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Title : Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments / par Félix Lazare,... et Louis Lazare,...

Author : Lazare, Félix (1815-1894)

Author : Lazare, Louis (1811-1880)

Publisher : F. Lazare (Paris)

Date of publication : 1844-1849

Subject : Rues -- France -- Paris (France) -- Histoire -- Dictionnaires

Subject : Monuments -- France -- Paris (France) -- Histoire -- Dictionnaires

Type : monographie imprimée

Language : French

Format : 2 t. en 1 vol. (VIII-702-24 p.) ; 28 cm

Format : application/pdf

Copyright : domaine public

Identifier : ark:/12148/bpt6k200946t

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32357628x

Provenance : bnf.fr

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Title : Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments / par Félix Lazare,... et Louis Lazare,...

Author : Lazare, Félix (1815-1894)

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.48

BAR BAR

Les maisons nos 1, 9, 11, 13, 15 2, 2 bis, et partie de
celle 4, sont alignées. -Égout et conduite d'eau.
Éclairage au gaz (compe Lacarrière).

BARRES (RUE DES).

Commence au quai de la Grève no 22, et à la rue du
Pont-Louis-Philippe 1 finit à la place Baudoycr,
6, et à la rue Saint-Antoine, no 2. Le dernier impair
est 17; le dernier pair, 3i. Sa longueur est de 156 m.-
9e arrondissement, quartier de l'Hôtel-dc-VilIc.

En 1250, on l'appelait la ruelle aum Moulins des
Barres, en raison des moulins situés sur la rivière à
l'endroit qu'on appelait les Barres. En 1293, on l'ap-
pelait ruelle des Moulins du Temple, parce qu'alors ces
moulins appartenaient aux Templiers. En 1362, on lui
donne, dans un titre passé sous le règne de Charles V,
la dénomination de rue qui va de la Seine la porte
Baudet. En 1386, on la nommait rue du Chevet-Saint-
Gervais, et parfois rue des Barres. Au XVIe siècle, de la'
rue de la Mortellerie (aujourd'hui de l'Hôtel-de-Ville),
à la rivière, c'était la rue Malivaux; ce nom lui venait
des moulins de Malivaux, placés sur la rivière, vis-à-
vis de cette rue. Enfin, au XVII° siècle dans toute sa
longueur, c'était la rue des Barres. Une décision mi-
nistérielle, en date du 13 thermidor an VI, signée Fran-
çois de Neufchâteau fixa la largeur de cette voie publi-
que à 8 m. En vertu d'une ordonnance royale du 19
mai 1838, sa moindre largeur est portée à 10 m. Les
maisons n°» 2, 4, 8, 10, 24, 26, 28, 30, 32 et 34 sont
alignées.

L'hôtel des Barres fut bâti vers 1250. En 1362 les
moines de Saint-Maur l'achetèrent avec les moulins qui
en dépendaient. On l'appela alors l'hôtel Saint-Maur;
cet hôtel fut habité plus tard par Louis de Bourdon,
l'ùn des amants d'Isabeau de Bavière, femme de Char-
les VI. Allant un jour visiter la reine au château de
Vinccunes ce gentilhomme rencontra le roi; sans des-
cendre de son chèval sans en arrèter le pas, il se con-
tenta de saluer Charles VI. Ce monarque l'ayant re-
connu, ordonna à Tanneguy Duchàtel, prévôt de Paris,
de s'emparer de sa personne. La nuit, Louis de Bourdon
fut mis à la question enfermé dans un sac et jeté dans
la Seine, avec ces mots sur son linceul Laissez passer
la justice du roi. Cet hôtel devint par la suite une
propriété des seigneurs de Charni qui lui donnèrent
leur nom que l'habitude a conservé jusqu'à nos jours.
Au XVIIIe sièclc on y avait établi le bureau de
l'administration générale des aides. Il servit pendant
une partie de la révolution de justice de paix, et devint
après une maison particulière portant le le. La plus
grande partie de cet hôtel a été démolie pour livrer pas-
sage à la rue du Pont-Louis-Philippe.

Le couvent des Filles de la Croix était situé dans cette
rue. Ces religieuses, établies en 1664 avaient mission
de s'occuper de l'instruction religieuse des jeunes per-
sonnes de leur sexe. Cette communauté fut supprimée

en 1790. Devenue propriété nationale, elle fut vendue
le 16 vendémiaire an IV. Elle porte aujourd'hui le 14..
BARRÉS (eue DES).

Commence à la rue Saint-Paul, nos 3 et 5; finit aux
rues de l'Etoile no 8, et du Fauconnier, 2. Le dernier
impair est 23 le dernier pair, 22. Sa longueur est de
121 m. arrondissement, quartier de l'Arsenal.
Cette rue doit son nom aux Carmes, qu'on désignait,
sous le nom de Barrés, en raison de leurs manteaux
peints de différentes couleurs qui formaient des barres.
On sait que ces moines, lors de leur arrivée à Paris,
furent établis dans l'endroit occupé depuis par les Cé-
lestins. La rue dont nous parlons conduisait alors
à leur couvent. On donna quelque temps à la rue des
Barrés le nom de rue des Béguines, parce que le cou-
vent de ces religieuses, aujourd'hui la caserne de l'Ave-
Maria, y était situé. Elle reprit sous François I" son
ancienne dénomination de rue des Barrés, qu'elle con-
serve encore aujourd'hui. Une décision ministérielle
il, la date du 8 prairial an VII signée François de
Neufchàteau avait fixé sa moindre largeur à 8 m.
En vertu d'une ordonnance royale du 4 août 1838,
cette largeur est portée à 12 m. Les bâtiments de la
caserne sont à l'alignement.' Conduite d'eau depuis
la rue Saint-Paul jusqu'à la borne-fontaine. Éclai-
rage au gaz (comp" Parisienne).

BARRIÈRES.

Avant 1784 la capitale n'avait pour limites que des
murailles informes et grossières, et plus souvent encore
de faibles cloisons de planches mal jointes.

Les fermiers-généraux, voulant arrêter les progrès
toujours croissants de la contrebande, et faire payer les
droits d'entrée à un plus grand nombre de consomma-
teurs, obtinrent en 1784, de M. de Calonne, l'autorisa-
tion d'enfermer les faubourgs dans un nouveau mur
d'enceinte. Les travaux furent commencés au mois de
mai de cette mcme année, seulement alors du côté de
l'Hôpital-Général (la Salpêtrière).

En 1786, l'enceinte méridionale était achevée. Les
Parisiens commencèrent alors à faire éclater leur mé-
contentement par des plaisanteries et des jeux de mots,
tels que ceux-ci

Le mur murant Paris 'rend Paris murmurant.
« Pour augmenter son numéraire

» Et raccourcir notre horizon,

» La Ferme a jugé nécessaire

» De mettre Paris en prison. »

Le Doux, architecte de la Ferme générale, après
avoir terminé ce mur d'enceinte, fut chargé de bâtir
plus de soixante monuments pour servir d'entrées à la
capitale. Cet artiste a montré en plusieurs circonstances
une grande habileté.

En 1787, M. de Brienne, archevêque de Toulouse,

Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

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