Peu de manuscrits ont eu la vogue de l'A~mor~ Général, peu ont eu d'aussi fervents détracteurs. Nous sommes de ceux qui estiment que ce long travail ne mérite ni cet honneur excessif, ni ce dédain systématique d'autres personnes plus autorisées pensent-elles de même? Nous le croyons. Quelques notes, dues à la plume d'un érudit éminent et disséminées dans l'ouvrage, semblent prouver que les chercheurs vulgaires ne furent point seuls à feuilleter 1'rmoWa~ et si des généalogistes fantaisistes ont puisé et puisent encore chez d'Hozier les principaux docu- ments de leurs échafaudages nobiliaires, il n'en faut point mal- mener d'autant le juge d'armes d'Hozier ne fait pas de généalogies il enregistre officiellement des armoiries à lui pré- sentées par des notables, qui moyennant finance acquièrent un droit le Roi lui a donné plein pouvoir à ce sujet, un édit autorise, et des arrêts sanctionnent les décisions de l'homme de France le plus compétent en matière d'armoiries ne lui demandons rien d'autre, son recueil est un armorial, et n'est qu'un armorial. Nous ne venons donc ni défendre ni exalter le juge d'armes tout au plus dirons-nous que ceux-là mêmes qui se montrèrent le plus âpres envers lui, furent précisément de riches prétentieux à qui il refusa de signer certaines généalogies fausses; être attaqué dans ce cas est un brevet d'intégrité que nul ne saurait contester. D'aucuns lui font reproche d'avoir falsifié les armes, d'avoir corrompu et estropié les noms comme à plaisir. Ceci ne se sou-