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Titre : Le Pays lorrain : revue régionale bi-mensuelle illustrée / dir. Charles Sadoul

Auteur : Société d'archéologie lorraine. Auteur du texte

Auteur : Musée lorrain (Nancy). Auteur du texte

Éditeur : [s.n.] (Nancy)

Éditeur : Berger-Levrault (Nancy)

Date d'édition : 1928

Type : texte

Type : publication en série imprimée

Langue : Français

Langue : language.label.français

Format : application/pdf

Format : Nombre total de vues : 21647

Description : 1928 (A20).

Description : Appartient à l’ensemble documentaire : Pam1

Description : Appartient à l’ensemble documentaire : Lorr1

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k124587q

Source : Société d'histoire de la Lorraine / Musée lorrain

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb344146295

Relation : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb344146295/date

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 08/07/2008

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Il avait toute la confiance de maître Picard et de sa digne épouse. Un jour, a la morte saison, alors que les travaux chôment et qu'on, a quel-* ques loisirs à la ferme, il leur proposa d'emmener Jeannot avec lui au prochain marché. L'enfant n'était jamais sorti de son trou il serait certainement très intéressé de visiter la vieille et fière citêj il y verrait de beaux monuments, des rues animées, une large rivière qu'enjambent de grands ponts. « Et tout autour/ ajouta-t-îl pour piquer la curiosité de Jeannot, des casernes hautes et vastes comme les maisons de Paris », Maître Picard acquiesça et, au jour dit, l'enfant tout joyeux, grimpa dans la voiture du Voltigeur. Après une courte halte H Saint-Remy, pour compléter le chargement, au lieu de suivre comme d'habitude « la stra"té-gique » et « la Calonne », on se dirigea sur Combes eù le Voltigeur devait prendre une, feuillette de Vin gris pour un débitant de la rue Mazel. La, nuit était épaisse.' Un brouillard opaque noyait tout le iond de la vallée. Le Voltigeur* assis sur le devant de la voiture, tenait en mains les renés de Bîchette dont il distinguait peine la croupe sous les pâles reflets de la lanterne qu'un lien de corde maintenait sujfpenéiîe à un barreau de la tidelle et qui vacillait à chaque cahot. Jeannot pètotonné 1,~ l'arrière, ^ous la chaude couverture de laine grise du cheval, commençait à somnoler. Là voiture allait au pas, car la montée était assez rapide. Il était ptês de minuit lorsqu'on arriva à Cpmbrçs, On frappa aux vqleîs clos de la maison du père Tharsis. « Le fût est dans'le e^orridoj* et la clef sons la porte » répondît du dedans une voix assourdie. "En un clin d'œij, la feuillette de vin fut hissée sôûs fa bâche et l'on lepartit. Au ce Ratentout » de Saulx, nouvel arrêt. Deux cageots de poires atterir datent sous le hangar t>ù ils avaient été déposés la veiHe gn soir. Le Voltigeur fiait averti il n'avait qu'à les charger en pa^âamV On traversa le gros boutg de Frênes endormi. Dans le silence de 3a nuit, on n'entendait que le cahotement des essieux et le sifflement d'un petit vent, aigre dans lès hauts peupliers du mottliii, Un chien,- soudainement éveillé, aboya dans sa niche.

` A Manheulles, on rejoignit la grande route de Metz à Verdun. Vers trois heures, on faisait halte â Haudiomont^ devant l'auberge du père Cechard.

C'était la première étape du voyage* Tandis que l'aubergiste allumait à la hâte un grand feu de sarments pour faire Bouillir l'eau du café et que Jeannot réchauffait à la flamme ses membres engourdis par le froid du'matin, le Voltigeur vemtt dans l'auge de bois, fixée au mur de la