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divisés eux-mêmes en plnsieurs groupes distincts, lesquels se font
la guerre entre eux lorsqu'ils-ne pillent pas, d'un commun accord,
les caravanes. Ce sont les brigands de l'Orient, "ne vivant'.que' de
rapines, paresseux, sans éducation. Hommes forts, bien proportion-
nés, ils ont une attitude martiale; leurs turbans fièrement campés sur
le coin de l'oreille, leurs vêtements "de toile bleue retenus par une ̃
ceinture brillent des couteaux et des pistolets, leur donnent un
air pittoresque. Quelquefois ils vont -servir dans l'armée anglo-
indienne, mais la nostalgie les ramène vite dans leurs montagnes.
Ce contact avec la civilisation n'a pour résultat que de les rendre
plus dangereux. Ils ne retiennent de ce qu'ils ont vu que l'ensei-
gnement du, vice, de la trahison, deN l'assassinat; ils coupent la
7 gorge à un homme pour le simple plaisir de montrer leur adresse.
Aussi a-t-on coutume de dire qu'offrir de l'argent à un Afridi pour
se faire guider dans la passe de Khyber, c'est payer d'avance son
propre assassin. C'est un de ces Afridis qui tua le vice-roi lord
Mayo. Il avait fidèlement servi comme domestique le commissaire
général anglais à Peshawar,'et menait, chaque jour la fille de son
maître à la promenade. Un jour ,il apprit qu'un homme apparte-;
nant à un clan avec' lequel sa tribu était en lutte de représailles
vivait à Peshawar. Il rechercha cet homme et l'assassina. Il fut
condamné à mort; mais sa peine fut commuée. On, le transporta à `
la colonie pénitentiaire des tles Andaman. Pour y échapper aux
souffrances de l'exil, il poignarda lord Mayo.

La race la plus nombreuse dans l'Afghanistan, après la_race
afghane, est celle" des Tadjiks, qui constituent, dans toutes les
provinces de l'Ouest, l'élément aborigène. C'est une population
sédentaire, agricole jou manufacturière.. Son nom, qui signifie
paysan, est opposé à celui. de Turk (guerrier). Les Tadjiks propre-
ment dits se donnent l'appellation de Parsivans ou Parsis-Zevans.
Ceux d'entre eux qui sont nomades sont connus sous la dénomina-
tion d'Aïmaksl Ces derniers errent dans la région formée par le
bassin supérieur duHari-Roudr Le nombre des Tadjiks atteint près"
d'un million. Ils vivent assez fréquemment dans les villages occu-
pés par les Afghans, dont ils sont les fermiers, sans posséder. eux-
mêmes aucune terre. Dans les villes,' ils forment une population
tranquille et laborieuse, exerçant les industries que les Afghans
méprisent. ̃>v"r~V.' S- -?̃ '•
La troisième race qu'on rencontre dans l'Afghanistan est celle
des Kazulbashisou Kizil-Baçhis, descendant- des Persefc qui furent
amenés à Caboul, en 1737,. par Nadir-Shah; Viennent ensuite-
les Hezarais ou Hazariy/ais, qui occupent le pays entre Hérat et
Caboul; on les' appelle quelquefois Mongols, et l'on croit qu'ils ont
été introduits dans le pays par Gengis-Kan'où par Tamerlan. Les
Afghans les regardent comme invincibles dans leurs montagnes.
Peu d'entre cnx cependant font partie de l'armée régulière.
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