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Titre : Le Pays lorrain : revue régionale bi-mensuelle illustrée / dir. Charles Sadoul

Auteur : Société d'archéologie lorraine. Auteur du texte

Auteur : Musée lorrain (Nancy). Auteur du texte

Éditeur : [s.n.] (Nancy)

Éditeur : Berger-Levrault (Nancy)

Date d'édition : 1928

Type : texte

Type : publication en série imprimée

Langue : Français

Langue : language.label.français

Format : application/pdf

Format : Nombre total de vues : 21647

Description : 1928 (A20).

Description : Appartient à l?ensemble documentaire : Pam1

Description : Appartient à l?ensemble documentaire : Lorr1

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k124587q

Source : Société d'histoire de la Lorraine / Musée lorrain

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb344146295

Relation : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb344146295/date

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 08/07/2008

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çois, qui toucha 15 sous pour sa course. Vraiment dans la police de ce temps-là rien ne se faisait gratis, et 15 sous c'était déjà plus que la différence en question! Mais bien mieux, Piroux aurait aussitôt exigé de Friant une amende de 6 livres 15 sous. ce qui en de telles conditions eût été une véritable exaction. Piroux le niait formellement et son livre de comptes ne le contredit pas. Friant cependant affirmait le contraire. Mais peu importe, c'en était assez pour Lasnière. Le 13 octobre il prit, de concert avec ses échevins, une délibération aux termes de laquelle la municipalité se refusait à le laisser siéger avec elle. aussi longtemps qu'il ne se serait pas lavé des accusations portées contre lui. Délibération singulière, remarqua aussitôt Piroux, car on l'avait laissée sur une feuille volante, contrairement à la Déclaration de 1721, ordonnant que tous les arrêtés des officiers municipaux fussent portés sur le registre des délibérations. C'était ainsi, déclare-t-il encore « un moyen de défense qu'on pourrait produire ou cacher à son gré, un épouvantait dont on userait pour l'intimider, pour lui imposer silence. s'il eût été susceptible de frayeur ou de bassesse ». C'eût été en tout cas, à moins qu'il n'en obtint bientôt la suppression, un instrument qui, en jetant sur sa personne un complet discrédit, lui eût rendu impossible à l'avenir l'exercice de ses fonctions si, à proprement parler, l'opinion publique avait existé alors, si les habitants tenus à l'écart de l'Hôtel de Ville ne se fussent désintéressés de ce qui s'y passait. Questions de boutique, pensaient-ils sans doute de ces disputes entre officiers municipaux quî, pour la plupart, ayant acheté leurs charges ne pouvaient manquer d'en faire argent. N'ayant ni le droit d'élire, ni le droit de contrôler, ils laissaient faire (i).

Au surplus s'il y avait en cette occasion quelque préférence dans les esprits, on peut être bien sûr que ce n'était pas en faveur du pauvre Piroux qui, par son caractère comme par ses fonctions, était si peu porté à se ménager des amitiés et à se concilier le sentiment publie. Mais l'Intendant? Qu'en pensait l'Intendant? Sollicité d'approuver la délibération, il se déroba tout autant. Sa réponse fait défaut aux archives, mais une lettre de Lasnière, du 7 décembre 1787, fort violente, essaie encore d'influencer l'Intendant. Peine perdue l'Intendant ne bougea pas, et Piroux obstinément conserva sa charge et ses fonctions. Mais encore un coup, que devenait dans- ces conditions les intérêts en cause, ceux de la Ville* et le « bien du service » ? Cela ne semble pas avoir (1) Baumont dans son Histoire de Lunéville note bien cette atonie <Je la vie municipale aux approches de la Révolution (op. cit., page 223). «