4 ABA ABA ABA: Macédoniens. ∥ Huitième mois de l'année persèné. ∥ Le dixième jour du mois solaire, ehez. les Persans. ABANA. Géogr. aric. Rivière qui prend sa .source au mont Libain, baigne les murs de. Damas, et se jette dans la mer de Syrie. ABANBO. Rivière de la 'haute Éthiopie qui n'est peut-être que le commencement Du Nil. Strabbn néanmoins la distingue de ce fleuvé dont, d'après lui, elle est'un affluent. ABANÇAY. 5,200 h. Ville du Pérou pont remarquable par sa longueur sucreries im- portantes. ABANCOURT (Ch.-Xav.-Jos. de Franque- ville d');'Né à Douai, en 1758, neveu de Ca- lonne ministre de la guerre sous Louis XVI, fut 'dénoncé par Thuriot dans la séance du 10 août, et massacré à Vëisailles le 9 sept.1792. ∥ ABANCOURT (Jean Willemain d'). Littérateur fiançais (Paris, 1745-1803). Odes, contes, pièces diverses' de poésie Stragédies, comédies et drames. Tragédie la Mort d'Aâam, imitée de Klopstock comédie la Bienfaisance de Vol- taire, jouée en 1791. Écrivain médiocre. ∥ Charle Frérot, D'ABANCOURT. Ingénieur franc.; mort à Munich en 1801. Directeur du dépôt des cartes el plans, chef du bureau topographique de l'armée du Danube. ABANDON. s. m. (de a èt bandon, vieux français qui signifie décret, autorisation, per- mission; aujourd'hui ban. Mettre à bandon c'est'permettre, céder, laisser aller, délaisser (Littré).'Action d'abandonner, de délaisser.L'a- bandon d'un malade est une cruauté. ∥ Etat d'une personne délaissée. Le Camoëns mourut dans 'un abandon général. L'abandon de ses amis l'aconstérné. ∥Oubli de soi, de ses intéréts, tantôt louable, tantôt blâmable. Il y aurait un lâche abandon de moi-même à souffrir qu'on- me déshonore(Voltairé).Le chrétien vit dans un parfait abandon à la Providence. Il Confiance, franchise, expansion. Il m'a parlé avec un entier abandon || Négligence aimable;simpli; cité dans le style, dans les manières, dans le maintien. Langage, maintien pleins d'abandon. ∥ A l'abandon, ioc. adv. Sans soin, sans protèc- tion, en désordre, au pillage.: Ses enfants sont à l'abandon, La ville est à l'abandon. ∥ Jurisp. Action de délaisser une personne; un animal où une chose. En droit romain; le propriétaire d'un esclave ou' d'ùn animal qui avait causé un'dommagé à autrui pouvait se dispenser de le réparer en abandonnant à la personne lésée l'esclave ou l'animal,' auteur du dommage. Cette, sorte' d'abandon, dite abandon noxat, n'existe plus dans le droit actuel. Aujour- d'hui, le propriétaire d'une chose ne peut que dans'certains cas déterminés l'abandonner, à un tiers dans le but de se libérer d'une obli- gation à laquelle il'se trouve soumis à l'ocea- sion de cette chose. Ainsi, en droit civil, le droit d'abandon existe au profit du propriétaire d'un mur mitoyen qui veut se dispenser de contribuer aux' dépenses d'entretien de ce mur (Art. 656 C. civ.). D'autres cas d'abandon .sont réglés par l'art. 699 du même Code, par la loi du 16 septembre 1807 sur le dessèchement des marais et par diverses lois spéciales sur les contributions et les douanes. L'abandon de bièns est l'acte par lequel un débiteur qui se trouve hors d'état de payer ses dettes dé- laisse tous ses biens à ses créanciers (C. civ. art. 1265). Cet abandon est appelé plutôt cession de biens (V. ce mot). On appelle aussi aban- don le partage anticipé de ses biens fait par un ascendant entre ses descendants. — En qroit commercial, le 'concordat par abandon d'actif est un traité par lequel les. créanciers.'font .remise' au failli de toutes ses dettes moyennant l'abandon de tous ses biens. Ce-mode de con- cordat a été créé par la loi du 17 juillet 1856— En droit maritime, l'abandon maritinae est la faculté accordée à l'armateur par. l'art 2i6 du Code de commerce de s'affranchir de la res- ponsabilité des faits'.et engagements du capi- taine, nioyennant le délaissement du navire et du fret. On appelle encore, mais improprement, abandon le délaissement que peutfaire l'assuré eri certains cas exceptionnels de tous ses droits sur les objets assurés pour obtenir de l'assu- reur le paiement intégral de la somme assurée au lieu d'une simple indemnité pour -les. dom- mages réellement constatés (Art: 369.C.comm.). (V. Délaissement).