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46 SITES ET MONUMENTS

à se toucher quelquefois même la voie
publique est voûtée sur un espace assez consi-

dérable. Repré-

sentez-vous tout

cela éblouissant de

blancheur par suite

de l'usage l'on

était alors de don-

ner, chaque année,

deux couches de

chaux aux bâti-

ments, et vous au-

rez alors recons-

truit le véritable

Alger par la pen-

sée. »

Dans ce fouillis

inextricable plu-

sieurs percées ont

été faites pour as-

sainir un peu ce

coin l'hygiène

est inconnue. La

rue de la Lyre, au

bas, la rue Ran-

don, un peu plus

haut, la rampe Va-

lée, les tournants

Rovigo, commen-

cent à donner un

peu d'air et de

lumière dans la

viei lle ville, qui

gagne en salubrité,

mais perd, en pit-

toresque.

Lorsque vous

vous engagez dans

ce dédale qui, au

premier abord,

vous semble inextricable, vous êtes surpris
du mouvement et de la vie qui s'y rencontrent.

La rue Kléber, à Alger.

Certaines rues, pourtant très fréquentées,
paraissent inhabitées, parce que rares sont

les ouvertures qui
s'ouvrent au de-
hors. Certaines
autres, au con-
traire, sont garnies
d'une suite ininter-
rompue de bou-
tiques, véritables
niches se fabri-
quent les objets de
consommation lo-
cale, se vendent
des oranges, des
épices, des fritures
étranges, des pro-
duits de la cuisine
indigène, des
pâtes, du cous-
cous, etc.

Souvent votre

voyage à travers ce
monde inconnu et
singulièrement
montueux est ren-
du un peu difficile
par le passage fré-
quent d'une troupe
d'ânes gris ou
noirs, chargés de
couffins dans les-
quels sont entassés
les détritus de la
ville. C'est le seul
moyen pratique
employé par la
municipalité pour
enlever les immon-
dices qui souillent

les rues. Pas une charrette ne peut s'engager
dans ces rampes qui, à tout moment, se
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