Rappel de votre demande:


Format de téléchargement: : Texte

Vues 394 à 394 sur 703

Nombre de pages: 1

Notice complète:

Titre : Le Pays lorrain : revue régionale bi-mensuelle illustrée / dir. Charles Sadoul

Auteur : Société d'archéologie lorraine. Auteur du texte

Auteur : Musée lorrain (Nancy). Auteur du texte

Éditeur : [s.n.] (Nancy)

Éditeur : Berger-Levrault (Nancy)

Date d'édition : 1928

Type : texte

Type : publication en série imprimée

Langue : Français

Langue : language.label.français

Format : application/pdf

Format : Nombre total de vues : 21647

Description : 1928 (A20).

Description : Appartient à l?ensemble documentaire : Pam1

Description : Appartient à l?ensemble documentaire : Lorr1

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k124587q

Source : Société d'histoire de la Lorraine / Musée lorrain

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb344146295

Relation : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb344146295/date

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 08/07/2008

Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 85 %.
En savoir plus sur l'OCR


fauchées par un seul obus, dans les layons du bois de Crévic. C'était affreux (2).

Plus au nord, l'ennemi se retranche sur les collines boisées qui dominent Erbévitter, Réméréville, Courbesseaux; B~tt borde la lisière par des quantités de mitrailleuses, et bientôt après sème la mort dans les rangs des régiments du général Fayotle, qui s'avancent imprudemment en ligne de sections par quatre En dix minutes, de 8 h. 30 à 8 h. 40, les pertes les plus élevées étaient infligées au 2~ et au 360', dont les blessés restèrent là tout le jour, sous un soleil accablant.

Heureusement, un commandant d'artillerie parvenait à mettre vivement en batterie. Il prenait sous son feu six bataillons bavarois qui faisaient mine de déboucher sous le bois, pour affirmer leur succès. Il en fit, à distance très courte, une véritable hécatombe, 3.000 Allemands, dit M. Hanotaux (VII, p. 40), tombèrent sous le canon français. Entre 8 h. 30 et 9 heures du matin, le champ de bataille était couvert de morts. Les innombrables tombes attestent l'horreur de la lutte, Pendant trois heures encore, 70 canons français tirèrent sur les forces allemandes.

La yo~ division avait été la~ plus éprouvée dans cette dure journée du 25 août. Elle dut se retirer sur la forêt de Champenoux, où elle s'installa'. Les brigades mixtes du corps se replièrent aussi des collines de Rémérévitle et d'ErbéviNer. Le général Léon Durand fait venir, en toute hâte, des éléments de la brigade Mordrelle (dont le 212°) pour boucher les vides, et le soir de cette journée, toutes ces troupes, tenaient par leurs avancées, la lisière est des forêts de Champenoux et de Saint-Paul (i). De son côté, l'ennemi, craignant une reprise d'offensive française, et décimé par des pertes énormes, se retirait également. Les journées des 24 et 25, devant les forêts de Champenoux, avaient donc étë très utiles. Elles avaient empêché 60.000 Allemands, plus peut-être, de prendre part à la bataille de Rozelieures, de s'engouffrer dans la Trouée de Charmes, de s'avancer derrière les armées de Lorraine et de refermer cette fameuse tenaille qui, par ses deux griffes du nord et de l'est, devait étoufïer les armées du général Joffre.

(î) Quelques jburs acres, Monseigneur Ruch, alors aumônier du 20~ corps d'armée bénissait tes tombes ou s'entassaient les centaines de morts de tes terribles assauts. Tandis qn'H était occupé ce saint ministère, les obus allemands ne cessaient de tomber sur les brancardiers chargés de la séputture. Ceux-ci commençaient à s'inquiéter pour leur sécurité.t C'est alors que l'évêque prononça, avec le plus grand calme, ces paroles: « Ne craignez pas, mes amis, ces messieurs rendent à leurs morts, tes honneurs de la Guerre! f (2) Voir Journaux de Marche des 68* D. I. et t~ Brigade.