ABA ABA ABA 3 Employé dans l'argot des voleurs pour qui la foule, la multitude, est toujours une assemblée et une réunion de badauds. ABADIOTE OÙ ABDIOTE. S. et adj. 2 g.. Peuplade d'agriculteurs et de pâtres de l'île Candie,, dont l'origine, d'après Malte-Brun, re- monte aux Sarrazins. 4,000 âmes env. ABADIR. s. m. Divinité phénicienne: Il Pierre enveloppée de langes que Saturne dévora croyant dévorer son fils Jupiter. ABADITE. s. et adj. 2 g. Secte musulmane de l'Arabie. ∥ Nom d'une dynastie maure fondéé par Abad Pr, roi de Séville au XIe.s. ABADINA. s. m. Poisson du genre gade. ABADY-QUEYPEO (Manuel). Évêque de Mechoacan au Mexique, puis de Tortose en Espagne (1775-1825);meurt dans les prisons de l'inquisition pour s'être montré opposé à ce tribunal. ABADZAS. s. m. pl. (A-bad-zass). Peuplade du Caucase. ABAEUZ. s. m. et adj. pi. Vieux terme de la coutume de'Poitou se disait de la succès- sion de ceux qui mouraient sans héritiers, laquelle passait au seigneur par droit de dés- hérence. On disait biens abaeuz. ABAFFI l" (Michel). Prince de Transyl- vanie, élu eh 1661, fut assez habile pour se maintenir entre l'influence turque et celle de l'Empire. Son fils, Abaffi II, qui lui succéda (1690), fut dépouillé par l'empereur Ferdi- nand lit d'Autriche. ABAGA ou ABAKA. Roi des Tartares sou- mit lés Perses, se rendit redoutable aux chré- tiens de la Terre-Sainte et envoya des ambas- sadeurs au second concile de Lyon, en i234, pour faire alliance avec les chrétiens contre les musulmans. ABAGI. S. m Monnaie d'argent de' Perse, valant environ 1 franc. ABAI. s. m. Vêtement en usage chez les Syriens. ∥ Nom du mois d'août dans le ca- lendrièr turc. ABAILARD ou ABËLABD (Pierre). Philo- sophe, théologien et moine, né au bourg'. de Palais, près de Nantes, mort en l'abbaye de Saint-Marcel, non loin de Chalon-sur-Saône (1079-1142). Disciple de Guillaume de Cham- peaux, il en devint bientôt l'antagoniste,ouvrit une école, d'abord à Melun,plus tard à Corbeil, enfin à Paris ses succès furent partout écla- tants. Sans être nominaliste, comme quelques auteurs le prétendent, il combàttit le Réalisme en lui substituant un autre système le conçep- tnalisine qui tient le milieu entre les deux doc- trines, et d'après lequel les' universaux sont considérés comme des conceptions de l'esprit. Sa passion coupable pour la nièce du chanoine. Fulbert, Héloise, son élève qu'il séduisit et qu'il épousa secrètement; lui. attira le' cour- roux et la haine de celui-ci. Fulbert le fit saisir par cinq bandits stipendiés qui le mutilèrent. Il fut successivement moine à St-Denis, au Pa- raclet, en Champagne, St-Gildas de Ruys, D'où il fut chassé par les religieux, à cause de sa sévérité où de son'autocratie peut-être; à' St-Marcel où il'termina sa vie romanesque et agitée. Ses doctrines, se rapprochant de l aria- nisme sur la Trinité, du pélagianisme sur la grâce, du nestorianisme sur la personne de. Jésus-Christ, furent condamnées au concile de Soissons (1121), et à celui de Sens,en 1140,dans lequel 'saint Bernard se montra le défenseur zélé de l'orthodoxie. On a dit avec raison qu'Abailard a plus .brillé qu'éclairé, et plus ébloui qu'instruit ses contemporaines et la pos- térité. Ses principaux ouvrages sont divers Traités de dialectque Ethiqite ou Connais-toi toi-même, Introduction à la théologié; Théologie le contre ils ont été publiés par M. de Ré- musat, et plus' tard parM. Cousin. Ses Lettres et celles d'Héloïse ontété traduites par M. Oddoul. ABAISSABLE. adj. Qui peut, qui doit être abaissé. ABAISSANT, ANTE: adj. Humiliait, dégra- dant. La politique du gouvernement est abatis- santé pour le pays. ABAISSE. s. f.' Pâte étendue avec un rou- leau, abaissée, amincie et qu'on emploie prin- cipalement à faire la croûte de dessous d'une pièce de pâtissérie. ABAISSÉ; ME.' adj. et part. pas. d'abaisser. Qui été 'baissé; rendu moins haut. Voile abaissé mur abaissé d'un mètre. ∥Fig. Dépri- mé, humilié. Quiconque, s'élève sera abaissé. On dit encore saint abaissé dans lui-même, pour exprimer une grande humilité. ∥ Gramm. Il exige toujours par devant son complément. Abaissé par la