sa digité, un
roi, un empereur abdiquent.
ABDITOLARVE. adj. (lat. abditus, caché;
.larva, larve). Entom. Qui se développe dans
le tissu des plantes.: Il S. m. pi. Famille d'hy-
ménoptères dont les larves sont déposées dans
le tissu de certains végétaux.
ABDOMEN. s. m. (ab-do-mèn on fait sentir
l'n). Étym. douteuse abdere, cacher et omen,
présage, (?) PeuL-être :parce qu'on consultait..
autrefois les entrailles des animaux pour
connaître l'avenir. abdomen n'est peut-être
qu'une corruption d'adipomen; graisse. ∥ Anat.
Vulgairement ventre. Cavité de grandeur très
variable, qui occupe- la partie inférieure
du tronc, au-dessous de la cavité thoracique,
ou poitrine, dont elle est séparée, chez
l'homme et les animaux. qui s en rappro-
chent, par le diaphragme limitée en ar-
rière par les vertèbres lombaires, sur les côtés
et en avant, par des muscles et des aponé-
vroses, dont les fibres s'entrelacent au milieu
de la paroi antérieure pour former la ligne
blanche. Cette cavité peut se diviser horizon-
talement en trois régions. En haut: l'épigastre,
dont lés côtés s'appellent hypocondres droit
et gauche au milieu, la région ombilicale, por-
tant, à droite et à gauche, le nom de flancs
au bas, la région hypogastrique, formant la-
téralement les fosses iliaques; L'abdomen ren-
ferme presque tout l'appareil digestif: estomac,
intestins, pancréas, puis'le foie, la rate, les
reins, la vessie. Le tout est protégé par une.
membrane séreuse, le péritoine. I1 est plus
grand chez la. femme que chez l'homme
beaucoup plus développé, relàtivemènt; chez
l'enfant que chez l'adulte. Il est très impor-
tant que le jeu de tous ces organes reste tou-
jours très libre de là la nécessité de surveil-
ler l'usage des corsets,-surtout dans-le jeune
âgé. Chez les reptiles et les batraciens le dia-
phragme n'existe pas, et les deux cavités,
thoracique et abdominale, n'en font qu'une.
.Chez les mollusques sa- position est très va-
riable. Lâ plupart des, annelés (insectes,
arachnides, crustacés) ont l'abdomen 'bien
distinct du corps, auquel il n'est souvent
réuni que par un étroit pédoncule il ne porte
jamais de pattes mais à l'état de larves ou
:de chenilles, ces animaux, comme les anné-
lidés, n'ont pas de cavité distincte. Il en est de
même chez les zoophytes. ∥ Consult. Jourdan,
Littré et Robin, Jaccoud, Dechambre etc..
ABDOMINAL, ALE. adj. Qui appartient ou se
rapporte à l'abdomen. Côtes abdominales, les
cinq dernières paires de côtes. Membres ab;
dominaux, ceux qui tiennent au bassin et
que pour cette raison, on nomme aussi.pel-
viens, etc. ∥ ABDOMINAUX. s. m. pl. Poissons
malacoptérygiens, qui ont les nageoires ven-
trales-sous l'abdomen, derrière les pectorales
(les carpes, lés brochets, tes silures, les sau-
mons, les truites, les aloses, les harengs). ∥
Insectes coléoptères pentamères de la famille
des carabiques; qui se distinguent par la pré-
dominance de l'abdomen sur le thorax ou cor-
selet.
ABDOMINOSCOPIE. d. (lat. abdomen, ventre
et du gr. scopeïen, examiner).: Méd. Exa-
men de l'abdomen par le. palper et la per-
cusslon,'sur le doigt ou sur le plessimètre.
ABDOMINO-SCROTAL. s. m. et adj. Muscle
abdomino-scrotal, crémaster (V. ce mot).
ABDOMINO-THOBACIQUE. adj. Qui se rap-
porte à l'abdomen ou au thorax les nerfs
splanchniques.
ABDOMINO-UTÉROTOMIE. s. f. Ouverture
chirurgicale de l'utérus, par l'abdomen opéra-
tion césarienne.
