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Titre : Le Pays lorrain : revue régionale bi-mensuelle illustrée / dir. Charles Sadoul

Auteur : Société d'archéologie lorraine. Auteur du texte

Auteur : Musée lorrain (Nancy). Auteur du texte

Éditeur : [s.n.] (Nancy)

Éditeur : Berger-Levrault (Nancy)

Date d'édition : 1928

Type : texte

Type : publication en série imprimée

Langue : Français

Langue : language.label.français

Format : application/pdf

Format : Nombre total de vues : 21647

Description : 1928 (A20).

Description : Appartient à l’ensemble documentaire : Pam1

Description : Appartient à l’ensemble documentaire : Lorr1

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k124587q

Source : Société d'histoire de la Lorraine / Musée lorrain

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb344146295

Relation : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb344146295/date

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 08/07/2008

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On nous assure que sa mère, Isabelle Romee, était très pieuse. Et, pour l'affirmer, on insiste sur ce point qu'elle apprit à sa fille le Pater, VAve Maria et le Credo ce que, de mon temps, en Lorraine', toute honnête mère de famille apprenait à ses enfants, sans être rangée pour cela parmi les personnes pieuses. On suppose que son nom de « Romée » n'était qu'un surnom qui lui vint de ce qu'elle était allée en pèlerinage à Rome, Hypothèse toute gratuite- En tout cas, on "attribue une grande ,signification religieuse au pèlerinage que fit Isabelle "Romêe, au printemps de l'année 1429, à Notre-Dame du Puy, au moment même où sa fille, partie en fugitive du toit paternel, était à Chinon, auprès du Ksî. Il est assez naturel qu'elle ait suivi les traces d'une fille qui "était bien en cour et quelle ait profité du départ d'un pèlerinage pour se rapprocher cr'-eUe». D'ailleurs, on voit la famille de Jeanne, ses frères, Pierre et Jean, son oncle Durand Laàcart* se précipiter sur ses traces avec un zèle un peu suspect. Ce qu'il y a de certain, c'est que* ce sont eux qui ont le plus bénéficié dé sa faveur, qui font;, pour ainsi dire, monnayée. Entre parenthèse, on s*êtonfte que la mfïe de Jeanne et ses frères aient pu faife un si long chemin sans être autrement molestés. L'a France de ce temps-Jâ n'était donc pas si profondément bouleversée, si livrée aux .gens de guerre, qu'on veut bien nous le dire ? Quoi qu'il ,en soit,. Pînsîgne piété de la» mère de la Pucejle ne paraît pas tellement évidente., Tout ,ce que l'on peù| dire de la famille de Jacques d'Are> c'est qu'ils étaient gens hqaorabfes, bons catholiques et de bonne réputation. ` Ce que put être J'enfante de Jeanne, au milieu des siens, -on se l'iïna-* gihe assez bien d%près celle des enfants de Domremy, telle, quelle est encore aufaurd*htii, Domremy est charmant en été. Mais, pendant la' mauvaise saison, c'est-à-dire pendant les trois quarts de l'année, c'est uti Séjour dépourvu d'agrément, sans compter qifeti Lorraine la vie rustique est plutôt sévère, La. pauvre Jeanne dut mener une existence fort rude dans- la petite maison paternelle, proche .de 1'igljse. Pour elle,, si avide de «pve et de solitude, la promiscuité continuelle était sans doute la pire des épreuves. Les bêtes et les gens se disputaient la place. Dans cet étroit logis, l'étabte, l'écurie, la grange et le grenier absorbaient presque tout l'espace disponible. On nous montre la chambre de Jeanne, un réduit obscur, espèce de cellier à peine éclairé p§r une lucarne. Je ne puis croire qu'elle ait couché là. Comme c'était autrefois l'usage, en Lorraine; on devait coucher à la cttiting. Et ce qui m'induit à penser que Jeanne y couchait, c*est,ce beau trait de charité que noms rapporte