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ABBEVILLOIS, OISE. s. 'et adj. Habitant
d'Abbèvillé qui ést propre à Abbevillé.
ABBIATEGRASSO. 10,000 h:' Villé fortifiée,
à 21 kil. S.-O. de Milan (Italie), près 'de'-la-
quelle fut tué Bayard, en 1524.
ABBITIBE s. et adj. Peuple dé l'Amérique
du Nord.
ABBITIBI. Lacs de l'ancien territoire de la
baie d'Hudson (Dominion) traversés par la ri-
vière'du même nom. Les deux lacs réunis ont
près dé 100 kil. de longueur sur 30 de lar-
ABBON (S.). Év. de Metz (707). Fête 15 avril.
ABBON (S.). Abbé de Fleury (945-1004), né dans
les environs' d'Orleans, un des plus savants
religieux de son temps, qui fonda la grande
renommée de 1 abbaye de Fleury. Le plus re-
marquable de ses ouvrages est l'Abregé de la
vie de 91 papes (Epitome de vitis Romanorum
pontificum) édité à Mayence, 1602. Fête 13 no-
ABBON LE COURBE. Moine normand de
St-Germain-des-Prés (Xe sièc'lè) auteur d'un
poème latin sur le Siège de Paris par les Nor-
mands en 886, livre qui a été traduit dans la
collectiori de M. Guizot.
ABBOT (Robert). Év. de Salisbury, 'ch'àpe-
lain de. Jacques Ier (1560-1617), a écrit, contre
Bellarmin, la Suprémalie des rois. ∥ ABBOT
(Georges), son frère, archev. de Cantorbéry,
zélé. puritain, adversaire acharné du catholi-
cisme (1562-1633). ∥ ABBOT (Maurice). Directeur
de la Compagnie des Indes-Orientales, lord-
maire en 1623. ∥ ABBOT (Charles). Baron de
Colchester (1757-1829), l'un dés soutiens de W.
Pitt présidént de la Chambre des communes
en 1802, pair en 1817. Remplit diverses fonc-
tions judiciaires. Traité- estimé' sur les lois re-
latives à la marine marchande, Londres, 1802.
ABBOTSFORD (A-beut-sfeurd). Magnifique
château en Ecosse, sur la Tweed,'construit et
décoré par l'illustre W. Scott.
ABBTT (Jacob). Écrivain américain. Maine
Docteur en théologie protestante, mi-
v nistre congrégationaliste il était l'ainé du sui-
vant. ∥ ABBOTT (John). Pédagogue américain
(1805-1877). Ilétait le second de cinq fréres, avec
lesquels il a rendu des services signalés à l'é-
ducation, américaine. Ils ont publié une série
d'ouvrages populaires et scolaires, historique,
scientifiques, récréatifs, qui forment toute une
bibliothèque.
ABBT (Thomas). 1738-1766. 'Philosophe, sa-
vant et littérateur allemand, a publié la Mort
pour la Pàtrie; un Traité du mérite, etc.Ses
ouvrages eurent une certaine influence sur le
perfectionnement de la langue allemande..
ABC. s. m. (a-bé-cé). Petit livre-contentant
l'alphabet èt la combinaison des lettres pour
apprendre à lire. ∥ Fig. Le commencement
d'une science' d'un àrt, d'une affaire. L'abc
des mathématiques. ∥ Par:ext. Nom'donné à
quelques ouvrages élémentaires de science. ∥
Renvoyer à l'a b c, traiter d'ignorant remettre
quelqu'un à l'a b c, le ramener aux éléments,
aux premiers principes d'un art, d'une science..
∥ Gramm. Quelques auteurs séparent 'ces
trois lettrés par une virgule, d'autres par un
point d'autres écrivent abécé..On dit'quel-
quefois a b c d.
ABCÉDER.' v. n: (du lat. abscedere, se sé-
parer). Méd. Se résoudre, se transformer en
abcès. Se'conjugue 'avec être bu avoir, selon
qu'on veut exprimer l'état ou ràction même.
Cette tumeur est abcédée depuis plusieurs
jours. Cette tumeur a abcédé ce matin. ∥ Part.
pas Abcédé, ée. Tumeur abcédée, tumeur qui
s'est terminee par un abcès.'
ABCÈS, s., m. (lat. abscessus, de abscedere, s'é-
carter, s'éloigner les Grecs disaient apostêma
ou apostasis, d'où lé mot apostume encore em-
ployé dans certaines'parties de la Fiance,' la
Picardiè entre autres).' On désigne, sous ce
nom, une collection de pus daus une pochev
circonscrite, quels-qu'en soient la cause, l'o-
rigine et lé siège, Si cépendant le pus était
.libre dans la plèvre ou dans le péritoine, la
collection prendrait le nom d'empyème, dans
le premier cas, et celui d'épanchement purulent,
dans le second. La formation du' pus sera
traitée aux mots. Inflammation, Pus, Pyogénie.
