ALGÉRIE ALGER 2? Le Penon formait autrefois une île isolée que les Espagnols avaient occupée. Une petite garnison de quel- ques centaines d'hom- mes y tint tête pendant quatorze ans aux Turcs. Privés de tout secours, mourant de faim ils tenaient bon toujours. Il fallut que Barberousse jetât entre le Penon et le rivage la digue qui existe encore aujour- d'hui, pour venir à bout de leur résistance. Sans espoir d'être se- courus par la mérc- patrie, ils finirent par L'Amirauté, à Alger. se rendre et payèrent de leur vie un héroïsme bien peu connu. ALGER. QUAIS D'EMBARQUEMENT.- Les quais d'embarquement sont disposés de façon à recevoir les gros paquebots de la Compagnie Transatlantique, de la Compagnie de Naviga- tion mixte, de la Compagnie des Transports maritimes, et autres, qui mettent Alger en relations avec Marseille principalement. Plu- sieurs de ces Compagnies transportent chaque année en France des quantités prodigieuses de moutons venus des Hauts-Pla- Quais d'embarquement, à Alger. teaux. Il n'est pas rare d'en voir embarquer /|,ooo et 5,ooo sur un seul paquebot. L'embarquement est assez curieux. On prend un certain nombre d'animaux dressés qui se mettent à la tête du troupeau. Ils se précipitent vers un plan incliné qui les amène dans l'entrepont et dans les cales des navires. Le reste suit docilement. Le débarquement s'opère de la même façon. Mais, quand souffle le sirocco, il se peut fort bien que la cargaison n'arrive pas complète à Marseille, et nombre d'animaux ont dû être jetés à la mer.