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6 ABA ABA ABB

Paris, quelques-uns de leurs abattis (Ville-
d'Aviay) ont' eu jusqu'à 150m d'épaisseur.
Argot. s.' m. pl. Le pied et la main. Le peuple
compare volontiers les hommes aux animaux.
Ainsi, le mot abatis désigne àla.fois lès mem-
bres extrêmes des volailles,principalement les
pattes et les ailerons, etl'extrémité des membres
de l'homme main et le pied. L'expression
populaire Avoir lés abàtis canailles, signifie
Avoir de grosses mains et de larges pieds,
signes éloquents d'une origine plébéienne.
ABAT-JOUR. s. m. Fenêtre oblique, qui ne
laisse venir le jour que d'en haut. Volet
plein'ou à elàiré-voie qui empêche de voir au
dehors, arrête les rayons du soleil. Il
Appareil de métal ou de papier placé sur une
lampe ou autour d'une bougie pour renvoyer
la lumière en bas. Bot. Ouvertures placées
sous le chapiteau de quelques espèces de pa-
vots. Il ne prend point d's au pluriel. Des
Abat-jour."

ABATON.' s. m: (gr. a priv. et baton, ac-
cessible, lieu inaccessible). Parties des temples,
chez les anciens, interdites au public.

ABATOS, Ile du lac Mœris en Egypte on
y recueillait le papyrus, sur lequel on écrivait,
et du lin renommé.

ABAT-SON OU ABAT-VENT. S. m. Se dit
des lames de persiennes inclinées de haut en
bas, de dedans en dehors, fixées dans un
châssis en charpente/et ordinairement recou-
vertes de plomb, d'ardoise ou' simplement de
zinc, que l'on place dans les baies des tours
et des clochers, non seulemént pour empêcher
la pluie et la neige de pénétrer dans l'intérieur,
mais encore pour pouvoir ventiler les char-
pentes et renvoyer le son des cloches vers le
sol. Abat-vent n'est plus guère usité dans
ce sens. Il PI. Des Abat-son, des Abat-vent..
ABATTABLE. adj. Qu'on peut abattre. Ces
chevaux sont abattables (Littré).

ABATTÉE. s. f. '(a-ba-té). Mar. Mouvement
de rotation que les vents, les laines ou un
courant impriment à ùn navire en écartant
ainsi la proue de la ligne du vent.-Le mouve-
ment par lequel le navire revient de'l'abàttée
à la ligne du vent se dit auloffée.Leur vais-
seau sous voile, mouillé par la lame, fait des
abattées à chaque instant.
ABATTEMENT s. m. (a-ba-te-man). Affai-
blissement des 'forces morales ou physiques.
Ce malade est dans ,un grand abattement.
Fig. Découragement, accablement, longueur,
prostration, produits par les chagrins, leà re-
vers. Dans ces deux'sens, il peut être employé
au pluriel, être suivi d'un complément. Les
abattements de son âme m'inquiètent être
suivi d'un nom de personne ou d'un nom de
chose personnifiée. L'abattement de la cour.
On dit l'abattement du visage, pour si-
gnifier tristesse présente dans les traits du
visage. Jurispr. Terme ancien qui désignait,
en Normandie,' l'action de celui qui, ayant un
titre apparent de possession sur un fonds, s'y
introduisait sans aucun acte de violence, après
la mort du possesseur et avant que son,héritier
l'eût occupé. Méd. Virium defeclio, diminution
notable et soudaine des phénomènes soumis
à l'action nerveuse, des' mouvements; des
sensations, de l'entendement, des affections,
des instincts. Tout ce qui, au physique et au.
moral, exerce une influence busque, très vive,
trop prolongée du délétère sur l'appareil céré-
bro-spinal, cause l'abattement. Le grand air,
l'exercice, les distractions, la bonne nourri-
ture, l'hydrothérapie, etc. triomphent 'souvent
de l'abattement ordinaire. Vén. Action de
découpler les chiens.. Synon. Abattement,
accablement, langueur; découragement; 'dé-
sespojr. Les trois premiers s'emploient aussi
bien.poui le, corps que pour l'âme et concer-
nent le présent; les deux derniers-né se rap-
portent qu'à un état l'âme 'et ont trait à
l'a'venir. L'abattement et l'accablement' sont
plus soudains et plus ihtensesquela langueur.
L'accablement est un extrême abattement qui
écrase, anéantit, l'abàttément est plutôt sub-
jectif (l'abattement de l'âme, de l'esprit,' du
visage) et l'accablement objectif (l'accablement
des maux, du travail, du chagrin). Découra-
gement et 'désespoir désignant un défaut de
cœur ou de force morale en présence d'obstacles
qu'on regarde comme insurmontables quel:
quefois Je désespoir est le comble-dû décou-
ragemènt, quelquefois, au contraire, il-exalte'le

courge. Le soldat décourage ne se'défend pas,-
le soldat qui combat en désespéré vend chè-
rement sa vie (Lafaye).g'

