Rivalités qui datez du vieux monde,

Sous l'aile de la mère allez vous embrasser;

Doux ?ufs, un même c?ur tout brûlant vous féconde, Un même esprit en vos sens doit passer!

Pensant à cette gent qui pond, couve et rappelle, Ainsi, me suis-je dit, nous avons le dessous! Nous ne comprenons pas tout le bonheur de l'aile Qui frissonne d'amour sur des ?ufs déjà doux, Et parfois nous trompons cruellement la mère En supposant un ?uf qu'elle n'a point pondu Et nous rions de sa douleur amère

Quand à son espérance il n'a pas répondu!

Voyez-vous cette Poule inquiète, au rivage

Attachée, et criant en regardant les flots?

Une main sacrilège a troublé son ouvrage,

Un canard s'est montré parmi les ?ufs éclos Loin de la foule il va, tout confiant, sur l'onde il ne se doute pas de la douleur profonde

De celle qui ne peut le suivre que des yeux, De ce c?ur maternel de son sort anxieux