ALGÉRIE ALGER 57 UNE NORIA, A HUSSEIN-DEY. Les environs d'Alger sont admira- blement cultivés. Aussi bien du côté de Guyotville que du côté d'Husscin-Dey, on ne voit que des établissements maraîchers d'où viennent les primeurs qui arrivent aux halles de Paris pendant l'hiver. Ce qui manque surtout en Algérie, c'est l'eau. Aussi, pour diverses cultures, s'est-on évertué à creuser des puits dont on élève l'eau par des moyens plus ou moins avan- tageux, par des norias notamment, dont quelques-unes sont assez pit- toresques. Une noria, près le Jardin d'Essai. Celle que nous reproduisons ici est située sur la route qui, du Jardin d'Essai, mène au Ruisseau. ALGER. LE FORT l'Empereur. Le fort l'Empereur, qui domine Alger, est mainte- nant une caserne. Il est entouré de forti- fications récentes, armées d'une artillerie puissante et tout à fait moderne. Le 14 juin i83o, l'armée française débarquait à Sidi-Ferruch, battait les troupes du Dey à Staouéli, puis à Sidi-Khralef, aujourd'hui Chéragas, et arrivait en vue d'Alger Le Fort l'Empereur, à Alger. 5 juillet, le fort 1 Empereur, bombardé par nos troupes, sautait et mettait la ville à notre merci. Le fort l'Empereur, ou Sultan-Kalassi, fut construit, en i545, par le successeur de Kheir-ed-Din. C'est là que Charles- Quint vint camper avec son artillerie, le a5 octobre i5^i c'est-à-dire quatre années avant la construction du fort. De là peut-être a-t-il tiré son nom. Détruit en 17/12 par un incendie occasionné par la foudre, il fut rebâti. Quand ils durent capituler sous le feu de nos canons, les Turcs, en i83o, firent sauter la pou- drière. C'est au milieu de ses ruines que le maréchal de Bourmont reçut la capi- tulation du Dey d'Alger, Hussein, le 5 juillet, tandis qu'à Paris une révolution renversait la branche des Bourbons.