44 SITES ET MONUMENTS ALGER. MAISON DU ijoulevard Amiral-Pierre La ville arabe occupe surtout les pentes qui, de la Casbah, aboutissent à la rue de la Lyre et à la rue Randon. Mais dans la partie qui avoisine le port, entre le boulevard Amiral- Pierre et la rue Bab-Azoun, on trouve encore de nombreux spécimens de l'architecture mauresque. Tout autour de l'amirauté, une série de ces vieilles demeures, occupées autre- fois par les chefs des corsaires barbaresques, et enrichies de leurs pillage, se voient encore aujourd'hui et ont été utilisées par divers services du génie et de l'artillerie. Elles dominent la mer, contre laquelle les protège une digue puissante battue par les vagues les jours de tempête. ALGER. LA VILLE ARABE. LES RUES. La ville arabe occupe les pentes qui descendent de la Casbah vers la ville européenne serrée Une rue de la ville arabe, à Alger. Maisons du boulevard Amiral-Pierre, à Alger. contre le port. Il serait difficile de déterminer le plan de ces ruelles étranges, dans lesquelles, au premier moment, l'Européen fraîchement débarqué et non encore acclimaté, hésite il s'engager. Voici le tableau qu'en trace M. Ber- brugger « Supposez qu'un nouveau Dédale ait été chargé de bâtir une ville sur le modèle du l'ameux labyrinthe, le résultat de son travail aurait précisément quelque chose d'analogue il l'ancienne Alger. Des rues étroites, de lar- geur inégale, offrant dans leurs nombreux détours, toutes les lignes imaginables, excepté la ligne droite pour laquelle les architectes indigènes paraissent professer un éloignement instinctif; des maisons sans fenêtres exté- rieures, quelques lucarnes tout au plus, des étages avançant l'un sur l'autre, de telle sorte que, vers le sommet des constructions, les deux côtés opposés d'une rue arrivent souvent