23 = ANT APP Saintë-Gâthéfine se nommait rue de la Pork-Baudei parce qu'elle conduisait à cette porte d'enceinte, située en face de la rue Culturc-Sàihte-Catherine. On l'ap- pelait- aussi de' Aigle, d'une maison située au coin de la rué de Joüy: Au iniiiëu dü iiV- siëclé de la porté Baudet à là porté Saint-Antoine; on là désignait sous le nom de rue du Ponl-Përrih) dénomination qu'elle tirait d'un hôtel. Une ordonnance royale du 4 août 1838 a fixé la moindre largeur dé cette voie publiques à 12 m. 50 c. Les maisons ci-après sont alignées; 51, 69, 85, 109, 113, 115, 133; 135, de 173 à 183 inclusivement, 203; 205; 209, 219; 22, 42; 56; 58,132, 134,136; 138, 170, 172; et dé 180 à 208 inclusivement. Égout depuis -là place Bàùdoyér jusqu'à là rue Tiron, et depuis la rue Fourcy jusqu'à là placé de la Bastille. Conduite .d'eau.. Éclairage au gaz (comp" Parisienne). Dans cette rue, près là première porte ou bastilleSaint- Antoine, fut massacrés le fameux Étienrië lllarcel, pré- vôt des marchands. Lé peuple, dont il avait été l'idole, finit par le détester; lorsque ce prévôt donna au roi de Navarre; Chàrles-le-Màuvais, le titre de gouverneur de Paris. Lé Dauphin, depuis Chartes V; sut profiter ha- bilement de l'animosité des Parisiens, en leur faisant promettre une amnistié, s'ils lui livraient Marcel et douze de ses complices: Le prévôt, pénétrant ce des- sein, se décide à livrer la ville au roi de Navarre et lui promet, en outre, dè le faire couronner roi de France, s'il veut le protéger contre les fureurs de ce peuple dé- trompé. Il prend toutes les mesures nécessaires pour parvenir à son but, et fait avertir Charles-le-Mauvais, qui s'approcha secrètement de Paris, suivi d'un corps de ses meilleures troupes. Dans l'après-midi du der- nier jour dé jùillet 1358, Marcel veut s'assurer des portés de Paris pour eh confier là garde à des hommes dévoués. Il se dirige vers ta porte du bastille Saint- Dénis, ordonne à ceux qui la gardent d'en remettre les clefs à Jocëran de Mascon, trésorier du roi de,Navarre. On refuse de lui obéir, une altercation s'élève, le bruit attire le commandant du quartier, c'était Jean Maillard. fi Estienne, lui dit-il, que faites-vous ici à cette heure? » Jean, répondit le prévôt, à vous qu'importe de le » savoir; je suis ici pour prendre garde à la ville dont » j'ai lé commandement. Pardieu, reprit Maillard, il n'en va mie ainsi,- ains n'êtes ici à cette heure pour nul bien et je vous montrerai continua-t-il en » s'adressant à ceux qui l'entouraient, comme il tient » lès clefs en ses mains pour trahir la ville. Jean, n vous mentes; s'écria te prévôt. -Mais vous; Estienne, » méntés, s'écrià Maillard. » Aussitôt ce dernier monté à cheval, fait flotter là bannière dë France, et suivi des siens; parcourt les rues en s'écriant « Monljoie; Sain/- » Denis ciu Itoi ei au Duc! » II annonce sur son chemin que Marcel veut ouvrir lés portes aux troupes anglaises et navarraises, et arrivé ainsi aux halles où un attroupement se forme. Cependant le prévôt des marchands n'ayant pu obtenir les clefs de la porte Saint-Denis, s'adresse aux autres gardes, il essuie par- tout les mêmes refus. Sans se décourager, il se rend alors à la porte Saint-Ahtoine pour renouveler ses ins- tances. Dans le même moment, quelques partisans du Dauphin, profitant de cet événement, avaient pris les armes et marchaient vers l'hôtel de Joceran de Mascon, situé près de Saint-Eustache, dans le dessein de se dé- faire de ce trésorier; ne.l'y trouvant pas ils vont à l'hôtel Saidt-Paul, prennent une bannière de France, et se dirigent ainsi vers la porte Saint-Antoine. Deux gèntilhommés étaient à leur tête, Pépin des Essarts et Jean de Charny. Arrivés à cette bastille, ils y trouvent Maillard disposé à leur prêter main-forte. Marcel, tenant en main les clefs de cette porte et monté sur l'escalier, oppose quelque résistance. Bientôt on entend ces cris « A mort! à mort! Tuez le prévôt des marchands » et ses complices! » Marcel effrayé veut fuir; alors Jean de Charny s'avance lui porte un coup de hache- d'armes, et le peuple l'achève! Les compagnons du prévôt, tels. que Philippe Guiffard, Jean de Lille, Jean Poiret, Simon le Péronier, éprouvent le même sort. Tous ceux qui, au nombre de cinquante-quatre, accom- pagnaient Alarccl sont massacrés. Leurs corps furent trainés honteusement devant l'église Sainte- Catherine du Val-des-Écolicrs et exposés aux mêmes insultes que Marcel et ses complices avaient prodiguées aux cadavres du comte de Clermont et de Jean de ConOans. Ce fut encore dans la rue Saint-Antoine que le roi Henri II fut blessé à mort par lé comte de Montgom- mery, dans un tournoi dont le spectacle fut offert aux Parisiens lé 29 juin 1559. Ce monarque, porté sans connaissance au palais des Tournelles vécut encore quelques jours, mais dans une léthargie com- plète il mourut enfin le 10 juillet 1559, et laissa son royaume livré à toutes les horreurs dé la guerre civile. APPOLINE (RUE SAINTE-). Commence à la rue Saint-Martin, n°3 309 et 311; finit à la rue Saint-Denis, nos 396 et 3US. Le dernier impair est 35; le dernier pair, 24. Sa longueur est de 211 m. 6° ar- rondissement, quartierdela Porte-Saint-Denis. On la trouve indiquée sous le nom de rue Sain la.- Appoline ou de Bourbon, dans le plan de la Caille. Une décision ministérielle, à la date du 23 brumaire an VIII, signée Quinette, fixa la moindre largeur de cette voie publique à 10 m. En vertu'd'une ordonnance royale 'du 21 juin 1826, cette largeur est portée à 11 m. 40 c. Les maisons n« 5, 11, 17, 19, 21 23, 25, 27, 29 et 31 sont alignées. Celles nos 1 et 3 devront reculer de 2 m. 34 c. à 2 m. 80 c. nos 7 et 9, de 1 m. 91 c. à 2 m. 37 c. n03 13 et 15, de 1 m. 4.0 c. à 1 m. 83 c.; n° 33, redresse- ment n° 2, retranchement, réduit 1 m.; de 4 à 10, re- tranchement de 1 m. 20 c. à 1 m. 90 c. de 12 à 16 inclusivement, retranchement 1 m. 90 c. à 2 m. 50 c. de 18 à 24, retranchement 2 m. 50 c. à 3 ni. 5o c. Conduite d'eau depuis la rue Saint-Martin jusqu'aux deux bornes-fontaines.– Éclairage au gaz (comp0 Française).