ABB ABB ABB 7 Abbassides: ∥ ABBAS I·r, le Graud, souverain de la Perse (1589-1628), guerrier illustre dont la vie fut souillée de crimes. ∥ ABBAS-PACHA. Vice- roi d'Egypte. 1816-1834. Petit-fils de Méhémet- Ali. Musulman ardent, opposé à l'influence européenne. Vice-roi en 1848, nommé par Abd-ul-Medjid. Étranglé par deux mameluks. Homme cupide, violent, intempérant. A cepen- dant supprimé la chasse aux nègres pratiquée par Méhémet-Ali. ABBASSIDES. s. m. pl.. Dynastie .de califes musulmans qui régna de 756 à 1258 à Bagdad. Elle fut fondée par Aboul-Abbas,arrière-petit- fils d'Abbas, oncle du prophète, qui renversa les Ommiades, et compta 37 califes. Elle donna aux Arabes la gloire militaire, celle des lettres et des sciences. ABBATE (Niccolo dell'). Peintre italien, né à Modène (xvi* s.), élève de Ruggiero Ruggieri. ABBATE ou de ABBATI (Balde-Angelo)..Né à Gubbio, médecin du duc d'Urbin en Italie (XVIe s.). De admirabili viperœ natura, et de mirificis ejus facultatibus liber, Urbin .1589, in-4°, très rare. ABBATEZZA (J.-B.). Musicien italien, XVIIe s. ABBATI. s. m. pl. Hérétiques vaudois, fin du XIVe s. ABBATIA (Paul de). Auteur latin du xvn° s. ABBATIAL, E. adj. (a-ba-ci-al; —du lat.abba- tialis, de abbas, abbatis, abbé). Qui est propre; _qui appartient à l'abbé, à l'abbesse, qui dé- pend d'une abbaye. Fonctions abbatiales. il Pl:. m. Abbatiaux. ∥ S. f. L'abbaye, la maison abbatiale. L'abbatiale de Saint-Denis. ∥ École abbatiale ou monastique, école formée à l'ins- tar des Écoles épiscopales et de l'École du Pa- lais (V. ces mots) par conséquent véritable établissement public d'instruction embrassant tout l'ensemble des études; et ouvert à ceux qui se destinaient aux carrières civiles comme aux religieux et aux clercs. Il ne faut pas la confondre avec l'école claustrale ou monacale, qui se tenait à l'intérieur, et était réservée aux novices .et aux jeunes profès. L'école monastique se tenait en dehors de la clô- ture. Elle avait à sa tête un écolâtre (scholas- ticus) chargé spécialement sous l'autorité de l'abbé de-veiller à la bonne administration, au progrès des élèves, au choix des maîtres et des professeurs, etc.. Les écoles abbatiales ont rendu d'immenses services surtout pendant les X°-XIII° siècles, elles ont conservé le dé- pôt. des lettres, des sciences et des arts et maintenu la tradition des études classiques et autres au milieu du débordement de la bar- barie, Les plus célèbres ont été en France, Fleury; en Suisse, St-Gall; en Allemagne, Fulde et Hirsauge en Italie, le Mont-Cassin en Angleterre Wirmouth. ABBATINI (Ant.-Marie). Compositeur italien de musique d'église (1595-1677). ABBATOUNAS. s. m. Peupladéde la Cafrerie, Afrique méridionale. ABBATUCCI (pron. toutchi) (lacques-Pierre).. Né en Corse 1726, m. 1812. Opposé à là prise de possession de cette.'le par les Français (1768). Rallié enfin, il la défend contre les Anglais et contre Paoli en 1793. Trois fils, tous morts sur les champs de bataille. ∥ Le plus, connu, Charles (1771-1796), lieutenant d'artillerie à 16 ans, lieutenant-colonel à 21, aide-de-camp de Pichegru à 23, général de division en 1796. Passage du Rhin, passage du Lech, défense de Huningue contre les Autrichiens, où il est tué dans une sortie. Statue, de bronze à Ajac- cio en 18S4. ∥ Un de ses neveux, ABBATUCCI (J.-Ch.) (1791-1857), magistrat sous la Res- tauration, député de la Corse en 1830, rallié à l'orléanisme; président de chambre à Orléans; député du Loiret en 1839, opposition.. Louis- Philippe tombé, il devient conseiller à la. cour d'appel de Paris, puis à la Cour de cassation, tout en restant député à la Constituante et à la Législative. S'attache au bonapartisme séna- teur et ministre de la Justice (1852). Il eut trois fils. L'ainé, Charles, né à Paris, en 1816, représentant en 1849, conseiller d'État en 1857, membre de l'Assemblée nationale en 1872. Sé- verin, né en 1821, élu en 1852 député de la Corse qu'il n'a presque pas cessé de représen-' ter depuis. Antoine-Dominique, général fran- çais, 1818-1878. ABBAYE. s. f. (a-bé-i — du latin abbatia, de abbas, abbé). 