Quelques-uns même ont émigré ''dans l'Inde; où ils travaillent
comme terrassiers. Ils professent une haine irréconciliable pour
les Sunnites. Les Hézarais sont Touraniens. -̃
Les Ousbecks sont les descendants des Turcomans et, par consé-
quent, aussi_d'origine tourahiennei. Ils constituent l'élément domi-
nant au nord de J'Indou-Koh et composent une petite armée bien
organisée, dont on évalue l'effectif à* 10,000 hommes, placés, en
temps ordinaire sous les ordres du gouverneur, afghan de Balkh.
Les Arabes, appartenant presque tous à la secte des Séids, for-
ment une masse compacte dans le Caboulistan septentrional; mais
ils sont aussi disséminés sur toute la surface du pays. Comme les
Arabes/ les Djats, d'origine inconnue, sont répandus sur toute' v
l'étendue du territoire, quoiqu'on les trouve en plus grand nombre
sur les pentes des monts Soiulëiman.
Les Hindous représentent une population de 300,000 à 400,000
âmes. Ils vivent principalement dans les villes, où ils se livrent à
l'industrie, au commerce et surtout aax spéculations financières
interdites aux musulmans par le Coran.
Entre le haut Indus et l'Indou-Koh, au nord de Peshawar et au
nord-ouest de Cachemire, est le Kafiristan, région montagneuse
comme l'Aghanistan, bornée au sud par la province de Caboul et
au nord par le Wakhan. Les naturels de cette région portent le
nom de Kaflrs. Ils se divisent en Siahfpoush ou Pieds-Noirs, nom
qu'ils doivent à la couleur de leurs guêtres en" peau de chèvre, et
en Kafirs blonds. Ces derniers ont le type des races du Caucase
le teint pâle, les yeux bleus. Chasseurs intrépides, aimant le dan-
ger et les aventures, ils^ peuvent devenir redoutables dans une
guerre de montagnes; mais ils'sont à peine civilisés, boivent avec
excès et mangent, de la chair crue. Ils sont les 'ennemis jurés des
mahômétans. Un Kafir s'enorgueillit d'avoir assassiné un disciple
du Prophète; et lorsqu'un crime de ce genre a été commis, chaque
homme dé la tribu met une plume à son turban.
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-̃• ̃•II
"1 ) LES CLEFS DE L'INDE
*̃ '̃ Caboul
Caboul est la porte de l'Hindôustah sur la Tartarie, comme
Candahar sur la Perse.. Si ces deux placés sont imprenables,
l'empire dé î'Indê'peu^-çléfier toute invasion étrangère^ Suivant lès
Hindous, nul ne peut \ïe\cHre giaït^e;di"l'Hindoùstan, s'il n'est en
possession de" Caboul. Ainsi pfrMt, dès le seizième siècle, le
secrétaire d'Akhbar le" Grand; et cette opinion, confirmée par les
Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 8-G-2705 (12)