Close
Please type your search term
Close
Home Consultation

Full record

Fermer

Title : Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments / par Félix Lazare,... et Louis Lazare,...

Author : Lazare, Félix (1815-1894)

Author : Lazare, Louis (1811-1880)

Publisher : F. Lazare (Paris)

Date of publication : 1844-1849

Subject : Rues -- France -- Paris (France) -- Histoire -- Dictionnaires

Subject : Monuments -- France -- Paris (France) -- Histoire -- Dictionnaires

Type : monographie imprimée

Language : French

Format : 2 t. en 1 vol. (VIII-702-24 p.) ; 28 cm

Format : application/pdf

Copyright : domaine public

Identifier : ark:/12148/bpt6k200946t

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32357628x

Provenance : bnf.fr

Close
First page Previous page
Pagination
Next page Last page (Screen 27 / 732)
Download / Print
Fermer la popin

Download

You can obtain several pages of this document as an electronic file. You may choose one of the following formats : PDF, single page JPEG or plain text.

Choose format :
PDF
JPEG (Only the current page)
txt


Choose to download:
full document
a portion of this document


Pour une réutilisation non commerciale du contenu
En cochant cette case, je reconnais avoir pris connaissance des conditions dutilisation non commerciale et je les accepte.


Pour une réutilisation Commerciale
consultez nos conditions de reutilisation commerciale

Close
Contribute

Report an anomaly

Want to report an anomaly on the following document :

Title : Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments / par Félix Lazare,... et Louis Lazare,...

Author : Lazare, Félix (1815-1894)

Url of the page : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k200946t/f27


Please describe the observed anomaly as exactly as possible,with the following proposals and/or the comment box.


Nature of the problem :

Wrong bibliographic data

Inconsistency between bibligraphic data and document posted

Blurred and truncated images

Incomplete Document or missing pages :

Incorrect or incomplete table of contents

Download problem

Unavailable Document

zoom

OCR/text

audio mode

Full Screen

other (please specify in comments)

Other (please specify in comments)


Comments :



Please leave us your email so we can respond :


Please copy the characters you see in the picture

The text doesn't conform to the displayed image

Close
Commander
Fermer la popin

Commander

This document may be reproduced identically by visiting the following associate site(s):
TheBookEdition IkiosqueEdilivre

Order a copy

Close
Help

Send by e-mail

Fermer
A mail has been sent A problem occured, the e-mail delivery failed. Please try again.
Close

Search module

Click here to toogle the search panel

Search results

Search this document

The text below has been produced using a process called optical character recognition (O.C.R.). Since it is an automatic process, it is subject to errors you might find in this page.

The recognition rate for this document is 98.65 %.



21

ANT ANT

ses efforts, Condé voit tomber à ses côtés ses meilleurs
officiers. Le vicomte de Turenne s'apprête à porter un
coup décisif. Déjà les royalistes défilent à droite et à
gauche, par Conflans et Popincourt; en se rapprochant,
ils doivent envelopper le faubourg Saint-Antoine. Cette
manoeuvre est exécutée, les soldats de Condé vont être
écrasés. En ce moment on entend le canon de la Bas-
tille, Mademoiselle fait ouvrir la porte Saint-Antoine
aux troupes du Prince. « II y entra des derniers, dit un
» acteur de cette terrible scène, comme un dieu Mars,
» monté sur un cheval tout couvert d'écume. Fier en-
u èore de faction qu'il venait de faire, le grand capi-
» taine portait la. tête haute et élevée il tenait son épée
»toute ensanglantée à la main, traversant ainsi lés rues
» de Paris au milieu des acclamations et des louanges
» qu'on ne pouvait se dispenser de donner à sa brillante
» valeur. u Des mousquetaires placés sur les remparts
arrêtèrent les royalistes qui poursuivaient l'arrièrc-
garde du prince, et le canon de la Bastille tonna contre
les troupes de Turenne. Au commencement du combat,
le cardinal Mazarin était placé avec le roi sur les hau-
teurs de Ménilmontant. Les regards du ministre em-
brassaient les mouvements des deux armées. Vers la fin
de l'action, un courrier apporta une dépêche du vi-
comte de Turenne. Le cardinal en prit lecture. Un
dernier coup de canon se fit entendre, puis le ministre,
se tournant vers un groupe d'officiers généraux, dit en
souriant, de ce sourire qui annonçait une vengeance
« Mademoiselle a eu la prétention d'épouser le roi, ce
» boulet de cannn vient de tuer son mari. »-Une autre
scène également déplorable eut lieu au faubourg Saint-
Antoine le 27 avril 1789. Un riche fabricant de papiers
peints, Réveillon, qui, par son habileté commerciale,
fournissait du travail à plus de trois cents ouvriers, fut
accusé d'avoir cherché à réduire les salaires à moitié
prix. La populace se porta avec fureur à sa maison et
la détruisit de fond en comble.