1° Monastère d'hommes ou de femmes,, observant une même réglé, et vivant sous l'autorité d'un abbé ou d'une abbesse. Il 2° Bâtiments et dépendances de ce même mo- nastère. ∥ 3° Bénéfice ou revenus que procure ce monastère. ∥ Hist., eccl. A 1 origine et jusque vers le Xe s. tout monastère vivait de sa vie prôpre .c.-à-d. qu'il pouvait dépendre ou non de l'autorité diticésaine (V. Exemp-' tion des réguliers) mais il ne relevait d'aucun autre monastère. La fondation de Cluny (910) .modifia cet état de choses beaucoup de mo- nastères anciens furent alors réduits à l'état de prieurés ou de simples celloe; ils n'eurent plus d'abbé à leur tête, ils perdirent leur in- dépendance, et devinrent de simples membres d'un ordre ou d'une congrégation. Lés monas- tères, qu'on fonda postérieurement, furent établis dans les mêmes conditions; c:-à-d. que beaucoup n'eurent pas d'abbé à leur-tête. ∥ Les supérieurs généraux de ces ordres ou con- grégations cônservèrent néanmoins le simple titre d'abbés de Cluny, de Citeaux, etè., c.-à-d. .du monastère principal de l'ordre où de la congrégation. Ce ne fut que plus tard (vers le XVIe s.) qu'à l'instar des Frères Mineurs, des Dominicains, etc., ils prirent le titre de supérieur général ou de général. dictins (hommes et femmes), les Cisterciens (idem), les chanoines réguliers de -S.-Au- gustin (idein), les Prémontrés (hommes, seu- lement), les Clarisses (femmes seulement) sont les seuls ordres dont les maisons prin- cipales aient porté le titre d'abbayes. Le nombre des abbayes est aujourd'hui réduit en Italie comme en France et ailleurs. Cependant on en compte encore. quelques-unes dés dif- férents ordres. ∥ Les abbayes les plus célèbres du monde ont été celles du Mont-Cassin en Italie, de Cluny et de Cîteaux en France, de Mont-Serrat en Espagne, Saint-Gall en Suisse, Fulde en Allemagne, Westminster en Angle- terre. Ellés ont rendu de grands, services à l'agriculture, aux sciences, aux lettres. ∥ En France nos rois, en vertu du concordat de Léon X, avaient droit de nommer.à toutes les abbayes dû-royaume, à l'exception dé quinze qui étaient considérées comme chefs d'ordres, et dont les abbés étaient électifs. Il Abbaye ré- gulière. Celle dont l'abbé était un religieux de l'ordre. ∥ Abbaye en commende. Celle dont -l'abbé était 'un séculier ou un religieux d'un autre ordre (V. Commemde et Commendataire). ∥ Abbaye royale. Celle qui était fondée ou dotée. par un roi. ∥ Loc. prov. Être de l'ab- baye de quelqu'un,; être de sa société. Sou- liers de cuirs d'abbaye souliers très doux. ∥ L'Abbayc-au-Bois, monastère de femmes, situé à Paris, rue de Sèvres, qui servit de maison d'arrêt pendant la Révolution. ∥ Abbaye (Pri- sonde l'). Prison militaire'de Paris; tristement célèbre par.le, massacre de 184 prisonniers, les 2 et 3 septembre 1792. ∥ Abbaye de monte- à-regret, l'échafaud, dans l'argot des prisons. Les condamnés à mort n'ont pas coutume de livrer gaiment leur tête au bourreau. ABBÉ, s. m. (du lat. abbatem, de àbbas; em- prunté au syriaque). Ce titre, qui équivaut à celui de père ou chej de famille, fut donné pri- mitivement, en Orient comme en Occident, à tout supérieur de monastère. Plus tard, en Orient, cette appellation a fait place à celle d'hégoumène (égoumenos, guidé,chef d'une mai- son). En Occident depuis le x° s. cette appella- tion est réservée dans certains ordres religieux aux supérieurs des principaux monastères, de ceux qui jouissent d'une autonomie et d'une indépendance plus 'ou moins illimitées. Les ordres nouveaux, à commencer par les Char- treux, les Dominicains, les Franciscains, et tous ceux qui ont été fondés depuis, ne l'ont pas maintenue. ∥ Les abbés ont joué un rôle des plus importants dans. l'Eglise, et dans le pro- grès de. la ,civilisation en Europe. Le respect et la vénération qu'inspirait leur sainteté les ren- dirent les protecteurs ordinaires des petits, des, pauvres, du peuple contre la féodalité est les Barbares.'Les .largesses de tout genre, qui leur furent octroyées par les grands et les puissants, les mirent à même de faire un bien considérable. Les distinctions honorifiques et autres (le droit de porter la crosse,.la mitre et. l'anneau, celui, de: siéger dans