PREFACE. lafle quelquefois 2 & fe peut-on délaffer par des diverthTemens que l'on méprife ou dont on a honte ? Un homme d'Etat voudroit-il danfer au fortir du Confeil &: des plus grandes affaires ? Seroit-il bien féanc qu'il fut trouvé dans les exercices où il paffoit fon temps dans fa jeunette s la bien-féance, les affaires, &: la fanté ne le permettent pas. Mais les jeux d'efprit font de toutes les faifons &c de tous les âges ils inftruifent les Jeunes, ils diver- tiflent les Vieux, ils conviennent aux' Ri- ches, & ne font pas au deffus de la por-. tée desPauvres les deux Sexes s'èn peu- vent accommoder fans choquer la bien- féance. Ces divertiffemens ont encore Pa,- vantage qu'on ne peut y commettre d'ex- cès car, c'eft un exercice delà raison dans la jufteffe de fes démarches en' qtioy1 l'on ne peut concevoir qu'elle. aille,à aucune extrémité puifque fon application eft dans le jufte milieu qu'elle s'elt propofée &où fei trouve la folution du Problème.' ;pro- pofé; 'a ̃;̃' ,15 Jn jil- :Ceux qui ont eu la curiofité1 d'épier la conduite des ^Grands Hommes dans leur particulier' ont trouvé qu'ils ̃ fe, font dif- tinguez: dans leurs, divertiffemens comme dans- leur ferieux. Augure jottoit les foies avec fa famille à des jeux d'efprit, il ne a iiij