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Title : L'Afghanistan / Charles Simond

Author : Van Cleemputte, Paul Adolphe (1837-1916)

Publisher : Plon (Paris)

Date of publication : 1898

Subject : Afghanistan -- Descriptions et voyages

Type : monographie imprimée

Language : French

Format : 32 p. : fig. ; in-8

Format : application/pdf

Copyright : domaine public

Identifier : ark:/12148/bpt6k116609b

Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 8-G-2705 (12)

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb31528805n

Provenance : bnf.fr

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Title : L'Afghanistan / Charles Simond

Author : Van Cleemputte, Paul Adolphe (1837-1916)

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Candahar.

Canrîohar est, au même titre que, Caboul, Ghazni et Hérat, une e
des clefs de l'Inde. On peut dire d'elle, comme de la capitale
afghane, que nul ne peut, sans la posséder, être maître (le
l'Afghanistan. Seconde ville des États des émirs et leur capitale
jadis, elle est l'une des cités les plus renommées, -les plus indus-
trieuses et les plus commerçantes de l'Asie. Les Afghans font
remonter sa fondation à Alexandre le Grand, et quelques géogra-
phes modernes se rallient à cette tradition (1). D'autres dérivent
son nom de Kand, qui veut dire forteresse, en rappelant qu'elle était
sous la dominatiop- mongole, la barrière opposée aux invasions
persanes. Deux fois détruite par les tremblements de terre, elle a
été successivement rebâtie. La ville actuelle est la quatrième qui
s'élève sur le même emplacement. Elle a été fondée par Ahmed-
Shah, premier souverain de la dynastie des Douranis, qui lui donna
le nom de Ashreff-ul-Beland (la plus noble des cités), qu'elle porte
encore dans la langue du pays et à la cour de l'émir. Mais le peuple
l'appelle, comme aux temps anciens, Candahar. Ahmed-Shah fut
enterré dans sa capitale favorite, et son tombeau devint l'objet de
la vénération universelle l'émir lui-même n'ose point y faire
rechercher le coupable qui y a trouvé un asile. `

La ville est assise entre la Tarnak et l'Argand-Ab, dans une plaine
fertile de onze kilomètres de largeur, bordée par une ceinture de
collines. Elle a la forme d'un parallélogramme régulier mesurant
environ cinq kilomètres de circuit, et ayant pour côtés de gros
murs en pisé de vingt-sept pieds de haut. Au 'centre de cette
enceinte sont établis quatre grands bazars, dont les boutiques ont
sur toute longueur, une4 véranda.. Ces bazars occupent le carre-
four des quatre principales rues. Chacun d'eux a une porte ouvrant
sur la campagne, excepté celui du nord (porte EeJjah), qui fait face
à l'ancien palais des souverains. La ville est découpée en îlots par
plusieurs petits cours d'eau sur lesquels sont jetés des ponts de
pierre. Elle est, comme Caboul, divisée en quartiers occupés chacun
par une tribu différente. Les maisons sont bâties en briques rouges;
mais leurs toits, au lieu d'être, suivant l'habitude, en terrasse, sont
surmontés d'un dôme, à cause de la rareté du bois de construction.
Les portes et les fenêtres sont cintrées. Ces maisons alternent avec
des constructions en pisé dont les toits sont recouverts d'une'tente.
Du haut des remparts la vue s'étend sur un paysage animé, à une
distance d'une lieue et demie.

L'aspect général de Candahar n'a toutefois rien d'imposant. C'est
(1) Entre autres Vivien de Saint Martin. « C'est, dit-il, du nom d'Alexandrie ou
Alexandropolis, qu'elle dut à son fondateur, que s'est formé par la prononcia-
tion orientale (Kandor, Secander) le nom de Candahar. »

Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 8-G-2705 (12)

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