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INTRODUCTION XXVII

dont uous: apercevons la .liaison soient fondues ensemble, d'après, ces conformités de rapports, et sur bien des
points elles ne.représenteront plus avec la multiplicité .de leurs déterminations, qu'une connaissance simple et
de caractère unique. Les notions encyclopédiques qui se rencontrent partout, exposant et classant,les parties
;constituantes.des'corps, .ou appréciant.l'action réciproque et sans décomposition des masses, ne pouvaient
manquer d'être consignées ici, avec leurs formules rigoureuses. Mais on y verra mentionnées plus spécialement,
les progrès s'accomplissant pas à pas dans l'étude et l'application, des phénomènes,. qui, sous Les dénomina-
tions diverses de chaleur, lumière, électricité, magnétisme, me sont que des manifestations différentes des deux
causes premières de toute action physique la matière et la force.

La Chimie aussi a des droits considérables, si on les estime à l'équivalence des services qu'elle rend. Elle
ne s'arrête pas à éclairer par ses enseignements précieux la physiologie des êtres: vivants, l'effét.et-la marche
des phénomènes.dont leur vie: se compose; son rôle est d'enregistrer toutes les modifications, toutes.les com-
binaisons mutuelles des corps: agissant les uns .sur les autres. Ses résultats étant presque" toujours appli-
.cables à l'industrie, il importait qu'elle figurât au Dictionnaire dans de notables proportions. On. en a recueilli
de préférence les.données d'utilisation prompte et .véritablement pratique..

La Physique et.la Chimie, et,leurs conséquences industrielles, nous conduisent naturellement à;la Technologie,
ce- vocabulaire de la science réalisée.. Celle-.ci est effrayante par la prodigieuse; variété: de -ses opérations
et. des termes qui servent à .les définir. Un .art dont .on voudrait -tout dire, tout représenter, fournirait des
volumes de discours, d'explications. Vingt-deux tomes, abondamment remplis, de suffirent point .aux
rédacteurs de l'ancien Dictionnaire technologique pour enfermer dans nne classification absolument
satisfaisante l'innombrable quantité de faits et de théories que comporte à lui seul le''travail: industriel.
Là; évidemment, force' est de s'astreindre à .une répartition rigoureuse des mots, des objets, en se
résignant à laisser .beaucoup des choses derrière soi. Il faut, à chaque instant, choisir, élaguer, généraliser,et,
dans l'impossibilité de dépeindre tous les effets, se contenter de noter les méthodes, de mentionner les lois.
La statique fixera la détermination normale des conditions d'équilibre d'un'système, et l'on ri'en exigera pas
davantage. Que la mécanique. nous apporte les principes essentiels des phénomènes auxquels le mouvement
-donne lieu, on ,se reconnaîtra satisfait d'enregistrer la démonstration :sans: abuser des exemples. Et si:la
cinématique, c'est-à-dire l'étude directe des mouvements'abstraction faite des forces qui les produisent, nous
invité, à relever quelques-unes de leurs applications à la théorie des machines, on ne demandera que la
.juste place.où les inscrire. Laissant aux spécialistes des manufactures le soin de décrire, sans en passer un
détail, les mille et mille opérations des. ateliers, avec leurs règlements théoriques, -avec: les méthodes à
suivre- pour, les; perfectionner jusque dans.1es rouages les plus infimes, nous croirons avoir fait œuvre
assez utile, .sur ce .terrain encore, en rendant. sensibles, par-dès preuves frappantes, les relations intimés
de. la ;Science et de l'Industrie, et les progrès qui résultent de leur échange perpétuel..
Nous allons toujours en progressant, à travers l'immensité des mots et des choses Cette Technologie que nous
disons .si encombrante à cause de l'innnité de ses désignations, n'est elle-même qu'une simple série, une
subdivision, noyée parmi les autres, de'la Nomenclature générale. C'est la rivière qui perd son nom dans le
vaste sein de l'Océan. Ici viennent s'absorber indistinctement, sans privilèges, les lettres, les arts, les sciences
et les métiers, l'usage d'hier et.-celui d'aujourd'hui, avec la multitude incalculable.de leurs qualifications.
Voici d'abord la vieille langue française qui, dès le- temps de Ronsard, comptait cinq siècles d'existence et
qu'on avait ensuite si longtemps oubliée. Elle reparaît au jour, telle qu'elle fut en plein moyen âge, lorsque
l'orthographe, les sens et la prononciation roulaient dans une fluctuation perpétuelle. Elle sort, fourmillante,
.surchargée de vocables et de locutions, des- manuscrits et des livres, des chansons de geste et des coutumiers,
des chroniques, des inscriptions; des registres de comptes. ou de délibérations elle: se développe,prodigue à
l'excès, instable jusqu'à la confusion mais étonnamment active comme une langue qui se'crée de toutes parts,
sans contrôle d'académie, sans décision universitaire, et qui va, circule, parfaitement indépendante, au gré du
peuple et des auteurs. Puis arrivent les xve et xvie siècles l'anarchie des mots prépare les révolutions de la
syntaxe; ils apportent en confusion, à côté de la langue franche, nette, essentiellement française de
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