f' LA MARTIMQUE (t) LA TRAVERSÉE. Après avoir quitté Saint-Nazain, nous nous trouvons en vue des Açores, au bout'de quatre jours de marche. Tous les passagers se précipitent aux bastingages pour reposer enfin leurs yeux sur un point ferme. Dès ce moment la gaieté renatt. Les voyageurs ont eu le temps de se connaître et de se rapprocher. La joie emporte les dernières atteintes du mal de mer, pendant qu'on contcmptc l'ile Graciosa, la plus septentrionale des Açores en vue, qui semble passer lentement devant nous. Du bord, on aperçoit des vignobles, des champs de blé, des plantations de citronniers, et, traversant ces massifs de verdure, des routes qui enveloppent l'ile d'un ruban blanchissant. Ça et là. s'élèvent, au milieu des champs, des maisonnettes isolées, ou bien des groupes d'habitations formant de minuscules villages le long des chemins. (i) Les pages qui suiveat sont empruntées, avec l'autorisation de l'auteur et des éditeurs, à l'ouvrage intitulé la Martinique, par Louis GAXAUD (éditeurs Alcide Picard et Kaan, Paris). M. Garaud, ancien vice-recteur de la Martinique, est actuellement proviseur d'i lycée de Bayonne. Nous devons égatemcnt a l'auteur et aux édtteurs la gracieuse communication des photographies qui ac- compagnent le texte.