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Title : Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments / par Félix Lazare,... et Louis Lazare,...

Author : Lazare, Félix (1815-1894)

Author : Lazare, Louis (1811-1880)

Publisher : F. Lazare (Paris)

Date of publication : 1844-1849

Subject : Rues -- France -- Paris (France) -- Histoire -- Dictionnaires

Subject : Monuments -- France -- Paris (France) -- Histoire -- Dictionnaires

Type : monographie imprimée

Language : French

Format : 2 t. en 1 vol. (VIII-702-24 p.) ; 28 cm

Format : application/pdf

Copyright : domaine public

Identifier : ark:/12148/bpt6k200946t

Source : Bibliothèque nationale de France

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32357628x

Provenance : bnf.fr

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Title : Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments / par Félix Lazare,... et Louis Lazare,...

Author : Lazare, Félix (1815-1894)

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5

ACC 'ACC

nislraleurs de l'Hôtel-Royal des Invalides furent auto-
risés à aliéner, soit à vie soit à bail emphythéotique,
des terrains situés entre cet hôtel, l'École-Militaire et
le Gros-Caillou.

Par suite de ces lettres-patentes, un plan fut dressé.
Il contenait l'indication de plusieurs percements.
Le sieur Alexandre-Théodose Brongniart, architecte
du roi et propriétaire de terrains voisins de ceux qu'on
avait aliénés, voulut de son côté coopérer à l'exécution
du plan. A cet effet, il demanda une autorisation qui
lui fut accordée par arrêt du conseil du 30 juin 1790.
En vertu de cet arrêt, le sieur Brongniart fit ouvrir
quatre communications, dont trois furent plantées d'ar-
bres. Ce propriétaire était tenu d'établir à ses frais le
premier pavage des nouvelles voies publiques.
La rue qui fait l'objet du présent article, et dont la
largeur était fixée à 17 m. 55 c., fut appelée rue des
Acacias, en raison de la nature des arbres qui bor-
daient ses deux côtés. Les trois autres voies publiques
sont ainsi désignées Pelile-rue-des- Acacias, rues Mas~
seran et Neuve-Plumet.

Une décision ministérielle du 12 décembre 1822
prescrivit la réduction de la largeur de la rue des
Acacias à 12 m. En vertu d'une ordonnance royale
du 20 septembre 1842, la largeur de cette voie publi-
que est définitivement fixée à 17 m. 50 c.

Les propriétés riveraines sont alignées, à l'exception
de celles qui sont situées sur le côté gauche, entre la
Petite-rue-des-Acacias et la rue Neuve-Plumet. Con-
duite d'eau dans la partie qui s'étend'de la Petite-ruc-
des-Acacias à la rue de Sèvres.

ACCOUCHEMENT (hospice DE L').

Situé rue de la Bourbe, 3. 12° arrondissement;
quartier Saint-Jacques.

Cet hospice occupe les bâtiments de l'ancienne
abbaye de Port-Royal. Fondée en 1204, par Mathieu
de Montmorenci, seigneur de Marly, et. par Mathilde
Garlande, sa femme, dans le fief de Porrois ou Port-
Royal, près de Chevreuse, cette abbaye fut transférée
à Paris en 1625 dans la maison de Clagny, située à
l'extrémité du faubourg Saint-Jacques. L'église, com-
mencée e.i 1648,. fut terminée la même année. Le
pape permit qu'on établit dans ce monastère l'adora-
tion perpétuelle du Saint-Sacrement. On conservait
dans l'église une épine de la sainte-couronne. L'abbaye
de Port-Royal fut supprimée en 1790.

Pendant le régime.de la terreur, cette maison reçut
le nom de Port-Libre, et fut convertie en prison. Il est
assez difficile de comprendre l'espèce de liberté dont
jouissaient les prisonniers dans cet établissement. Peu
de temps après, on y enferma les militaires

Arrêté du comité du salut public. 13 brumaire
an IV (Convention Nationale).

a Le comité du salut public voulant prévenir l'exé-
n cution du décret du 10 de ce mois, arrête

» Article 1er. La commission des secours publics
» fera transférer dans le plus court délai dans la
» maison de Port-Libre, rue de la Bourbe; les nour-
» rices et les enfants actuellement placés dans celle
» dite du Val-de-Grâce en conséquence, les prison-
» niers qui- se trouvent dans ladite maison seront
» évacués.

« Art. 2. Eile fera également les dispositions né-
» cessaires pour rétablir les femmes en couche dans la
» maison du ci-devant institut de l'Oratoire. L'autorise
» à cet effet à donner congé aux locataires qui l'occu-
» pent; à traiter de gré à gré ou à dire d'experts, des
» indemnités qui pourraient leur être dues, et à leur en
» payer le montant sur les fonds mis à sa disposition.
» Art. 3.' Les ouvrages qu'exigera la nouvelle desti-
nation des maisons ci-dessus, seront exécutés par la
» commission des travaux publics, sur les plans et
» devis qui leur en seront remis par celle des secours.
» Art. 4.. Charge ces deux commissions et celle de
» police, chacune en ce qui la concerne, de l'exécution
» du présentante. »(Extraitduil/o?nïeur,13brumaire
an IV.)

Cet établissement porta plus tard, avec la maison de
l'Allaitement; le nom d'Hospice de la Maternité.
Dans la maison de la Maternité, rue d'Enfer, étaient
les élèves de l'école d'accouchement, et dans celle de la
Maternité, rue de la Bourbe, logeaient les femmes dont
l'accouchement était prochain, ainsi que les enfants
nouveaux-nés. On y plaça dans la suite des enfants
trouvés. Depuis 1814, cet état de choses a été modifié.
Les deux établissements sont distincts et indépendants
l'un de l'autre les femmes enceintes, les femmes en
couche et les élèves sages-femmcs sont réunies dans
l'ancienne maison de Port-Royal, et les enfants nou-
veaux-nésont été transférés dans la maison de l'Oratoire,
rue d'Enfer, 74. Les pauvres femmes accouchaient
autrefois à l'Hôtel-Dieu. Il n'y avait pour elles que 106
lits. Les plus grands contenaient souvent quatre femmes
en couche.

Occupées à des travaux en rapport avec leur position,
ces femmes en reçoivent un salaire. On leur fournit du
linge' et même des vêtements. Elles doivent sortir de
l'hospice huit jours après leur délivrance, à moins
d'ordre contraire du médecin.

Cet hospice compte 450 lits environ, et occupe 60 em-
ployés.

L'école d'accouchement est comprise dans cet établis-
sement. Les préfets doivent y envoyer chaque année
une ou plusieurs élèves, selon les fonds dont ils peuvent
disposer. Pour être admises, cCS femmes doivent être
âgées de 18 à 35 ans au plus. Outre la pension de 600 fr.,
chaque élève reçoit en arrivant une somme suffisante
pour acheter des livres. Elles sont nourries, logées,
éclairées et fournies de linge. A la fin de l'année, les
élèves subissent un examen devant un jury composé de
médecins et de chirurgiens, qui décerne des prix aux
plus habiles.

Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

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