—En droit criminel; l'àb'an- don d'un' enfant au-dessous de sept ans cons- titue un délit puni par les art: 349 à 353 du Code pénal. Si l'abandon a eu lieu dans un en- droit solitaire, le fait est puni d'un emprisonne- ment de six moisà deux. ans et d'une, amende de 16 à 200 francs. L'emprisonnement est de deux ans à cinq-ans et l'amende de 50francs à 400 francs contre les tuteurs ou. tutrices, instituteurs ou institutrices de l'enfant exposé ou délaissé par eux. ou' par leur ordre. Si, par suite"de l'exposition et du'délaissement, l'en- fant est demeuré mutilé ou estropié, l'action est considérée comme .blessures volontaires à lui faites par la personne wqui l'a exposé ou délaissé; si la mort s'en est suivie, l'action est considérée comme meurtre et' punie comme telle. Si l'abandon a eu lieu dans un endroit non solitaire, il est puni d'un: emprisonnement de-trois mois à un an.et d'une amende de 16 à 100 francs: Si les coupables sont.les tuteurs ou instituteurs de l'enfant, l'emprisonnement est de six mois à deux ansi et l'amende de 25 francs à-200 francs. || Législ. milit. Abandon de son poste-par un militaire, faute prévue et répri- mée par les articles 211 et 213 du Code de justice militaire. Tout militaire qui abandonne sonposte est puni de la peine de mort si l'a- bandon a eu lieu en présence de l'ennemi ou de rebelles armés — de deux à cinq ans d'em- prisonnement, si l'abandon a eu lieu sur un territoire en état de guerre ou de siège; et de deux à six mois .d'emprisonnement dans les autres cas.Si le coupable abandonne son poste, pendant qu'il est en faction ou en vedette, la faute s'aggrave; s'il:est chef de ,poste, le maxi- mum dé la péine·lui'est infligé. Abandon de son corps. Le militaire qui abandonne son corps pendant, un temps dépassant certains délais (délais de grâce) fixés par le Code de justice militaire. (Art. 231 à 243) se rend cou- pable du-crime de désertion. (V. Désertion.) Il Escr. Abandon de l'épée. Mouvement qui fait quitter le'fer, soit en marchant, soit en pre- nant le plus long pour aller aux parades. Il Bourse.Abandon de la prime. V. Abandonner. ABANDONNATAIRE,. s. 2 g: ,(a-ban-do-na- tè-re) Jurisp. Celui, celle au profit de qui'est fait un abandon ou abandonnement. ABANDONNATEUR, TRlCE. s. Jurisp. Ce- lui celle qui fait abandon, ABANDONNÉ, EE. adj. et part. passé d'a- bandonner. Délaissé, désert. Promenade aban- donnée. ∥ Dépravé; licencieux. Adieu; fa- mille abandonnée, maison sans mœurs (Beau- marchais). ∥ Subst. Celui; celle qui est dans l'abandon, sans secours. Soulagez les.pauvres et lès abandonnés'. Il Celui, celle qui mène une conduite déréglée. ∥ 'Loc. Un enfant aban- donné, c.-à.-d. sans secours, délaissé par ses parents. ∥ Jurisp. Biens abandonnés, héritage 'qui n'a plus de possesseur. Animaux, pâtura-' ges abandonnés, .laissés sans garde, délaissés soit momentanément soit pour toujours. ABANDONNEMENT. s. m. (a-ban-do-ne-. man). ∥ Jurispr. Cession. Abandonnement de biens: On dit plutôt. aujourd'hui cession de biens (V. ce mot): Dans le langage notarial, attribution à un copartageant des choses qui doivent composer 'son lot. Le Code civil (Art. 828) se sert dans ce sens du mot fournisse- ment. ∥ Délaissement. Dans l'abandonnement où il est de tous ses parents,de tous ses amis. ∥ Action de s'abandonner, de. se livrer sans réserve. Une tendresse qui;.va jusqu'à l'aban- donnement de toute volonté. Abandonnement à:une passion. ∥ Déréglement dansla conduite, dans les mœurs Vivre dans le dernier abandon- nement. Il Syn. Abandonnement; abandon,ces- sion abdication; renonciation, démission, dé- sistement. Les deux premiers se prennent l'un pour l'autre toutefois abandon, qui ne vient pas d'un. verbe, est plus vague, plus absolu, et abandonnement a quelque chose de plus rela- tif, de.plus déterminé, il indique un acte. On fait.un abandonnement, un abandon, une ces- sion de ses.biéns, une abdication de son pou- voir, de sa dignité, une renonciation ses droits,.a .ses prétentions,.l'on donne et l'on re- coit démission,des charges des emplois, des' fonctions.; on donne désistement de sa plainte, de: ses poursuites. ABANDONNÉMENT, adv. Avec un entier, abandon, sans -réserve. Cet homme est indi- gnement et abandonnement vendu aux chefs. de son