ABATTEUR. s: m. Celui qui abat. Bûcheron
grand abatteur de bois. IL Fig. Celui qui fait
beaucoup d'ouvrage. C'est un grand abatteur
de bésogne. Loc. fam. C'est un- rude abat-
teur de quilles, se dit d'un homme qui fait des
choses extraordinaires, et, par ironie, d'un
hoinme qui'se vante de prouesses qu'il n'apas
faites. b

ABATTOIR. s. m. Établissement communal
dans lequel les bouchers et les charcutiers
sont tenus de venir abattre et préparer, sous
la surveillance -de l'administration, les ani-
maux introduits vivants dans -les. villes'pour
consommation des- habitants. Indépendam-
ment de l'abattoir proprement dit, ces édifices
comprennent, en général, des locaux assez
vastes pour recevoir, 'chaque semaine, les àni-
maux destinés à la consommation locale un
abreuvoir, une, cour-pavée dite voirie l'on
jette les matières tirées, de l'estomac et des
intestins une triperie pour la préparation
des issues des animaux, des fonderies de suif.
Les abattoirs sont rangés dans la première
classe des établissements dangereux, incom-
modes ou insalubres qui doivent être éloignés
des' habitations. D'après l'ordonnance, du
15 avril 1838, la mise en activité d'un abattoir
public emporte de plein droit la suppression
des tueries particulières cependant les habi-
tants conservent le droit d'abattre chez eux,
dans des lieux clos et séparés de la voie pu-
blique, les pores destinés à la consomma-
tion de leurs maisons. droit d'autoriser la'
création des abattoirs appartient 'aux préfets
(Décret du 1er août 1864). Il est pourvu à- leur
établissement au moyen de taxes' d'abatage
dont le maximum est déterminé.par ce décret.
Les abattoirs ont aujour d'hui remplacé dans
toutes les localités de quelque.importance les
anciennes et infectes tueries. Les cinq abat-
toirs établis Pâris en exécution d'un décret
de 1807 ont été remplacés par l'abattoir de la
Villette, ouvert le 1er janvier 1867, auquel est,
annexé un célèbre marché aux bestiaux.
Outre les abattoirs de bestiaux, il existe dans
certaines villes des abattoirs de chevaux et
ABATTRE, v. a. irrég. Se conjugue comme
battre (de a et battre). Jeter à terre, démolir,
renveiser couper. Abattre des remparts, un
homme, les. moissons. Fig. Affaiblir. dé-
truire les forces physiques ou morales, décou-
rager. Cette tristesse vous abat. Quelle peur
vous abat. Suivi d'un nom de chose fierté,
espérance grandeur pouvoir, zèle, etc.
signifie abaisser. Ses malheurs n'avaient
point abattu sa fierté. Suivi d'un nom de
personne ou d'être personnifié, signifie ruiner,
détruire la puissance, la force d'un homme ou
d'un peuple. Abattez, ce tyran: Faire cesser,
diminuer. Petite pluie abat grand vent. Une
larme a.suffi pour abattre ma côlère.. Plier,
rabaisser. Abattre la tente, une trappe. Loc.
fam. Abattre la besogne, expédier beaucoup
d'affaires en peu .de temps. Ait vétér.
Abattre un cheval, le coucher sur le' côté pour,
lui faire quelque opération. Abattre, c'est-à-
dire enlever la sueur chez lés animaux, une
portion dfi sabot, les cornes, les onglons des;
ruminants, tout le .cuir sur un animal tué.
Chapell. Abattre un chapeau, et aplatir, les
bords et le dessus de la forme. Il Chir. Abattre
la cataracte. (V. Abaissement.) Corr. Abattre
les cuirs, écorcher un.animal. Mar.'Abattre
un navire en carène, le mettre sur' le côté
pour le radouber ou réparer. Abattre jeu, le
mettre à découvert quand gain ou la perte
de la partie est inévitable. Grâinm. Se laisser
abattre s'emploie sâns régime, avec par ou à.
S'ABATTRE sedit d'un animal qui tombe tout
à fait ou seulement sur les deux genoux. -Ce
cheval s'abat souvent. Crouler, se renverser.
Le mur s'est abattu. ) Fon'dre sur, -se préci-
piter, en parlant d'un oiseau de proie, ou de
tout-oiseau qui descend avec rapidité sur
quelque chose. Cesser. La fièvre s'abat:
Fig' Perdre de sa puissance, se décourager.
Syn. Abattre; démolir, renverser, ruiner,
détruire. On abat ce qui est élevé on démolit
ce qui est bâti on renversé ce qui est'debout,
sur pied; on ruine ce qui peut se diviser, se
dégrader, se briser, s'écrouler détruire c'est

ruiner tout d'un coup et entièrement; de fond
en comble. Abattre, rabattre. Le second ren-
chérit sur le premier, rabattre c'est abattre avec
force, avec'difficulté, avec effort.