ABDON. 10° -juge d'Israël, 1164 à 1154 av.
ABDON et SENNEN. Nobles.persans, martyrs
àRome sous la persécution de Dèce. F. 30 juil-
let. Leur culte est ,très.ancien: Dans la troi-
sième chambre du cimetière Pontica à Rome
on voit une fresque qui, remonte au moins
au VIIe siècle.Elle représente le Seigneur à mi-
corps dans un nuage et déposant de chaque
main une couronne sur la tête de S. Abdon et
de S. Sennen, en costume persan, avec le
bonnet phrygien.
ABDOUL-FETA-BEY. Vice-amiral ture, mas-
sacré par ses troupes, en 1799 dans la rade
d'Aboukir.
ABUOUL-KERYM. Personnage distingué du
pays de Cachemire; habitait Delhi, lors de l'in-
vasion de Nadir dans l'Inde, en 1738 échappa
au carnage que les Persans firent dans cette
ville, suivit l'armée' victorieuse fit le pèleri-
nage de la Mecque, etc. Ses Mémoires en persan,
et traduits en anglais,sont précieux au double
point de.vue historique et géographiques
ABDUCTEUR. adj. m:, qui s'emploie aussi
-substantiv. (lat. abductor, de ab, hors diecere,
conduire, écarter). Anat. Nerf abducteur, la
sixième paire de nerfs cérébraux qui se distri-
bue en entier au muscle' droit externe de
l'œil. ∥ Se dit de différents muscles qui .pro-,
duisent le mouvement d'abduction. L abduc-
teur de l'œil, de la cuisse, etc.
ABDUCTION. s. f. (ab-duk-si-on). Anat. Mou-
vement qui .écarte un membre ou une partie
quelconque de la ligne médiane, du corps,
c.-à-d. du plan mitoyen qu'on, suppose par-
tager, le corps longitudinairement, en deux
moitiés semblables ou symétriques.. ∥ Philos.
Argument où le grand terme est contenu dans,
le moyen terme, mais-où le moyen terme n est
pas intimement lié avec le petit terme. Élimi-
nation d'une ou Plusieurs propositions cousi-
dértes désormais comme inutile à la dé-
monstration qu'on veut simplifiér:
ABD-UL-AZIZ. Grand-sultan de Turquie
(1830-1876). Succède à son frère Abd-ul-Medjid
en 1861. Esprit,libéral, a maintenu la loi d'éga:
lité entre ses sujets, et établi quelque ordre
dans les finances. Fondation de la Banque ot-
tomane exposition de l'industrie otto-
mane à Constantinoplè (même anriée).,Révol--
tes du Monténégro des Crétois 1866, de
l'Herzégovine 1875. Détrôné, le 30 mai 1876,
remplacé par son neveu Mourad V mort le
4 juin, probablement assassiné les veines
des bras avaient été ouvertes avec des ciseaux.
ABD-UL-HAMID. 1727-1789. Sultan turc, sous
le gouvernement duquel la Russie s'empara
des provinces du sud du Danube et de la Crimée.
∥ ABD-UL-HAMID II. Grand-sultan de Turquie
né 1842, succède à Mourad V (f876). Difficultés
-et guerre avec la Russie en 1877.
ABD-UL-MEDJID. 31° souverain de la dynas-
tie d'Othman (1823-1861). Succède à son père
Mahmoud II (1839). Attaqué-par l'Egypte, il
.signe (1840-41) avec les puissances, euro-
péennes un traité garantissant l'intégrité de
l'empire,; réorganise l'aimée-èt l'administra-
tion promulgue un Code pénal et un Code de
commerce, érige une Académie. Combat la
Servie (1842) l'Albanie (1845) la Syrie, la.
Bosnie et le Monténégro (1847-1852) assiste,
du fond du sérail, à la guerre d'Orient (1854-
1855).
ABE. s. m. Sorte de manteau des,Orientaux.
ABEADH. Rivière d'Algérie, prov. :de Cons-
tantiné.
ABÉAUSIR. 'v. n. (a-bo-zir). Mar. Devenir
beau. Le temps abéausit. ∥ S'ABÉAUIR. Même