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AB.G ARC

tèriàirëy viril ëri prendre possession.- Vers 1809 des tra-
vàux considérables restauration et d'embellissement
y furent faits sous conduite sieur Poyet, architecte.
Il fallut encore en 1818 étâyèf et reprendre plusieurs
parties du bâtiment qui fléchissaient. Ce palais, dont
l'architecture n'offrait rien remaùqùàble, était accom-
pagne d'un beau jardin dessiné et planté par Gabriel
Thouiri. Le le curé de Saint-Germdin-
l'Âuxérrois célébra lin service funèbre en commémora-
tion de mort du duc de Berri. Le buste de ce prince
fut promené dans l'église. Cette manifestation, aussi
imprudente que coupable, servit de prétexte à quelques
agitateurs pour se livrer aux excès les plus révoltants.
croix qui surmontait l'édifice est renversée, l'église
dévastée de fond en comblc; quand l'émeute n'a plus
de belles sculptures à mutiler, de tableaux à'dechirer,
elle se porte en Coùlé au palais archiépiscopal, en
liiiriaht Mort à l'archevêque! » Elle recommence
alors lés mêmes profanations les statues, les meubles,
les livées sont jetés dans le fleuve. Lès appartements dé-
pouillés, ellc s'en prend aux pierres; la démolilioo
commence avec un ensemble, un sang-froidextraordi-
nàircs. M; de Quélcn fut sauvé par un savant illustre.
Une année après cet odieux attentat, un fléau épou-
vantable, cholérâ, décimait la population parisienne.
Aussitôt l'archevêque reparaît, non pour demander jus-
tice des hommes qui ont dévasté, pillé, détruit son palais;
il ne vient pas se vengcr ceux qui ont voulu l'assâs-
siner, il vient pour soulager et bénir. C'est à l'Hô tel-Dieu
qu'on voit M. de Quélcn au milieu des morts et des mou-
rants entassés par la contagion. Il n'est pas encore satis-
fait des secours abondants que la charité chrétienne lui
donne à distribuer, il abandonné son traitement; il veut
que sa maison de Conflàns devienne une maison de
convalescents, et que le séminaire Saiht-Sûlpicè soit
transforme en infirmerie. On le voit transporter des
cholériques dans ses bras! L'un d'eux qu'il bénissait lui
dit « Éloignez'-vous de moi, je suis un des pillards de
o i'ârchévcchè. Mon frère, répond l'archevêque,
» c'est une raison de plus de me réconcilier avec vous
ï> et vous reconcilier avec Dieu!» L'emplacement
occupé par l'ancien manoir des archevêques de Paris, a
été èédé gratuitement par l'État à la ville de Paris par
loi du 8 juin 1837, à la charge par ladite ville d'y
établir une promenade. Cet embellissement est en voie
d'éxecution.

ARCHIVES DU ROYAUME.

Situées dans lés rues Paradis et du Chaume, 12.
arrondissement; quartier du Mont-de-Piété.
l'" Partie. Hôlél dc Soubise. L'emplacement
occupé aujourd'hui par les Archives du royaume, réu-
nissait dans son enceinte plusieurs hôtels, souvent riicri--
donnés dans l'histoire de Paris. Au coin de la rue des
Quatre-Fils et de èelle du Chaume, se trouvait une vaste
propriété àppelée grand chantier Templc.

connétable de Clisson fit construire sur cet emplacement
un hôtel qui, après sa mort, fut possédé pàr le comte de
Penthièvre. Ce gentilhomme étant demeure fidèles à
Charles VII, les Anglais, devenus maîtres de Paris, con-
fisquèrent tous ses biens, et louèrent l'hôtel de la rué
des Quatre-Fils dix livres parisis. A partir- de l'époque
de cette confiscation, l'histoire se tait pendant plus d'un
siècle. Cette propriété appartenait en 1552 au sieur
Babon delà Boùrdaisièrc qui, par contrat du 15 juin
1553, la vendit moyennant 16,000 livres, à Anne d'Est,
épouse de François de Lorraine, due de Guise, qui
donna le 27 octobre 1556 au cardinal de Lorraine. Celui-
ci la céda le 4 novembre suivant à Henri Lorraine,
prince de Joinvilîc, son neveu.

L'ambitieuse maison de Guise ne pouvait se conten-
ter du modeste manoir de Clissop.

Du côté de la rue de Paradis s'élevait l'hôtel des
rois de Navarre de la maison d;Evreux. Il devint la
propriété du duc de Némours comte d'Armagùàc.
Convaincu du crime de haute trahison, ce. seigneur
eut la tète tranchée, et l'on confisqua tous ses .biens.
Cet hôtel passa alors au comte Laval, qui le vendit
en 1545 au sieur Brinori, conseiller au parlement
Paris. Il fut ensuite acquis par Chârles de Lorraine. Ce
cardinal eh fit cession le 11 juin 1556; à François, son
frère. En 1557 le même cardinal acquit de Louis
Doulcét la moitié d'une maison aboutissant à la rue
des Quatre-Fil's, et côtoyant l'ancien hôtel de Clisson.
En 1561, il fit l'àcquisition l'autre moitié. François
de Lorraine avait acheté, le 15 juin 1560, l'hôtel de la
Roche-Guyon, qui appartenait alors, à Louis de Rohàh,
comte liontbazon. Cette propriété se trouvait dans
rue Vieille-du-Temple, en face deç^Hc Barbette; elle
communiquait à la maison de Guise. Les princes lor-
rains ayant réuni tous ces bâtiments à la propriété
Louis Doulcet, composèrent une vaste habitation d'où
le chef de cette orgueilleuse famille dictait ses volontés
au faible Henri III. Le fameux duc de Guise était
pendant les barricades. L principal corps de logis
qui s'étend depuis la rue du Chaume jusqu'à l'endroit
commençait l'ancien jardin, et dont la façade régnait
le long du passage qui conduisait à la rue Viëille-du-
Temple, avait été construit par Henri, duc de Guise
sur les dessins de Lcmairc, célèbre architecte du temps.
Nicolo-décora chapelle des peintures à fresque qu'on
y voyait encore avant la révolution. Les Guise firent
aussi construire la rampe en fer et l'escalier par lequel
on montait dans les appartements donnant sur la rue
du Chaume les croix de Lorraine qui en forment un
des ornements, ne laissent aucun doute à cet égard. Les
bâtiments qui sont à l'angle de la rue du Chaume et de
celle des Quatre-Fils, ont été construits aussi par les
princes de cette maison. En 1697, François de Rohân,
prince de Soubise acheta cette propriété des héritiers
de la duchesse de Guise. Il prit dès lors le nom d'hôtel de
Soubise qu'il conserva jusqu'à nos jours. Le prince
chercha à donner un cnsemblc régulier aux divers bâti-
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