Les abcès se présentent'dans des conditions
tellement différentes, et avec dés symptômes
si particuliers qu'il y a lieu d'en distinguer
plusieurs espèces. On appelle abcès idiopa-
thique celui qui.'se développe au lieu même où
-s'est produite là cause inflammatoire, tandis
que l'abcès secondaire ou consécutif 'ne se
forme qu'à l'occasion d'une affection locale
'ou générale. Les premiers constituent à eux
seuls, toute la. maladie et c'est à eux seuls
que se rapportent' toutes les indications cura-
tives. Les seconds sont, au contraire, sous la
dépendancé d'une maladie plus générale ou
d'une autre causé ils réclament, par consé-
quent, un traitement plus complexe. Certaines
affections entrainent à leur suite.'des abcès
secondairés, d'une façon pour ainsi dire si né-
cessaire, que ceux-ci font partie des syinptô'
'mes de là maladie, aussi lés appelle-t-on symp-
tomatiques. Tels .sont, par exemple, les abcès
des gencives à la suite de l'inflammation ou
de la carie des dents. Le pus se forme gé-
néralement là où se' produit l'inflammation
et peut, par son propre poids ou par suite de
certaines dispositions anatomiques, émigrer
à travers les tissus et, aller se collecter dans
un' point souvent très éloigné du siège de sa
production. C'est ce qu'on observe dans les
abcès par congestion. Le mal vertébral ou ma-
laitiè de Pott. (V. ces mots) en offre de fré-
quents exemple. Par rapporta à la rapidité
avec laquelle se. produit t'inflammation il y a
lieu de distinguer également les abcés chauds
et les abccs froids. Les premiers, à cause de
'la rapidité et de l'acuité 'de l'inflammation,
sont encore.souvent appelés abcès par fluxion
ou abcès phlegmoneux. Dans certaines mala-
dies, notamment dans l'infection purulente, la
fièvre puerpérale, on'voit des abcès se former
rapidement dans différents organes foie, rate,
poumon, articulations, etc. On leur a donné,
à tort il- est 'vrai, le nom d'abcès métasta-
tiques; parce que l'on supposait, à une autre
'époque, ,que le'pus était absorbé à la surface
de la plaie et transporté dans les autres or-
ganes par les vaisseaux sanguins. Enfin l'é-
pancheinent dans les tissus, de matières fécales,
d'urine,' etc:, donne quelquefois lieu à la for-
mation d'abcès dits stercoraux, urineux, etc.
Il faudrait un voluûiè pour flaire l'histoire de
ces différents, abcès et/en indiquer la cause,
les. symptômes, la'marche et le traitement.
Disons donc que la présence du pus réuni en
collection, c'est-à-dire formant abcès, se re-
connaît à un signe particulier appelé fluctua-
tion. Signalons encore cet autre fait que le
pus une. fois-collecté a toujours tendance, à'
moins qu'il ne tombe dans une cavité natu-
relle, à se faire 'jour 'au' dehors, à travers la
peau, d'où le succès constant, mais souvent
trop tardif hélas I des emplâtres ou'maturatifs
'recommandés par les empiriques pour faire
aboutir, c'est-à-dire ouvrir spontanément, les
abcès. Comment aborder ici le traitement qui
varie avec chaque sorte d'abcès et qûi'ré-
clame de la part du chirurgien une conduite
parfois si' opposée ? Autant, par exemple, il
faut se .hâter d'ouvrir les abcès chauds aussi-
tôt qu'on y. a reconnu 'la présence du :pus,
autant il faut être circonspect quand il s'agit
d'un abcès froid et surtout d'un abcès par
congestion." Que de"choses importantes n'y
aurait-il pas encore à dire par rapport au
siège des abcès, qui sont dits superficiels ou
profonds suivant leur éloignement de la sur-
face cutanée ? Leur voisinage'.de' certains 'or-
ganes doit aussi être indiqué c'est ce qui
leur fait donner des noms spéciaux, tel; que
abcès périnèphrétique, abces périutérin, etc.
Léur gravité est directement en'rapport avec
l'importance de l'organe médiatemeht ou im-
médiatement attaqué. ∥ On dit Avoir un' ab-
ces. Vider'un abcès. L'abcès a percé, a crevé.
ABCHASE ou ABCHASIEN. s. et adj. (Ab-
ka-se): Peuple du Caucase.
ABCHERON. District de la Géorgie dont le
chef-lieu est Bakou.
ABCISION. s. f. (lat. 'abcisio;: de abcidere,
couper). Jurispr. Peine' qui consiste à avoir
un membre coupé. Jusqu'en 1832, on coupait le
poignet droit aux parricides avant l'exécution.
ABCISSE. V. Abscisse.
ABD. s. m. Mot' commun aux langues sémi-,
tiques qui entre dans un grand nombre de
noms propres orientaux et qui signifie servi-
teur esclave.
ABDA. Hist. relig. Ancienne idole madianite.
∥ ABDA (S.). Évêque et martyr en Perse, sous
le roi Sapor. Fête 22 avril.