ABATTUE. s. f. Arch. Retombée. Peu us.
Salines. Travail d'une chaudière pleine d'eau
salée depuis le moment ou on allume le feu
jusqu'à celui otY on la laisse reposer (Littré).
ABATTURE. s. f. Action d'abattre des fruits,
principalement des glands. il Vén. Traces que
la bête fauve laisse après elle, broussailles
qu'elle renverse.

ABAT-VENT. S: m. (a-ba-van). Appentis
placé au-dessus des ouvertures pour abriter
contré la pluie, le vent, la neige. Hortic.
Paillasson pour garantir les plantes duvent.
Techn. Espèce d'appentis qui, dans les sucre-
ries, couvre les fourneaux des ateliers. Il Pl.
des Abat-vént: V. Abat-son.

ABAT-VOIX. s. m. (a-ba-voa). Ne prend pas
d's au pi. Des abat-voix. Archit. Sorte de
dôme ou de dais, terminé en dessous par un
plan horizontal, qu'on place au-dessus des
chaires à prêcher pour rabattre vers l'audi-
toire la voix du prédicateur. Souvent le des-
sous de l'abat-voix porte dans son centre une
colombe sculptée,-symbolisant le Saint-Esprit.
Les abàt-voix doivent être pbsés à 1?SO au-
dessus 'de celui qui parle leur diamètre doit
dépasser celui de la cuve de la chaire de 0m15 à
0m20 de chaque c3té' de.cette cuve. (Dict. de
l'archéol. E. Bosc.)

ABAUBIR. y. a. Vieux mot qui signifiait
étonner, épouvanter.

ABAÜJ-VAR. Comitat en Hongrie se
trouve le célèbre vignoble de Tokai. 167,000 h.;
60 par kil. carré.

ABAUKZÀ (Pierre). De Séville (XVIIe s.). Dis-
sertation sur les décrétales, qui se trouve dans
le Novus ,Thesaurus juris civilis et canonici de
Gérard Meerman..

ABAUZIT (Firmin). Savant français, calvi-
niste à Uzès, mort à Genève. 1679-1767. J.-J.
Rousseau a fait lui un pompeux éloge dans
sa Nouv,elle Héloïse. On a de lui quelques ou-
vrages en faveur de l'arianisme, entre autres
un Commentaire sur l'Apocalypse, il défend
cette hérésie avec un. fanatisme peu digne
de la modération philosophique qu'il affec-
tait.

ABAX. s. m. (a-bak-se gr. abax, table).
Entoni. Genre de coléoptères, voisin des fé-.
ronies.
ABAYANCE ou ABOYANCE. s. f. Terme d'an-
chienne jurisprudence (de aboyer). État d'un
bien dont personne n'avait la possession et
qui était en dépôt aux mains du souverain.
ABAZÉES, s. f. pi. (du gr. a priv. et bazein,
parlèr). Fêtes anciennes établies par Denys et.
qu'on célébrait dans un profond silence.

ABBA. Célèbre cànoniste (XIIIe s.), a com-
menté les 5 livres desDécrétales. Venise,

in-fol. Il ABBA (Jacq.-André). Théologien pié-
montais. Tarigliano 1780, Turin 1837. Lettre à
Filamento, in-8" Della cognizioni umane.
ABBACOMITAT. s. m. Hist. État, qualité
d'abbàcomite.

ABBACOMITE. s. m. et adj. (du gr. abbas,
abbé, et du lat. comes comte). Abbé qui avait
titre de comte., Seigneur laïque possé-
dântune abbaye eh commende.

ABBADIE (Jacques). Célèbre théologien pro-
téstant français, à Nay en Béarn, mort à
.Londres, 1654-1727. Il a rendu de grands ser-
vices à la religion par les ouvrages suivants
Traité de la vérité de la religion chrétienne De
la divinité de Jésus-Christ; l'Art de se connaître
-soi-même, également remarquables par l'éten-
due de la science, la force du raisonnement et
l'énergie du style. Les catholiques applaudi-
rent, comme les protestants, à cette apologie
du christianisme. ABBADIE (Ant.-Thomson
et Arnaud-Michel d'). Voyageurs franc., nés
à Dublin 'en 1810 et 1815. Après un voyage au
Brésil par Antoine; ils partent ensemble pour
l'Abyssinie (1837), l'explorent, sont tracassés
par lés antorités anglaises d'Aden, et en 1848
reviennent en France avec deriehes collections
en tout genre. Arnaud retourne dans ces con-
trées, pendant qu'Antoine met en ordre ses
notes et ses collections. On leur doit plusieurs
mémoires, et un Vocabulaire dés 30 langues ou
dialectes d'Abyssinie: -V. Abadie..
ABBAS. Oncle de Mahomet. Un de ses ar-
rière-petits-fils fut le chef de la-dynastie des
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