AVERTISSEMENT Dans ce siècle de Dictionnaires de toutes sortes, il en manquait un réunissant tout ce que les autres contiennent d'utile, d'intéressant et de curieux, et satisfaisant le grand nombre de lecteurs, obligés à une économie de temps et d'argent. Tout le monde ne peut pas consacrer cinq ou six cents francs à l'acquisition d'une encyclopédie; et, d'autre part, c'est un travail considérable et souvent impossible, que de se livrer à de-longues recherches dans des ouvrages spéciaux. Le Dictionnaire des Dictionnaires, comme son titre l'indique, contient la substance de tous les dictionnaires, c'est-à-dire le résumé des connaissances humaines, sous forme de vocabulaire. A la suite de chaque terme il offre toutes les notions essentielles que les diverses, catégories de lecteurs peuvent désirer. Les différentes branches des Lettres, des Sciences, des Arts, des Métiers, que nous énumérons ci-après, ont été confiées à des hommes spéciaux, à la fois savants et vulgarisateurs (*), qui ont su présenter les principes, -donner le dernier mot de la science, en indiquer toutes les applications pratiques et mettre les objets les plus abstraits et les plus ardus la portée de tous, en se faisant comprendre par ceux mêmes qui n'y sont point initiés. Sans insister sur ce sujet, nous ferons quelques remarques pour permettre au lecteur de bien saisir notre pensée Le croirait-on? il.n'existe pas un Dictionnaire des Sciences militaires. Cette lacune sera comblée dans le Dictionnaire des Dictionnaires. Les termes. de guerre, de fortification, de topographie, etc., sont définis, expliqués, par des écrivains militaires. Aujourd'hui que tous les Français doivent être soldats, il leur importe plus que jamais d'avoir des'connaissances précises sur, tout ce qui a trait à la profession des armes. Les dictionnaires ne contiennent rien ou presque rien sur les termes de BouRsE et de FINANCE aussi combien de personnes lisent dans leur journal le bulletin financier ou le tableau de la bourse, sans comprendre Couns DE COMPENSATION, réponses des primes, — LEVER la prime, — abandonner la prime, vendre à terme, en liquidation fin courant, vendre DONT cinquante centimes, dont dix francs, report, déport, etc. On trouvera dans le Dictionnaire des Dictionnaires toutes les explications, tous les renseignements désirables sur cette matière, qui est traitée par un rédacteur financier dès plus compétents. Leurs noms, en général, parlent assez haut pour qu'il semble superflu d'établir leurs titres particuliers.