détraction. ∥ Blas. Vol abaissé. Se dit des oiseaux dont les ailes sont pliées avec le bout tendant vers la pointe de '1 écu en général, de toutes pièces, chef, pal, che- vron, etc. qui se trouvent au-dessous de leur position ordinaire. ∥ Bot. Se dit de la lèvre in- férieure d'une corolle labiée, lorsqu'elle forme un angle presque droit avec le tube. ABAISSE-LANGUE. s. m. V. Glossocatoche. ABAISSEMENT, s. m. Action d'abaisser; résultat de cette, action diminution de hau-, teur. Abaissement d'uh toit. ∥ Par extension amoindrissement diminution de force, d'in- tensité. Abaissement des salaires; abaissement de la voié. ∥ Fig. Diminution de crédit, de pouvoir, etc. Louis XI travailla à l'abaissement de la maison de Bourgogne, à l'abaissement des seigneurs. ∥ Dégradation morale, état de ser-. vitude, dégénérescence. Abaissement des es" claves. L'abaissement de la littérature et de l'art. ∥ État opposé à celui de grandeur, de prospérité. Naître et vivre dans l'abaissement (Acad.). il Humiliation volontaire ou forcée. L'abaissement du Messie, du partait chrétien. L'ambitieux subit l'abaissement dans l'espoir de dominer.∥ S'emploie absol., c-à-d. sans complément. On désire votre abaissement ainsi qu'au pluriel Il y a des abaissements qui rendent un homme méprisable. ∥ Admin. Peine infligée à un fonctionnaire que l'on fait des-' cendre d'un ou plusieurs degrés dans l'échelle administrative. Abaissement d'une classe. ∥ Al- gèb. Abaissement d'une équation, 'réduction. d'une équation à un degré moindre ∥ Astr. Abaissementd'une étoile du pôle; quantité dont elle: paraît s'être. abaissée par rapport à l'horizon. ∥ Blas. Modification faite à l'écu pour en diminuer la' valeur. ∥ Chir. Opération de la' cataracte' par abaissement, en' faisant des- cendre le cristallin: Ce 'mot s'emploie généra- lement pour désigner des 'chutes ou prolapsus d'organes ∥ Géom. Abaissement d une per- pendiculaire, action de- mener une perpendi- culaire à une ligne d'un point pris hors de cette ligne. ∥ Jurispr, Abaissement d'un degré dans la peine, application de la peine immé- diatement inférieure à celle qui aurait été appliquée sans l'adoucissement de la.loi. Abaissement de deux degrés, indulgence plus. large'dans l'application d'une peiner) ∥ Synon. Bassesse, abaissement.. La bassesse est natu- relle, permanente; elle se prend toujours en mauvaise 'part l'abaissement est accidentel, volontaire ou forcé' et se prend entonne ou en mauvaise part selon les cas. ABAISSE-PAUPIÈRE. s. m. Chir.Instrument destiné à abaisser la paupière. ABAISSER: v. a. Ire conjug. (de a, qui marque tendance et baisser). Rendre plus bas, diminuer la hauteur d'une chose, faire descendre. Abaisser un terrain, un store. ∥ Plier, incliner. La branche souple se relève, quelque ellort- qu'on fasse pour l'abaisser. — On dit Abaisser la tête, dans le sens de s'hu- milier,'se résigner. Abaisser les yeux sur, dans le sens d'accorder de l'attention, protéger,com- patir. Sur un simple mortel daigne abaisser les yeux. ll Par extens. Diminuer, réduire, rendre moins élevé, modérer. Abaisser le prix du sel. Abaisser la voix, le ton: Fig. Déprimer, avilir; humilier, diminuer la puissance, l'autorité L'esprit de parti abaisse les-plus grands hommes (La Bruy.). Abaisser un État-rival. ∥ Ascét. Faire agir par humilité. L'humilité- de J.-C.l'a 'abaissé jusqu'à l'anéantissement (Fléchier). ∥ S'emploie, absol., :C'est: Dieu qui élève, c'est lui qui abaisse (Bossué.t).∥ Elever et abaisser sont souvent- opposés l'un à l'autre par antithèse. Nous élevons là gloire'des uns pour abaisser 'celle des autres (La Rochef.). ∥ Alg. Abaisser une équation, la réduire à un moindre degré. || Arith. Abaisser un chiffre, écrire un chiffre d'un dividende, ou d'une puissance,' à droite du reste obtenu dans la division où l'extraction de la racine. ∥ Géom. Abaisser une perpendiculaire; la mener à' une ligne, d'un point .pris au-dessus de cette ligne. ∥ Hortic. Abaisser une branche, là couper près du tronc. JI Pâtiss. Abaisser la pâte, l'étendre avec -un rouleau. ∥ S'ABAIS- SÈR. Devenir plus bas,' pouvoir être abaissé,, descendu Les nuages s'abaissent vers la terre. Cette capote s'abaisse à vôlonté. ∥ S'incliner, se courber; s'étendre,, descendre. Les deux combattants se replient, s'abaissent et. se saisissent. La robe en plis flottants jus- qu'à ses pieds s'abaisse (Delillé). ∥ Fig. Man- quer à sa dignité, s'humilier, s'avilir. Voulez- vous que le roi s'abaisse ? ∥ S'abaisser à, jus- qu'à, devant, sous, c-à-d. condescendre à, se mettre à la portée dé quelqu'un, s'humi- lier,se soumettre. Un maître dévoué s'abaisse aux plus petits enfants. Dieu s'abaisse jusqu'à. .nous, au-dessous de tous lés hommes. Il faut s'abaisser devant la.force. ∥ Litt..