La rue du Faubourg-Saint-Antoine fut longtemps le
forum grondait la colère du peuple.

La maison 232 appartenait en 1791 au fameux
Santerre, qui s'élança d'une brasserie pour diriger les
masses qui attaquèrent, au 10 août, le palais des Tui-
leries.

Santerre, général, se distingua dans la guerre de la
Vendée. Son ancienne profession lui valut cette épi-
taphe grotesque que l'histoire efiacera peut-être
« Ci-git le général Santerre

» Qui n'eut de Mars que la bierre. »

Au 333, à l'angle de la rue des Boulets, on voit
une maison d'assez belle apparence, mais dont les fe-
nêtres sont garnies de barreaux de fer.

Une inscription est placée au-dessus de la porte
d'entrée on y lit ces trois mots maison de sanlé. En
effet, depuis longtemps cette propriété est affectée au
traitement des aliénés.

Il y trente et un ans environ, un général compromis

dans un complot républicain avait été enfermé la
Force sur sa demande il fut transféré en 1812 dans
la maison de santé du faubourg Saint-Antoine..
sans argent, privé de sa liberté, seul il,conçut
le projet de renverser le gouvernement impérial.
Ce conspirateur, ce général était Malet.
II s'ouvrit à un certain abbé Lafon..

Malet était républicain et le prêtre royaliste, mais tous
deux abhorraient Napoléon.

Voici quel était le plan général.

Il supposait l'empereur mort le 8 octobre sous les
murs de Moscou; le sénat devait être investi du.pouvoir
suprême..Ce fut donc par l'organe du sénat qu'il
résolut de parler à la nation. Il rédigea pour l'armée
une proclamation dans laquelle tout en déplorant la
perte du. chef de l'État, il annonçait l'abolition du
régime impérial et le rétablissement de la république.
Cette proclamation était signée par tous les sénateurs.
Un décret nommait le général Malet gouverneur de
Paris et commandant de la 1" division militaire.
D'autres décrets donnaient des grades de nouveaux
commandements à tous ceux que Malet comptait faire
servir à l'exécution de ses desseins.

Les bases ainsi fixées Malet n'attendit plus qu'une
circonstance favorable,pour agir.

Le dernier bulletin de l'armée, daté du 27 septembre,
avait annoncé en même temps que l'entrée des Fran-
çais à Moscou, le terrible incendie qui uvait détruit cet
unique refuge de nos soldats.
Ce triste événement avait produit une profonde sen-
sation dans la capitale.

On était au 15 octobre, et depuis trois semaines le
gouvernement n'avait publié aucune nouvelle.
Les fonctionnaires ne cachaient point leurs vives
appréhensions:

Tout paraissait favoriser l'exécution du plan de Malet.
Le soir du 22 octobre ses dispositions sont arrêtées.
Vers minuit, à un signal convenu, le jardinier applique
une échelle sur le mur de clôture bordant la rue des
Boulets.

Malet descend le premier dans la rue, l'abbé Lafon
le suit; et tous deux se dirigent vers la place de la
Bastille. Ils arrivent bientôt dans la rue Neuve-Saint-
Gilles, chez un prêtre nommé Caamagno, se trouvent
le caporal Rateau et le répétiteur Boutreux, fidèles
au rendez-vous que le général leur avait assigné la
veille.

Rateau livre à Malet les mots d'ordre et de rallie-
ment. Le général annonce la mort de Napoléon et les
conséquences qu'elle doit produire. Il nomme Rateau
son aide-de-camp et Boutreux commissaire de police.
Après avoir endossé les uniformes qui ont été préparés,
tous se rendent à la caserne Popincourt, occupée par
la 10mo cohorte de la garde nationale. Il était deux
heures du matin.

Malet se présente au nom du commandant de Paris.
Il est introduit sans difficulté. Soulié, le chef de cette

Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

Share

Permalink on this document

Permalink on this page
Embeddable widget

Embeddable thumbnail
Send by e-mail

Blogs and social networks

Add to your collection

null null null
Close