parti. ABANDONNER v. a. (a-ban-do-né). Quitter,' s'éloigner de. Abandonner sa maison. ∥ Laisser sans secours, délaisser entièrement. Abandon- ner un fils qui déshonore, et dans ce sens est suivi parfois de la tprépos. dans, sur. Ne m'abandonnez pas, dans l'état où je suis, sur ce vaisseau qui va périr. Il Livrer, laisser en proie. Abandonner une ville à l'ennemi. ∥ Né- gliger, renoncer à. Abandonner l'étude. Ces- ser de fréquenter, ce qu'on fréquentait aupa- ravant. Abandonner ce théâtre. ∥ Confier, re- mettre. Abandonner son fils à ses maîtres. ∥ Par ext. se dit des choses, facultés, qualités physiques ou morales. Le courage, la vie l'a- bandonnent. ∥ Laisser échapper, ne pas rè- tenir. N'abandonnez pas la rampe. Abandonner l'empire' de la mer. ∥ Désespérer de, cesser de visiter. Abandonner un malade. ∥ Loc. Aban- donner la place à quelqu'un, lui céder, seretirer devant lui abandonner un écolier, ne plus vouloir se charger de son éducation; abandon- ner son drapeau, déserter. ∥ Jurisp. V. Abandon. Il Équit. Abandonner les étriers,retirer les pieds des .étriers, les perdre. souvent ainsi que l'é- quilibre. ∥ Mar. Abandonner son bâtiment, en faire l'abandon en sauvant l'équipage. Aban- donner son ancre, la laisser au fond de l'eau, après avoir coupé la chaîne. Abandonner la hasse, cesser de poursuivre un navire. Aban- donner une prise, relâcher un navire après s'en être emparé. ∥ Bourse. Abandonner la prime, la puyer. au. vendeur et renoncer ainsi à l'a- chat qu'on avait fait à terme, à cette condi- tion.On achète,on vend comptant ou à terme les marchés à terme sont fermes ou à'primes les marchés à- primes sont des marchés à terme que l'acheteur a le droit d'annuler, ino-. yennant l'abandon au vendeur d'une certaine somme. Vous avez acheté fin C'25 Crédit foncier à 1700 fr. dont 10 fr., en d'autrès termes avec prime de 10 fr., c. à-d. avec la faculté d'an- nuler le marché moyennant 10 fr. par titre ou 250 fr. pour les 2â, ce qui s'écrit ainsi acheter 25 Foncier à 1700/10. A la liquidation a lieu la réponse, des primes il vous faut répondre si vous levez la prime; c'est-à-dire lé marché à prime,qui devient ferme de conditionnel qu'il était, ou si vous abandonnez la prime c'est- à-dire si vous ienoncez au marché, auquel cas la prime est acquise au vendeur. ∥ Vén: Aban- donner là voie. En parlant des chiens, prendre le change. ∥ S'ABANDONNER, se livrer. S'aban- donner au' sommeil, à l'espoir. ∥ Se confier entièrement, se reposer sur. S'abandonner à la Providence. ∥ Perdre courtage. L'homme ne doit jamais s'abandonner. ∥ Fig. Parler sans contrainte. Vous voyez que je m'abandonne à vous. ∥ Se laisser dominer. Je m'abandonne ù l'inspiration. li'Se négliger dans son maintien. ∥ prostituer. ∥ S'abandonner à, lorsqu'il est suivi de l'inf., se permettre, prendre la li- berté. Ne pas s'abandonner témérairement il punir les coupables. ∥ Syn. Abandonner, dé- laisser. On abandonne ceux auxquels on est uni et qu'on devrait protéger ou secourir, on délaisse tous ceux dont on se retire abandon- ner renchérit donc sur délaisser. ∥ Quitter, abandonner, renoncer. Les thérapeutes aban- donnent leurs biens à ·leurs parents et à leurs amis ils quittent leurs pères, leurs mères. ils renoncent en un mot à tous les attache- ments terrestres (Corid.). Renoncer est exprès, formel et suppose un sacrifice. Je quittai mon pays, j'abandonnai mon père (Racine). Nous sommes unis par des liens plus étroits à la. personne ,ou à la chose que nous abandon- nons. ABANET. s. m: (a-ba-né). Ceinture dont se servaient les prêtres juifs, dans l'exercice de leur ministère. ABANGA. s. m. Fruit d'un palmier de l'lie Saint-Thomas, aux Antilles. Ses .semences sont employées par les habitants contre les ma- ladies de poitrine. de ab et annus année). Chez les anciens, exil d'un an, infligé à celui qui avait commis un homicide involontaire. ABANO. Ville de la Vénétié, à 8 kil. S.-o. de Padoue, célèbre par ses eaux thermales. La source, véritable' rivière .minérale, alimente huit établissements et fait tourner la roue d'un moulin.'La température de ses eaux. est de 85°, c'est-à-dire voisine, de l'ébullition et néanmoins, comme l'observe Pline des her- bes vertes, des grenouilles trouvent .moyen