Écrire, parler' avec simplicité, quelquefois avec. trivialité; varier son style selon les' sujets, s'élever ou s'abaisser propos. Votre langage, s'abaisse tellement qu'il choque les auditeurs. ∥ Syn. Abaisser, rabaisser, ravaler, dégrader, dépriser, déprimer, avilir, humilier Rabaisser a le même sens,avec plus de force, qu'abaisser; tous deux expriment l'idée commune de faire passer de haut en bas, de diminuer la hauteur,.la valeur, le:prix, la.dignité, le mérite, etc. Ravaler c'est. abaisser très, bas, jusqu'aù dernier degré, dé- grader c'est ôter le grade, le rang. On déprise en ne reconnaissant pas aux choses ou aux personnes tout leur prix, on déprise quelqu'un en cherchant à nuire à sa réputation. Avilir c'est imprimer la honte et la flétrissure; humi- lier C'est abaisser l'orgueil; le lâche s'avilit, le, pénitent s'humilie. ∥ Baisser, abaisser. Baisser est quelquefois neutre, jamais abaisser; abaisser s'emploie, surtout au figuré et il s'y emploie seul en .parlant des personnes, et quand il'de- vient réciproque baisser est absolu, abaisser est relatif, c'est baisser vers (ad) baisser dé- signe une action ordinaire, abaisser signale un abaissenient remarquable chaque jour nous baissons un couvercle, un store, etc.,les abaisser est une opération de l'ouvrier qui les attache, les fixe. moins haut, etc. (Lafaye). ABAISSEUR. adj.m. Anat. Se dit de diffé- rènts muscles qui abaissent la partie à laquelle ils sont .attachés: ∥ Subst. m: L'abaisseur ds l'œil, de la lèvre, etc. ABAIT. s. m. (de a et de l'anc. franç.. bétee; all. beizen, mettre la bride, exciter, amoicer).T. de-pêche. Appât. Peu usité (Littré). ABAJOUES. s. f.. Zool. Sorte de poches membraneuses que quelques mammifères, chéiroptères bu rongeurs, portent dans l'épais- seur des joues,etoùils placent provisoirement. les aliments qu'ils, rencontrent, soit pour lee manger plus tard à loisir, soit pour remplir les magasins où ils font leurs provisions d hiver. Le plus souvent les abajoues s'ouvrentà l'inté-- rieur de la. bouche chez quelques espèces de rongeurs l'ouverture est au dehors. ABAKAN. Riv. affl. de gauche de l'Iénisei en Sibérie; c.:350 kil. ABAKANSK. Ville forte *de Sibérie, fondée par Pierre le Grand, sur la rive d. de l'Abakan: ABAKUR. s. m..Myth. celtique. Nom des che- vaux de Suna, déesse du soleil. ABALIÉNATION. s, f. (lat abalienatio). Dr. rom. Translation de la propriété des res mancipi à des personnes .capables d'acquérir. Les res mancipi étaient les esclaves les bêtes de somme, les fonds ruraux et urbains situé*' en Italie ou dans les provinces gratifiées du jus italicum. ABALIÉNÉ, ËE. adj. Méd. Membre aba- liéné, celui dont l'usage est troublé par lay paralysie complète ou :non de quelqu'un de ses. nerfs ou de ses muscles. ABALIÉNER. v..a. Consentir une abalié- nation.∥ S'ABALIÉNER. Ètre abaliéné. ABALOURDIR.'V. a: (a et balourd). Rendre balourd, stupide, hébéter par de mauvais trai- tements'répétés. Popul. ABALOURDISSEMENT. s. m. Action d'a-. balourdir, et résultat de.cette.action. ABAMA. s. m. Plante de la famille des' liliacées; on préfère la dénomination générique de narthécium. ABAMÉ, ÉE. adj. Bot. Qui ressemble à un aba- ma'. ∥ ABAMÉES. s. f. pltir, Groupe.de la famille des liliacées, dont le type est:le genre abama. ABAMONTI (Joseph). Homme d'État napo- litain,1759-1848. Part active aux mouvements révolutionnaires dé 1798; condamné à'mort et gracié. Membre de la'commission exécutive de la République Cisalpine jusqu'en 1805. ABAN. s. m. Mois d'octobre chez les Syro-