et faire éclater leur excellence, prouvée par les préférences de Dieu et par les lois d'amour et de justice, que Leibniz maintient contre lui. On ne voit pas non plus qu'il ait rien fait pour étendre au-delà de la vie présente cette force de la pensée qu'il invoque, et cette raison dont Leibniz rétablit les titres et les privilèges niés, méconnus, abolis par le Spinozisme. En opposition constante sur la nature de l'âme et du corps, et sur les lois qui régissent ces deux mondes, on a voulu du moins nous les montrer d'accord, sur celles qui les unissent. Leibniz, on le reconnaît, se sépare de Spinoza par les monades, mais il s'en rapproche par l'har- monie préétablie on le croit du moins. C'est un malentendu. L'harmonie préétablie n'étant qu'une suite de la théorie des monades, si la Monadologie a été spécialement dirigée con- tre le Spinozisme, ainsi qu'on l'accorde géné- ralement, il est impossible quel'harmonie préala- ble, qui n'en est qu'une suite, soit la confirma- tion d'un système dont la Monadologie est le renversement. t. La réfutation est sur ce point très explicite