lés, synodes et les concilies, comme dans lés conseils des souverains) dont ils furent. gratifiés. par le; Saint-Siège et. par. les évêques, par les rois et par .leurs vassaux, les entourèrent d'une! nouvelle considération, ajoutèrent à leur in- fluence. ∥ Aujourd'hui le nombre et l'in- fluence des abbés ont bien diminué. Ce- pendant on en compte encore dé vingt à trente en France. Nous nommerons parmi les plus connus, ceux de Solesmes, de la Grande-. Trappe, de Frigolet, etc. ∥ Titre purement honorifique donné en France, depuis deux siècles environ, à tous les clercs depuis le simple tonsuré jusqu'au vicaire général. Cet .usage, abusif dans le principe nous est venu des cours royales. Comme la plupart des clercs qui les fréquentaient étaient richement pour- vus d'abbayes, on aurait cru faire injure à quiconque y paraissait revêtu de l'habit ecclé- siastique, si on ne l'avait pas supposé nanti de quelque titre abbatial. Dès lors la politesse demandait qu'on l'appelât monsie2ir t'abbé l'usage s'établit de la- sorte insensiblement d'honorer tous les clercs du même titre d'abbé, il s'est maintenu et même étendu à l'Italie. ABBÉE. Géog. anc. Ville du Péloponèse, cé- lèbre par son temple d'Apollon: ABBÉKOUTA. Prov. -et v..à l'E. du Daho- mey, et rivale de ce royaume. La ville fondée vers le commencement du XIXe s. est comme la clef du chemin qui conduit dans l'intérieur du Soudan on y.compte près de 200,000 h. ABBEMA (Balthasar). Magistrat hollandais, obligé de quitter son pays pour avoir participé ù une insurrection échouée contre le stathou- der, vint en France vers la fin de 1787, fut té- moin à charge, contre Favras, établit une banque à Paris. Quand les Français se furent rendus maîtres de la Hollande, Abbema fut nommé ministre plénipotentiaire à Hambourg. Il y mourut, soupçonné d'avoir trahi la France. ABBÈS (Ait-). Grande tribu kabyle de la province de Constantine,' située à l'E. de l'Oued-Meklou. ABBESSE. s. f. (vieux franç abbéesse, lat. abbatissà, fém. de abbss, abbé). Supérieure, mère de ramille dans un monâstère de femmes. Ce nom est inconnu en Orient.. En Occident ce nom et ce titre sont moins communs que celui d'abbé. L'ordre des Prémontrés, qui a des abbés, n'a pas,d'abbesse, en retour celui de St-François dont les supérieurs s'appellent gardiens dans les couvents d'hommes, accorde le titre d'abbesses aux maisons des Clarisses. ∥ .Le rôle qu'ont, joué les abbésses dans les af- faires politiques et religieuses pendant tout le moyen âge a d'ailleurs été considérable, et identique sous plus d'un rapport à celui des abbés. Elles ont porté la crosse et l'anneau (sans néanmoins exercer aucune juridiction vraiment spirituelle ni aucune fonction vrai- ment ecclésiastique) elles ont été gratifiéés de grands domaines, elles .sont devenues en maintes circonstances la providence des po- pulations. Il Actuellement le 'nombre et l'in- fluence des abbesses ont beaucoup diminué.On en compte cependant encore un certain nom- bre en.Italie. et en France. Toutes, celles de France appartienent à l'ordre de St-Benoit. Nous nommerons celles de Jouarre de Sainte- Cécile de Solesmes, de St-Jean-d'Angély, etc. ABBEVILLE. 21,000 h. (Abbatisivilla, Hable- ville. Maison de campagne de l'abbé de St- .Riquier). Ville de France, érigée en com- .'mune.en 1130, ch.-l. d'arrond: sur la Somme, à 16 kil: de. son embouchure, à 45 kil. d'A- miens, à -176 .de Paris par le chemin de fer du Nord, ancienne capit. du Ponthieu, place forte jusqu'en 1869 inspection des douanes tapis, filatures, toiles, corderies, car- rosserie, serrurerie, biscuits renommés, su- avec fonderie de caractères; port sur la Somme recevant des navires, de 200. à 400 tonneaux. Portail remarquable de Saint-Vulfran; jardin public; statue du musicien Lesueur. Riche musée. Bibliothèque contenant environ 50,000 volumes choses précieuses ou curieuses !° Évangéliaire, sur vélin pourpre.donné par Charlemagne à Angilbert, abbé de St-Riquier 2° 100 manuscrits, dont la plupart traitent de vie poètes Millevoye et Sanson de Pongerville, des gra- veurs Mellan, De Poilly, Rousseaux, du géù- de l'archéologue Boucher de Perthes. Saint