ALGÉRIE ALGER 63
turc, déclassé depuis longtemps,
occupe une situation très pitto-
resque au milieu des aloès et des
figuiers de Barbarie. Construit en
1661 et augmenté quatorze ans
plus tard, il était chargé d'annoncer
à Alger par un coup de canon l'ar-
rivée d'un nouveau pacha. Sa forme
octogone est assez curieuse.
Toute cette région est admirable-
ment cultivée, et les Mahonais, qui
ont colonisé le pays, sont les grands
fournisseurs des halles de Paris
pour les primeurs de toutes sortes.
C'est au cap Matifou que dut se
rembarquer Charles-Quint, dont la
flotte avait singulièrement souffert
Ruines de Rusgunia.
devant Alger et dont les troupes avaient essuyé
un échec sanglant.
Ruines DE IIUSGUNIA. Rusgunia, dont
Pline cite le nom, et qui était une colonie
d'Auguste, n'est plus qu'un souvenir aujour-
d'hui. Les ruines se composent de quelques
pans de murs informes, enclavés dans les
bàtirnents d'exploitation d'une ferme isolée
dans les champs de légumes. On les voit de la
Fontaine de Birkadem.
route qui mène au cap Matifou,
dont ils ne sont pas à plus d'un
kilomètre. Les fouilles qu'on y a
pratiquées ont amené quelques
découvertes intéressantes.
BlBKADEM LA FONTAINE
Birkadem (le puits de la négresse)
est à 3 kilomètres de Birmandréïs
et à 5 kilomètres de la colonne
Voirol.
C'est un village de création
récente, dans un site pittoresque,
avec une belle place ombragée
d'énormes eucalyptus. Sur cette
place se trouve une jolie fontaine
dans le style mauresque, avec
un abreuvoir pour les animaux.
La route qui passe à Birkadem
est celle de Blida.
Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-L15-126 (31, 32)