Close
Please type your search term
Close
Home Consultation

Full record

Fermer

Title : Dictionnaire des dictionnaires. Lettres, sciences, arts, encyclopédie universelle. T. 1, A-BISOT / sous la dir. de Paul Guérin

Publisher : Impr. réunies (Paris)

Date of publication : 18..

Contributor : Guérin, Paul (1830-1908). Directeur de publication

Type : monographie imprimée

Language : French

Format : 7 vol. ; in-8

Format : application/pdf

Copyright : domaine public

Identifier : ark:/12148/bpt6k201375w

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : Notice d'ensemble : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb388339538

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb388339538

Provenance : bnf.fr

Close
First page Previous page
Pagination
Next page Last page (Screen 19 / 1235)
Download / Print
Fermer la popin

Download

You can obtain several pages of this document as an electronic file. You may choose one of the following formats : PDF, single page JPEG or plain text.

Choose format :
PDF
JPEG (Only the current page)
txt


Choose to download:
full document
a portion of this document


Pour une réutilisation non commerciale du contenu
En cochant cette case, je reconnais avoir pris connaissance des conditions dutilisation non commerciale et je les accepte.


Pour une réutilisation Commerciale
consultez nos conditions de reutilisation commerciale

Close
Contribute

Report an anomaly

Want to report an anomaly on the following document :

Title : Dictionnaire des dictionnaires. Lettres, sciences, arts, encyclopédie universelle. T. 1, A-BISOT / sous la dir. de Paul Guérin

Author :

Url of the page : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k201375w/f19


Please describe the observed anomaly as exactly as possible,with the following proposals and/or the comment box.


Nature of the problem :

Wrong bibliographic data

Inconsistency between bibligraphic data and document posted

Blurred and truncated images

Incomplete Document or missing pages :

Incorrect or incomplete table of contents

Download problem

Unavailable Document

zoom

OCR/text

audio mode

Full Screen

other (please specify in comments)

Other (please specify in comments)


Comments :



Please leave us your email so we can respond :


Please copy the characters you see in the picture

The text doesn't conform to the displayed image

Close
Help

Send by e-mail

Fermer
A mail has been sent A problem occured, the e-mail delivery failed. Please try again.
Close

Search module

Click here to toogle the search panel

Search results

Search this document

The text below has been produced using a process called optical character recognition (O.C.R.). Since it is an automatic process, it is subject to errors you might find in this page.

The recognition rate for this document is 99.32 %.



XX INTRODUCTION

eu comble dans des espaces temps à peine appréciables. La machine politique change d'aspects à tous ses
mouvements. Les mœurs e't les habitudes se modifient par contre-coup; les arts et les lettres ont leurs glorieuses
révolutions, et les activités contemporaines deviennent bientôt des restes, des souvenirs du passé que d'autres
activités remplacent, non moins ambitieuses d'appartenir à l'histoire. Il est donc inévitable que des œuvres,
dont la destination est d'amasser, à telle période .précise, les résultats accomplis, soient débordées ensuite.
Les substrata qu'on leur ajoute sous forme de compléments, annexes ou suppléments, à dessein de prolonger
quelque peu leur autorité et de leur garder plus longtemps le mérite des informations neuves, ne
rendent pas la jeunesse au corps de l'édifice je dis au-delà d'une certaine date et d'un délai normal —;
quand il menace ruine, quand il n'est plus jugé suffisant, c'est à d'autres travailleurs de le reconstruire sur des
bases différentes. Diderot et d'Alembert avaient caressé -le chimérique espoir qu'ils dresseraient d'une fois le
monument définitif un sanctuaire les connaissances des hommes eussent été à l'abri des temps et des
révolutions. On n'aurait eu qu'à surajouter les découvertes successives à celles dont ils avaient été les premiers
vérificateurs. Il eût simplement convenu de déclarer tel était alors l'état des sciences et des beaux-arts. Les
encyclopédistes ne s'imaginaient pas à quel point se renverseraient des vues qu'ils avaient frappées hardiment
d'un cachet d'immortalité, pas plus qu'ils ne se doutaient de la promptitude avec laquelle seraient atteintes de
caducité les choses originales qu'ils exposaient si pompeusement. Il n'y fallut pas un demi-siècle. Le mouvement
de la science les avait déjà dépassés sur beaucoup de questions. La pensée philosophique, qu'ils s'étaient donné
pour principale mission de fortifier, avait perdu ses titres au gouvernement des esprits. L'histoire et la
philologie répudiaient une foule de leurs conclusions. L'erreur abondait. Il parut plus expédient de rebâtir que
de retoucher à toutes places. Et depuis lors, ceux qui s'attribuèrent la tâche de continuer l'héritage encyclopé-
dique ont trouvé commode, sinon toujours parfaitement légitime, de considérer comme non avenus les travaux
de leurs devanciers et de les recommencer sur nouveaux frais. Du reste, qu'importe Le champ des connais-
sances est inépuisable. Il n'a pas de limites; il s'accroît,- il s'élargit sans fin, et la plus abondante
moisson est celle encore qui appartient ait, dernier venu. Du point nous sommes, quelle récolte générale
nous est promise

Chaque siècle aime à faire le catalogue de ses richesses, à constater les marques de son avancement sur les
âges antérieures et à déterminer par un bilan exact sa part de propriété dans le labeur continu de la
civilisation. Les premiers encyclopédistes français s'étendaient avec complaisance sur l'honneur extrême
l'on avait porté de leur temps l'étude des lois, l'histoire de la philosophie et le culte des beaux-arts. Quel
tableau eût donc été le leur s'ils l'avaient pu tracer, au moment nous recueillons, avec ce qu'ils possédaient, les
profits et les augmentations d'une époque privilégiée entre toutes! Reconnaissons nos avantages. Nous aurons
vu la marche du siècle le plus éminemment progressif qui ait jamais été.. Aucune branche du savoir qu'il n'ait
renouvelée ou recréée tout à neuf. On lui a reproché en les portant à son compte bien des profusions stériles,
bien des dépenses sans profit le total de ses gains est incomparablement riche. Notre siècle a poussé très loin
toutes les sciences. C'est sa vraie gloire. Il n'y aura point de postérité si reculée qui ne devra rendre justice
aux merveilleuses applications qu'il a su faire des sciences positives pour les tourner à la conquête de ce monde
livré par Dieu aux investigations de l'homme. De ses perfectionnements des sciences physiques ont jailli des arts
inconnus autrefois et des industries entières. Il a donné des lois philosophiques aux sciences naturelles, et
celles-ci se sont formées en systèmes. Enfin il a refondu les sciences morales, du jour il a reconstitué
l'histoire.

Sur d'autres points de son développement une littérature s'est déployée, étonnamment diffuse, avant
tout affamée d'indépendance et pleine de curiosité. La poésie s'est montrée, comme elle ne l'avait jamais
été, humaine et sensible. Le roman a révélé des classes sociales qu'on n'avait jamais décrites et des parties de
l'âme qu'on ignorait.- La critique a poursuivi sans relâche son enquête universelle. Elle s'est identifiée autant
qu'il était possible avec le sentiment de la vie antique. Elle a traité les génies anciens comme les-génies
modernes elle à fait le tour de leurs œuvres, et, suivant une expression de Sainte-Beuve, le cercle des opinions
est épuisé sur leur compte. Le moyen âge ne.lui est plus fermé ;'elle a pénétré au fond de cette époque troublée,

Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

Share

Permalink on this document

Permalink on this page
Embeddable widget

Embeddable thumbnail
Send by e-mail

Blogs and social networks

Add to your collection

null null null
Close