Close
Please type your search term
Close
Home Consultation

Full record

Fermer

Title : Dictionnaire des dictionnaires. Lettres, sciences, arts, encyclopédie universelle. T. 1, A-BISOT / sous la dir. de Paul Guérin

Publisher : Impr. réunies (Paris)

Date of publication : 18..

Contributor : Guérin, Paul (1830-1908). Directeur de publication

Type : monographie imprimée

Language : French

Format : 7 vol. ; in-8

Format : application/pdf

Copyright : domaine public

Identifier : ark:/12148/bpt6k201375w

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : Notice d'ensemble : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb388339538

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb388339538

Provenance : bnf.fr

Close
First page Previous page
Pagination
Next page Last page (Screen 30 / 1235)
Download / Print
Fermer la popin

Download

You can obtain several pages of this document as an electronic file. You may choose one of the following formats : PDF, single page JPEG or plain text.

Choose format :
PDF
JPEG (Only the current page)
txt


Choose to download:
full document
a portion of this document


Pour une réutilisation non commerciale du contenu
En cochant cette case, je reconnais avoir pris connaissance des conditions dutilisation non commerciale et je les accepte.


Pour une réutilisation Commerciale
consultez nos conditions de reutilisation commerciale

Close
Contribute

Report an anomaly

Want to report an anomaly on the following document :

Title : Dictionnaire des dictionnaires. Lettres, sciences, arts, encyclopédie universelle. T. 1, A-BISOT / sous la dir. de Paul Guérin

Author :

Url of the page : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k201375w/f30


Please describe the observed anomaly as exactly as possible,with the following proposals and/or the comment box.


Nature of the problem :

Wrong bibliographic data

Inconsistency between bibligraphic data and document posted

Blurred and truncated images

Incomplete Document or missing pages :

Incorrect or incomplete table of contents

Download problem

Unavailable Document

zoom

OCR/text

audio mode

Full Screen

other (please specify in comments)

Other (please specify in comments)


Comments :



Please leave us your email so we can respond :


Please copy the characters you see in the picture

The text doesn't conform to the displayed image

Close
Help

Send by e-mail

Fermer
A mail has been sent A problem occured, the e-mail delivery failed. Please try again.
Close

Search module

Click here to toogle the search panel

Search results

Search this document

The text below has been produced using a process called optical character recognition (O.C.R.). Since it is an automatic process, it is subject to errors you might find in this page.

The recognition rate for this document is 99.32 %.



