LA FIN FSUGUES GÉRAUD
ËVËQUE DE CAHORS
Parmi les clercs favoris de Clément V, le premier des
papes d'Avignon, on distingue maître Hugues Géraud, qui
était, dès i3o5, chanoine de Périgueux, de Limoges et de
Saint-Astier, et chapelain de la cour pontificale. Ce person-
nage, originaire du diocèse de Périgueux il était né au
château ou repaire de Beaulieu, près de La Nouaille, fut
chargé par Clément V d'une foule de missions confidentielles
c'est ainsi qu'il fut envoyé, en janvier 13og, vers Philippe le
Bel à l'occasion du procès des Templiers, et, en février Un,
en Italie, auprès d'Henri de Luxembourg, roi des Romains'.
A partir de icoo,les dignités et bénéfices ecclésiastiques s'ac-
cumulèrent sur sa tête, en récompense de ses services archi-
diacre d'Eu, prévôt de Poitiers, doyen de Saint-Yrieix, prieur
de Ribanhac (Périgueux), de Blanzaguet (Cahors), de Saint-
André (Limoges), de Firminy (Rodez), etc. Le 10 février ioi3,
il fut nommé évêque de Cahors.
L'évêché de Cahors était alors dans une situation difficile.
Les trois derniers évêques en avaient si mal administré la
mense qu'elle était fort appauvrie, lourdement endettée. Le
i. Il existe aux archives du Vatican (CoiiecfortcB, 492 A) un registre, en mau-
vais état, qui contient l'indication de très nombreuses aBaires dont H. Géraud fut
chargé.