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Titre : De Guayaquil à Quito (Équateur) / Marcel Monnier ; [précédé d'une notice par Charles Simond]

Auteur : Monnier, Marcel (1853-1918)

Éditeur : Plon (Paris)

Date d'édition : 1898

Contributeur : Van Cleemputte, Paul Adolphe (1837-1916). Préfacier

Sujet : Guayaquil (Equateur) -- Descriptions et voyages

Sujet : Quito (Équateur) -- Descriptions et voyages

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Format : 32 p. : fig., carte ; in-8

Format : application/pdf

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k116583h

Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 8-G-2705 (43)

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb309647033

Provenance : bnf.fr

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43

RADE DE PANAMA. MOUILLAGE DE FLAMENCO.

1 COMMENT FUT FONDÉE

LA RÉPUBLIQUE DE L'EQUATEUR

i

Lorsqu'en 1492 Christophe Colomb eut découvert le nouveau monde,
les Espagnols s'y élablirent, non pour coloniser le pays et y implanter
les bienfaits de la civilisation, mais pour en exploiter et épuiser les res-
sources, en faisant peser sur les naturels, Indios bravos, jusqu'alors indé-
pendants et libres, le joug le plus cruel. Ce régime «l'oppression et d'ini-
quité subsista pendant trois siècles et au delà. Le territoire au pouvoir
des Espagnols se partageait en trois provinces à l'est, la capitainerie
générale de la petite Venise (Venezuela), ainsi nommée à cause de ses
villages riverains du lac de Maracaïbo, bâtis sur pilotis, avec sa capi-
tale, Caracas; à l'ouest, la vice-royauté de la Nouvelle-Grenade, et dont
la capitale, était Bogota; au sud-ouest, l'intendance de Riobamba, ayant
pour chef-lieu la ville de même nom, qui fut détruite par un tremblement
de terre en 1797. et remplacée comme importance par San Francisco de
Quito.

Il semblait que la tyrannie espagnole dans l'Amérique du Sud y fût
capable de braver toutes les conspirations et toutes les révoltes. L'échec
des soulèvements tentés à plusieurs reprises paraissait sanctionner à
jamais le despotisme des conquistadores et de leurs descendants. A la
fin du dix-huitième siècle, pourtant, un homme se rencontra qui crut à
la possibilité d'affranchir les populations sud-américaines opprimées et
fut bien près de réussir dans son oeuvre hardie de délivrance du pays. Il
s'appelait François Miranda et descendait d'une des plus anciennes
familles de colons espagnols du Guatemala. Entré tout jeune dans les
troupes de cette capitainerie, il prit part à un complot qui avorta et fut
forcé de quitter la colonie. N'ayant plus d'autre pensée que de rendre la
liberté à ses compatriotes et à tous les États tenus en sujétion par
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