INTRODUCTION XXXI

phénomène de conservation qui permet de retrouver chez des paysans demeurés dans un long éloignement des
grandes voies de communication, le parler des trouvères et des fableors, celui de Joinville et de Froissart!
Aujourd'hui, tous ceux qui s'occupent de linguistique savent que les patois-ont une grammaire aussi régulière,
une terminologie aussi homogène, parfois une syntaxe aussi arrêtée que les langues savantes. Ils ont leur
valeur historique car l'étude des dialectes révèle des migrations sur lesquelles l'histoire se tait. Ils ont leur
intérêt spécial et régional; car les gazettes juridiques, les comptes-rendus des sociétés de province, les récits
des exploitations agricoles, foisonnent de mots qu'il est utile d'enregister et nécessaire de faire comprendre.
Enfin, ils ont, en propre, leur intérêt moral et intellectuel; car le peuple des campagnes à gardé ses traditions
naïves que l'on aime à recueillir avec une sorte de piété patriotique. Ce côté-là n'a pas semblé le moins digne
d'inspirer la sympathie, l'étude, la curiosité, puisque la France entière s'est mise à dépouiller, province par pro-
vince, ses productions de terroir, ses contes, chansons, légendes, cantiques et noëls, récits des veillées, imagi-
nations de toutes sortes tressaille la fibre populaire. La grande littérature elle-même en a senti l'attraction
elle aussi s'est portée vers les patois, sous le prétexte de la couleur locale. Sans compter la comédie où, de date
si ancienne, les Lucas et les Martine ont droit acquis de jargonner à leur aise, le plus ordinairement à tort
et à travers pour exciter le gros rire des spectateurs, le roman mœurs s'est accointé souvent avec la vraie
langue paysannesque. Au xvme siècle, c'était Rétif de la Bretonne dont les personnages parlaient quelquefois
bourguignon. Ce furent, au xixe siècle, George Sand et Balzac qui remirent à neuf de vieux mots très français,
pris au lexique de nos provinces. Et la Picardie, la Normandie, le Morvan, le Poitou, le Quercy, le plantureux
Nivernais, ont conservé leurs peintres fidèles, leurs conteurs adoptifs. L'application à récolter des formes
anciennes qui bientôt auront disparu presque totalement du langage parlé de nos: populations, ne se limite donc
point à des recherches érudites; il correspond à l'extrême faveur qu'ont obtenue, de nos jours, dans le domaine
de la pensée, les études de campagne. Hier encore, on s'y jetait avec passion, à la suite des auteurs de la
Mionette, de Madame Clctude, de la Mare au Diable et de la Petite Fadette. Il semblait qu'en cherchant le
drame, l'idylle, l'amour au village, on voulût; pour ainsi dire, retourner à la source des sentiments humains
absorbés et dénaturés par notre civilisation; En cette époque d'expansion industrielle si avancée, un goût très
vif nous pousse vers l'agreste, vers le primitif nous avons tout un art nouveau, exclusivement adonné
aux choses de la rusticité. Pour l'ensemble de ces motifs parce que les patois ont maintenu le sens précis d'un
grand nombre de textes archaïques, dont il serait malaisé, sans eux, de rétablir l'exacte signification; parce que
ces demi-dialectes, qui n'ont pu devenir des langues; nous fournissent quantité de dénominations techniques,
ailleurs dépourvues d'équivalents; parce qu'ils ont aussi leurs documents et leurs témoignages, parce qu'ils
parlent tour à tour à notre mémoire, à notre patriotisme, à notre imagination, le dictionnaire leur a ouvert ses
colonnes, très généreusement.

Non plus ne les a-t-il pas fermées au parler populaire des grandes villes, à ces formes, à ces images peu
délicates sans doute mais nettes, expressives, promptes à figurer les objets par des caractères sensibles. Complai-
samment il accueille les révélations piquantes de nos parisianismes, dont les tournures et les périphrases ont
parfois des côtés si pittoresques. Il s'est fait tout hospitalier à l'égard du néologisme, néologisme de choses
répondant à un objet réel, ou à une nécessité, à un progrès, à une transformation du temps; néologisme d'expres-
sion, capricieux, variable, éphémère, tantôt issu de la fantaisie des auteurs à l'occasion d'une analyse nouvelle
des sentiments et des sensations, tantôt créé d'aventure parce qu'on ne voulut pas se donner la peine de chercher
des synonymes anciens. Constamment le néologisme a provoqué la'discussion et la critique, échauffé la verve
des grammairiens pointilleux, effarouché les susceptibilités des puristes. Mais qui jamais en arrêtera la marche?
Qui donc prétendra fixer l'action toujours mobile de l'esprit public acquérant des idées nouvelles, subissant des
modes à percevoir les choses sous des aspects nouveaux? Bon à l'Académie, dépositaire des traditions du goût
et régulatrice de l'usage, d'admettre ou de repousser ce qui lui paraît innovation utile malheureuse audace.
Le Dictionnaire des Dictionnaires a encouru, bravement le reproche qu'o.n lui adresserait d'une indulgence
excessive il a laissé passer, à titre d'essai, d'emploi curieux, de bizarrerie intéressante, tout ce qui n'était pas

Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

Share

Permalink on this document

Permalink on this page
Embeddable widget

Embeddable thumbnail
Send by e-mail

Blogs and social networks

Add to your collection

null null null
Close