56 SITES ET MONUMENTS publique, une pépinière et un jardin d'accli- matation. On y peut voir le développement qu'atteignent, sous le climat d'Afrique, les arbustes que l'on cultive avec tant de peine de fleurs des bambous qui s'élèvent à i5 mètres du sol, y entourent des carrés de bananiers chargés de fleurs et de fruits, des plantes rares, des cycas d'un prix inestimable. Jardin d'Essai, à Algcr Allée des Bambous. La route qui mène au Ruisseau et à la Kouba partage le Jardin d'Essai en deux parties l'une plate, c'est la plus inté- ressante au point de vue horticole l'autre mon- tueuse, c'est la plus pittoresque. De belles allées per- mettent de parcourir, même en voiture, toutes les parties du jardin, auquel deux lignes de tramways électriques donnent accès. On a essayé, au Jar- din d'Essai, l'élevage des autruches, et on peut voir un certain nombre de ces animaux vivant en liberté dans des enclos séparés du reste du jardin par des haies de bambous. Ces autruches mettent au jour, chaque année, des petits qui font l'objet d'un certain commerce. Mais on ne peut dire que le résultat de cet élevage soit bien remar- quable. Si le climat de l'été algérien convient en Europe. Des palmiers d'une taille colos- sale, des allées de ficus avec leurs racines retombantes qui ne rappellent en rien ceux de nos serres, des yuccas gigantesques chargés très bien aux autruches, en revanche, les pluies d'hiver leur sont très préjudiciables et il semble qu'il y ait là plutôt une distraction pour le public qu'un véritable élevage.