4o SITES ET MONUMENTS
ALGER. Mosquée DE LA RUE DE LA MARINE.
EXTÉRIEUR. ENTRÉE. COUR. INTÉRIEUR. Les
mosquées à Alger ne sont point interdites à
l'Européen, sauf à certaines heures consacrées
à la prière. Il suffit d'observer l'usage musul-
man, de se déchausser ou de chausser les
babouches que fournit, moyennant une très
modique rétribution, le gardien, afin de ne
carrés. L'intérieur ne présente aucun orne-
ment autre que le Mirhab, des lampes
suspendues aux voûtes et les colonnes qui
les soutiennent.
Les bâtiments de la mosquée entourent une
cour assez spacieuse qui est ornée au centre
de la fontaine des ablutions et ombragée par
des liguiers de taille colossale. Elle est précé-
pas souiller les nattes
et les tapis sur lesquels
viennent se prosterner
les fidèles.
On compte à Alger
un très grand nombre
de mosquées mais les
trois principales sont
i° La mosquée de la
Pêcherie, Djama Dje-
did, surmontée d'un
dôme ovoïde et de
quatre petites coupoles.
Construite en 1660 et
consacrée au culte Ha-
nèfite, elle est dominée
par un haut minaret
qui abrite l'horloge
municipale. Elle pos-
sède un manuscrit du
Koran qui est une mer-
veille d'ornementation,
de patience et de goût.
20 La mosquée de
la rue de la Marine,
Cour de la mosquée El-Kébir, à Alger.
dée d'un portique don-
nant accès à une cour
sur laquelle s'ouvre un
petit bâtiment où le
Caïd rend la justice
et dans lequel l'IJuro-
péen n'est pas facile-
ment admis.
Sur la rue de la
Marine, la mosquée est
décorée d'une longue
galerie dont les arcades
dentelées sont suppor-
tées par des colonnes.
Une belle fontaine com-
posée de deux vasques
superposées forme le
milieu de la galerie.
La mosquée de la rue
de la Marine présente
une façade grandiose
et vraiment remarqua-
ble. Une partie des
matériaux qui ont servi
à sa construction pro
Djama-Kcbir, la grande mosquée. Elle est la
plus ancienne d'Alger.
3° La mosquée Abd-er-Rahman située au-
dessus du lycée.
La mosquée de la rue de la Marine remonte
probablement au xe siècle. Le minaret qui
domine l'extrémité de la rue a été terminé,
dit une inscription arabe, vers i3a3. La mos-
quée couvre une superficie de 2,000 mètres
vient des ruines de l'ancienne ville romaine
d'Icosium, souvent exploitée pour les cons-
tructions d'Alger. Une inscription porte encore
le nom de Lucius Cœcilius Rufus, fils
d'Agilis. Réparée depuis l'occupation fran-
çaise, la mosquée El Kébir est consacrée au
rite malékite.
Dans la ville arabe, le nombre des mosquées
est très considérable. Mais aucune ne présente
Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-L15-126 (31, 32)