Vt I tient pas lorsqu'on sait par quelle série de mains inintelligentes passaient les cahiers avant d'arriver aux bureaux. Parfois cepen- dant les erreurs étaient si grossières ou les blasons si mal décrits que, malgré la bonne volonté de d'Hozier à excuser les fautes héraldiques, force lui était d'apporter un sursis à l'enregistre- ment pour proposer à son tour une interprétation nouvelle. Re là viennent ces changements d'émaux, de métaux ou de pièces qui, se produisant parfois entre les armoiries des membres d'une même famille, donnent tant d'inquiétude aux intéressés de là viennent aussi ces mentions sans cesse répétées d'armoiries à expliquer plus amplement, à cause des informations qu'il était t nécessaire de prendre pour les comprendre et les enregistrer. En dépit de ces reproches sans fondement sérieux, l'A~MtO~ comme nous le disions, a été et est encore en grande faveur dans les familles du Parlement et de la haute bourgeoisie pourtant, bien que consulté à chaque instant, le recueil n'avait point été pu- blié jusqu'à ce jour, et à peine quelques essais malheureux avaient- ils donné à une ou deux provinces une édition de leurs armoiries mais trop luxueux et partant trop chers, ces livres s'en étaient tenus à leurs premiers volumes d'autres raisons d'ailleurs et d'autres difficultés entravaient encore leur succès. Publier d'Hozier tel quel, est impossible à qui le veut popula- riser et le rendre intelligible à tout le monde sans étude préalable. Composé de cahiers séparés, apportés successivement au bureau du juge d'armes et classés dans le manuscrit sans autre ordre que celui de leurs enregistrements successifs, r/i~one~ ne peut devenir utile et maniable qu'après un assez long temps de re- cherches fréquentes. Là était l'écueil des publications antérieures, qu'il fallait éviter à tout prix. Les nouveaux éditeurs ont pensé que d'Hozier, manuscrit moderne, pouvait sans inconvénient se prêter à certaines cou- pures comme aussi à certaines omissions. Partant de ce fait que chaque ville n'envoyait dans les bureaux que peu à peu les armoiries des notables qui l'habitaient, et que par conséquent ces armoiries se trouvent égarées un peu dans tous les cahiers de la province à des dates bien différentes, les éditeurs ont parcouru