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Et que l'ire iamais n'enflamma de chaleur:
Si voftre Majeflé qui toufiours ejl affable
Aux cœurs humilie^, & toufiours adorable,
wr

Dés/on ieune printemps vn autonne a produit,
Quand vos premières fleurs s'accompagnent de
fruit. (donne,
Agrée\ donc les fleurs que mon printemps vous
le vous conferueray les fruits de mon autonne,
Si les méfmes Zephirs qui les ont fait fleurir^
Soufflent mefinesfaueurs pour les,faire meurir.
Sire, vn cœur genereux reçoit de la nature
Le dejir de domter deuantfafepulture

Sa mort & fon deftin, le renom ne meurt pas; `
£Mais il refte de nous apres noflre trépas
le nefcayquoy de grand, qui fait tefte aux années,
Et cajje les arrefts des dures dejlinées.

Et ce renom fameux qui tout par tout nous fuit,
lu/qu'à V éternité fait entendre fon bruit.
Quâd l'ame qui n'ejlplus dâs nos corps detenuë
Reuole dans le ciel, comme du ciel venue,
Et que reünie à fon éternité,

Elle void au miroir de la diuinité

Les terreftres objets, s'il eft vray qu'elle herite
Du folide plai/tr qu'a produit fon mérite, J
Et que le bruit fameux qu'on luy garde icy bas
Luy plaît, voyant fon nom furuiure à fon trépas:
O grand Roy, quel plaifir & quelle recompenfe
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