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Titre : Le Pays lorrain : revue régionale bi-mensuelle illustrée / dir. Charles Sadoul

Auteur : Société d'archéologie lorraine. Auteur du texte

Auteur : Musée lorrain (Nancy). Auteur du texte

Éditeur : [s.n.] (Nancy)

Éditeur : Berger-Levrault (Nancy)

Date d'édition : 1928

Type : texte

Type : publication en série imprimée

Langue : Français

Langue : language.label.français

Format : application/pdf

Format : Nombre total de vues : 21647

Description : 1928 (A20).

Description : Appartient à l’ensemble documentaire : Pam1

Description : Appartient à l’ensemble documentaire : Lorr1

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k124587q

Source : Société d'histoire de la Lorraine / Musée lorrain

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb344146295

Relation : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb344146295/date

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 08/07/2008

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Ce droit à la solitude, l'Eglise le restreint par une foule de précautions, précautions qui, ses yeux, ne sont pas toujours suffisantes. Même dans son couvent, entourée de confesseurs et de théologiens, qui rassurent sa conscience, une sainte Thérèse scandalise encore par ses visions une foule de pieuses gens, au point qu'on la mencae de la déférer à l'Inquisition. Jeanne d'Arc, re%îeuse, eût scandalisé tout autant. Tellement il est difficile d'être uni sainte t L'autôrîtê est prévenue d'avance contre les troubles et toujours dangereuses suggestions de là solitude.

Celle de Jeanne, au milieu des bois, comme à l'église, n'était pleine que de Dieu. Elfe était pieuse. Elle se confessait et communiait autant qu'on le pouvait en ce temps-là, c'est-à-dire assez rarement. Mais cette privation ne faisait qu'augmenter sa ferveur

On a supposé que sa, piété avait, été excitée par des moines mendiants qui la confessaient. Cela est bien possible,' Notons cependant que les Franciscains n'apparaissent pour la première lois dans son histoire que lorg de son «cmrt séjour à Meufèhtteau dle-mêtne nous dit qu'elle se confessa à f un ff eu*. Bien qu'il y ait plips d'un trait commun entre l'âme religieuse de Jeanne et celle de saint François, l'influence franciscaine ne paraît pas indispensable pour expliquer son exaltation mystique. ti§5 qu'elle eût l'âge, de raison, on la voyait â genoux dans l'église de Domremyt o», dans la chapelle de J^otoenDame de Bermont, sanglotant aux pieds du crucifix. A Yaucouieurs, dan& la crypte de Notre-Danie de France, le sacristain la surprenait prosternée^ te face contre terre, devant la statue de la Viêi^e»

II semble qu* elle n'ait en besoin d'aucun entraînement spirituel, d'attcun exercice préparatoire pour entendre ses voix. A l*4ge de treïae ans, au lendemain de sa première commuaton, cette enfant eut sa première vision* La chose eut lieu « en temp? d'«M »* dans le jardin son père» à deux pas de Péglfce. Il était midi et l'angélus sonnait. Cette communication têfeste se renouvela indéfiniment par la suite, mais le sens en resta à peu pris le même* Dès le début, le « conseil que la voyante recevait, se réduisait à ceci se maintenir en honnêteté et puretêj se prépater à partir pour la France; en vue d'une mission, dont le but lui sera progressivettiènl révélé.

Voilà lè fait. On, a essayé de l'expliquer par des raisons natufell|s. Ces 9 raisons ne sont pas' satisfaisantes et elles reposent sur des hypothèses