26 ARC = 1 AilG était réuni à l'emplacement dit le terrain et en portait le non. Il fut dans la suite enfermé dans le jardin des chanoines de Notre-Dame. Il a été homme en l'an XII quai Câlinai; Nicolas Catinat naquit à Paris en 1637; fut fait liéutëhant-gériéral en 1688 et maréchal de France en 1693. Lé héros de Stafàrde et de la Mar- saille mourut à sa terre de Sairit-Gratien, en 1712: Ce quai prit quelque temps après le nom de l'Archevêché; « Au palais desTuilërics, le 29 mars 1809. Napoléon, » empereur dés Français, etc:; sur le rapport de notre » ministre de l'intérieur, nous avons décrété et décré- » tons Article 1". Les alignements du quai de 1' Ar= » chevêche et de l'Hôtcl-Dieu, entre le pont de la Cité » et le Petit-Pont, seront exécutés tels qu'ils sont tracés t) sur te plan proposé par l'ingénieur en chef du d'épar- » temeht de la Seihë, le 21 septembre 1808, approuvé le » 19 janvier 1809 parie directeur-général des ponts-ët- » chaussées. -Aét. 2. Notre ministre de l'intérieur est 1) chargé dé l'exécution du présent arrêté: Signé Napo- » léon: » (Extrait du dëcret); Cette amélioration était exécutée à la fin de 1813. Nous allons tracer ici l'historique de l'ancien palàis de l'Archevêché. Dans l'origine là maison de l'évèqu'e était silùéè près de l'église de Saint Etienne, première' cathédrale; sur une partie de l'emplacement occupé par là seconde cour de l'archevêché. Le nom de Port-TÉvèqûe que portait cet endroit, peut servir à con- firmer cette opinion. Nos premiers rois rie faisant qdë de rares séjours dans la ville de Paris, leur absence fût cause que son siège épiscopal parut trop peu important pour qu'on l'érigeât eh métropole. Il resta donc soumis a l'archevêché dé Sens. Paris ne se développa' que sous les rois de la troisième race lorsque cette ville devint ia capitale du royaume, son siégé épiscopal acquit bientôt une grande importance; plutôt par son Heureuse situation que par l'étendue, la quantité des domaines de l'évèque. Dans un diplôme dé Louis VI de l'an 1110, les seigneuries de i'évêque, sans compter son droit de cen- sivc dans la Cité, étaient cèlles de Saint-Germain, de Saint-Éloy, de Saint-Marée), Saint-Cloud et Saint- Martin. Vers l'an 1161, Maurice de Sùlly évêque de Paris, fit bâtir sur une ligne parallèle à la cathédrale, le palais épiscopal et deux chapelles. Dans la chapelle basse étaient des chapelains établis par lés évêques. Le, Jeudi-Saint on y lavait les pieds des enfants de chœur, ét tous les dimanches on célébrait une messe pour lës prisonniers de l'évèché. La chapélle supérieure servait aux ordinations; au sacre des évêques et à d'autres assemblées solennelles. Dans ces anciens bâtiments étaient les salles des officialités métropolitaine et diocé- saine du bailla-c de la duché-pairie de l'archevêque et la bibliothèque des avocats' Dans là première cour du palais de l'évèque, au lieu où se trouvait autrefois le siège de l'officialité, sé faisaient au moyen-âge les mono- machies ou duels judiciaires. Les droits de l'évêque étaient devenus si grands à la fin du XIe siècle, que la Ville de Paris était pour ainsi dire partagée en deux-. parties, dont l'une était sous la domination du foi et l'autre sous celle du prélat. Cette juridiction temporelle reçut bientôt de graves atteintes par suite des transac- tions qui eurent lieu entre nos rois et nos évêques. Ainsi le territoire de Saint-Gérmain-l' Auxerrois qui était dans la cehsive de l'évêque* devint si considérable par son commerce; que l'évêque É tienne crut devoir; pour en maintenir la prospérité, associer le roi Louis-le- Gros aux deux tiers du profit dans tout le clos fermé de fo'ssés qu'on appelait Champeaûx. Ce traité, fait du con- sentement du chapitre; est de l'année 1136. Guillaume de Seignelay, évêque en 1222, conclut un accord avec Philippe-Auguste. Par ce traité, ce prince fut reconnu avoir là justice de rapt et de meurtre dans le bourg Sàint- Germain et dans la CuIture^l'Évèqùe. Il pouvait égale- ment lévéi des impôts sur les habitants pour dépenses de guerre et chevauchées, et avait droit de justice sur tout cë qui était relatif aux marchandises. Cette juridiction iem- pôièllë fut peu à peu enlevée aux évêques par nos rois; lorsqu'ils là trouvèrent moins nécessaire dans les mains des prélats au maintien de l'ordre et à l'existence de là société. Pierre de Gondy, évêque dé Paris en 1558, se trouvant trop mesquinement lô;é; ajouta à son palais une maison canoniale, située près du jardin des chanoines, et l'augmenta d'un corps de logis qui aboutissait àl'église dû Saint-Denis-du-Pas.En 1622, cet évêché soumis à là mé- tropole de Sens; en fut séparé par Grégoire XV et érigé en archevêché. Cette érection fut faite en' faveur déJean- François de Gbndy. Il fut peu après homme commandeur des ordres du roi. Louis XIV accorda une distinction encore plus.flatteùsè à M. de Harlày de Chanvalori, en érigeant pour lui et les archevêques de Paris, là terre de Saint-Clotid en duch'é-pairiè. Lé cardinal de Noailles fit abattre en 1697 les différents bâtiments de l'archevê- ché, construits par ses prédécesseurs, depuis le chevet dé la chapelle, et les remplaça par lé palais qu'on voyait encore il y a quelques années. M. de Bëâùmbht, qui occupa le siégé de Paris depuis 1746 jusqu'en 1781. voulant que le palais archiépiscopal fut en état de rece- voir le roi et les seigneurs de la cour dans les grandes solennités; lit liâtir sûr les dessins de Pierre Desmaisons, architecte du roi; le grand escalier à deux rampes qui devint l'objet de l'admiration des connaisseurs: Ce prélat rendit également plus commode là distribution dés appartements qui furent décorés et meublés avec magnificence. L'archevêché de Paris se divisait en trois afchidiaconés, Paris, Josàs et Brie. Ces archidiaconés sé divisaient eux-mêmes en sept doyennés Chélles, Cor- beil, Ghampeàux, Châteaufort, Lagfiy et Montlhéry, sans y comprendre la ville et là banlieue de Paris .L'archôvèqûë jouissait avant 1789 de 200,000 livres de revenu, et le chapitre, de 180,000*livres, outre les maisons canoniales. Durant la révolution, lé palais archiépiscopal servit aux séances dé l'Assemblée Constituante, puis d'habita- tion au chirurgien en chef de l'Hôtel-Diéû; la chapelle ̃ fut convertie en un amphithéâtre d'anatomie jusqu'en 1802. A celté époque, M. de Belloy, prélat presqne ecn-