ABDAL ou ABDALLAH. s. m. (abd, serviteur,
Allah, Dieu). Nom général donné aux religieux
chez les Persans il correspond à celui de der-
viche en Turquie. ∥ Prêtre tartare. ∥ ABDAL-
LAH (Oulad).Tribu de l'Algérie, prov. d'Alger,
'au S. d'Aumale.
ABDAL-CURIA Ile de l'océan Indien; au'N.
'du cap'Guardafui.
ABDALLAH (545-570). Père de Mahomet,
né à la Mecque, dont les immenses richesses
contribuèrent à la puissance de son fils. ∥
ABMLLAH. Oncle d'Aboul-Abbas, premier calife
abbasside. ∥ ABDALLAH. Dernier chef des Wa-
habites, détrôné en par le pacha d'É-
gypte.
ABDALLAH-BEN-ZOBAÏR. Calife de la Mec-
que, élu en 680. par les habitants de cette ville
et de Médine, qui voulaient se rendre indé-
pendants du calife de Syrie.
ABD-ALLATIF. (Serviteur du Dieu clément.)
Médecin et historien arabe (1162-1231) auteur
d'un ouvrage important sur l'histoire et les
antiquités de l'Egypte, traduit en 1810 par S.
de Sacy.
ABDALHHS, s. m. pl. (Ab-dal-ly). Nom d'une
tribu de l'ouest de l'Afghanistan.
ABDALLITE. s. m. Membre d'une société de
derviches voyageurs.
ABDALONG (S.). Év.de Marseille, contempo-
rain de Charles Martel Fête 1er mars.
ABDALONYME. Du sang royal de Sidon,
mais pauvre, réduit à la condition de garçon
jardinier, fut, à la recommandation d'Ephes-
tion, nommé,par,le conquérant Alexandre, roi
de Tyrou de Sidon. Ce héros demanda au nbu-
veau roi comment il avait pu supporter sa mi-
sère « Plaise au Ciel, répondit-il, que je puisse
de même supporter la grandeur »
ABDAR. s. m. Officier persan.qui garde dans
une cruche cachetée l'eau destinée au grand-
sophi, de peur qu'on n'y mêle du poison..
ABOE (S.). Martyr à Rome. Fête 29 juillet. ∥
Martyr en Mauritanie. Fête 30 juillet.
ABD-EL-AZYZ. Fils de Mouça, aida son père
dans la conquête de l'Espagne, fut nommé
wice-roi de cette contrée. Assassiné l'an 717.
ABD-EL-CADIR (Ben-Mohammèd). Originaire
de Médine, auteur d'un traité surle café (XVIe s.)
dont Sylvestre -de. Sacy a donné un fragment
dans la Chrestomathie arabe.
ABDÉLAVI ou ABOÉLARI. s. m. Melon
d'Égypte, et d'Arabie.' Avec son suc les indi-
gènes font une'boissbn rafraîchissante.
ABD-EL-KADER (El-Hadj-Ouled-Mahiddin).
Chef arabe, né' vers près de Mascara,
d'une-famille qui prétend descendre du pro-
phète. Son père; marabout vénéré, l'emmène
deux fois ù la Mecque et lui donne une ins-
truction développée, qui assure au jeune
homme une grande influence sur les tribus.
Il s'exerça de la même façon aux luttes
du corps. A la tête des tribus de la province
d'Oran, il résolut de chasser.Turcs et Français
du nord de l'Afrique, et prit le titre d'émir, à
Mascara même, dont.il se.rendit maître. Re-
poussé sous les murs.d'Oran (1832), il conti-
nue la lutte à la tête de 10,000 Arabes, enlève
Tlemcen aux Maures, et signe (1834), avec le
général Desmichels, un traité qui lui assurait
une sorte de royaume; avec Mascara pour ca-
pitale, à condition qu'il contiendrait. ses com-
patriotes. Peu après, il se jette sur Médéah, et
soumet plusieurs tribus placées sons notre
protection. Le .général Trézel est battu par lui
à la -Macta (1835). Clausel et Bugeaud ven-
gent cette, défaite à Mascara, à Tlemcen, à la
-Siccali; mais le traité de la Tafna (30 mai 1837)
fait à l'émir des conditions plus avantàaeuses
encore. Il reprend les hostilités en 1839, sous
prétexte du passage d'une colonne française
sur .son territoire. La nouvelle et rude cam-
pagne dure huit ans. Abd-el-Kader étonne le
monde par son activité et son courage. Bu-
geaud lui porte des coups terriblés.' Après
mille exploits, il voit sa smalah enlevée par le
due d'Auinale (i843); et se réfugie sur le ter-
ritoire'marocain, attirant.à son aide Abd-er-
Rhaman, empereur. du Maroc, qui lui-même
est battu à Isly (f4 août 1844). L'éinir songe
alors à s'emparer du Maroc, bat' les Marocains
plusieurs fois, est cependant rejeté sur notre
territoire, et,cerné,se rend au général de Lamo-
ricière (23 nov. 1845). Enfermé au-château de
Pau; puis à celui d'Amboise;il il reçoit de Napo-
léon III la liberté; en 1852. Il se retira à Brousse,